Le remorquage en Algérie
Le remorquage en Algérie est devenu ces derniers temps la bête noire de pas mal d' armateurs étrangers, non pas par le manque de moyens mises à disposition des navires en escale dans les ports algériens mais surtout sur l'obligation faite à ces navires d'en faire usage alors que le pilotage n'est obligatoire que pour l'ensemble des navires à propulsion mécanique d'une jauge brute supérieure ou égale à 150 tonneaux.
En effet une seule heure de prestation d'un remorquer algérien revient au minimum à + de 500 $ et vu qu'aujourd'hui la plus part des navires sont mieux équipés en systèmes de manoeuvre, machine moderne, propulseurs d'étrave, stabilisateur hydraulique, des frais lourds pour certains, la sécurité d'abord pour d'autres..
Cette activité de remorquage tire sa source du Code Maritime Algérie, Ordonnance 76-8O du 23.10.76 amendée le 28 Juin 1998 et en 2006. La gestion quotidien de remorquage est le domaine des ports qui sont autonomes depuis plus d'une vingtaine d'années.
Ainsi les ports algériens sont très biens equipés en unités de remorquages, partout on retrouve des remorqueurs au noms de cours d'eaux. Seybouse, Soummam, Cheliff etc rare les pays qui peuvent présenter une telle armada de remorqueurs.
Qu'on n'oublie pas surtout que beaucoup de nos ex collegues et amis personnel navigant de la Cnan ou d'autres ont fini ou en activité toujours sur ces remorqueurs, alors les gars , à vos remorques..
La plus grande acquisition de remorqueurs fut en 1971 avec l'arrivée des Chellif ( 7 unités de 161 T), du chantiers japonais Hikari-Yokusuka.
Photos de gauche le Cheliff 6 en manoeuvre à Bejaia
A droite le Cheliff 3 en
arrêt technique à Annaba
| Cheliff 1 | 1971 | 1500 CV | ALGER |
| Cheiff 2 | 1971 | 1 500 CV | BEJAIA |
| Cheliff 3 | 1971 | 1 500 CV | ANNABA |
| Cheliff 4 | 1971 | 1 500 CV | TENES |
| Cheliff 5 | 1971 | 1 500 CV | ORAN |
| Cheliff 6 | 1971 | 1 500 CV | BEJAIA |
| Cheliff 7 | 1971 | 1 500 CV | ARZEW |
Viendront ensuite les Soummam avec 3 unités des chantiers japonais Towa - Shimonoseki, d'un tonnage de 235 t pour une Lht de 32.30 m et d'une largeur de 8.40 m avec une puissance de 2 000 CV.
| Soummam 1 | 1971 | 2 000 CV | |
| Soummam 2 | 1971 | 2 000 CV | ARZEW |
| Soummam 3 | 1971 | 2 000 CV | BEJAIA |
L'année 1971 a vu aussi l'arrivée des Rhummel ( du nom de ce cous d'eau des gorges de Consatntine), avec 4 unités de 109 t des chantiers Sodeni à Nagoya . Japon 
A gauche Le Rhummel 4 à Gênes

Le Rhummel 2
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Rhummel 1 1971 1 000 CV ALGER Rhummel 2 1971 1 000 CV ORAN Rhummel 3 1971 1 000 CV ALGER Rhummel 4 1971 1 000 CV ANNABA
Quelques mois après 5 Seybouse des chantiers allemands -Kremer à Elmshorn rejoignent les ports algériens d'un moyen tonnage de 261 t , Lht: 33.5 m, largeur: 8.9 m
| Seybouse 1 | 1972 | 2 300 CV | SKIKDA |
| Seybouse 2 | 1972 | 2 300 CV | ARZEW |
| Seybouse 3 | 1972 | 2 300 CV | BEJAIA |
| Seybouse 4 | 1972 | 2 300 CV | ARZEW |
| Seybouse 5 | 1973 | 2 300 CV |
Des mêmes chantiers allemands , les Tafna avce 2 unités aux dimensions 34.9 m x 9.20 m et d'un tonnage de 375 t.
| Tafna 1 | 1975 | 3 000 CV | SKIKDA |
| Tafna 2 | 1975 | 3 000 CV | SKIKDA |
Entre 1982 et 1983 les "Isser" avec 6 unités sont venu rejoindre le parc de remoquage national, un peu plus costauds (247 t) que les les précédents , construits au Japon par les chantiers de Nagasaki

Isser 1 à Alger

Isser 2 à Mosta en assistance du bitumier Oued Gueterini
| ISSER 1 | 1982 | 1 700 CV | ALGER |
| ISSER 2 | 1983 | 1 700 CV | MOSTAGANEM |
| ISSER 3 | 1983 | 1 700 CV | GHAZAOUET |
| ISSER 4 | 1983 | 1 700 CV | ORAN |
| ISSER 5 | 1983 | 1 700 CV | ARZEW |
| ISSER 6 | 1983 | 1 700 CV | BEJAIA |
En 1982 a vu aussi la livraison par les chantiers japonais de Nagasaki de 6 remorqueurs plus puissants les Mazafran de 432 t.
Le Mazafran 4 en arrêt technique à Annaba
| MAZAFRAN 1 | 1982 | 2 300 CV | ARZEW |
| MAZAFRAN 2 | 1982 | 2 300 CV | ARZEW |
| MAZAFRAN 3 | 1983 | 2 300 CV | ARZEW |
| MAZAFRAN 4 | 1983 | 2 300 CV | ANNABA |
| MAZAFRAN 5 | 1983 | 2 300 CV | SKIKDA |
| MAZAFRAN 6 | 1983 | 2 300 CV | SKIKDA |
Cette flotte a tenu bon malgré le manque de moyens techniques et matériels, depuis quelques années tous les ports algériens entament le renouvellement de cette flotte ainsi on remarque à Alger qui compte 6 remorqueurs les nouveaux tels que le
Sidi Abderrahmane ( 2800CV) ou encore le Ben Boulaid II (acquit en 2003).
A Arzew ce sont pas moins de 13 remorqueurs qui s'activent dans ce port pétrolier on remarque surtout les fameux Tassina 1,2,3 et 4

Photo de droite le Ben Boulaid 2 en exhibition au port d'Alger
Construit par les chantiers Union Levante de Valence en Espagne en mars 2003. D'une Lht: de 28 m pour Lpp: de 24.9 m et d'une largeur de 9.0 m avc un tonnage de 282 t
Ce remorqueur a tenté de sauvé vainement le Bechar.
photo de gauche.le Tassina 1 à Europort . Fabrication hollandaise Darmen de 2002 , tonnage 309 LHT 30.3 m largeur 10.20 m Puissance/ 2 x 1 500 CV.
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La dernière acquisition du port d'Arzew , le Ras elMa 2006

- A Béjaia où on retrouve 6 remorqueurs, dont les 2 cap,
- Cap Sigli et Cap Carbon qui ont atterri au port en plein boum économique en , l'achat de ces 2 remorqueurs a fait un scandale au niveau du port. Le PDG de ce même port s'est retrouvé devant la justice avec d'autres cadres.
- L'autre remorqueur Le Cap Carbon est doté d'une puissance de presque 4 000 CV , très demandé pour l'assistance en haute mer.
Photo de gauche le Cap Sigli 1 x 3200 .IMO : 9332365.CALL SIGN : 7TAC.

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09/11/2006
Actualités : OUVERTURE D'UNE ENQUETE JUDICIAIRE SUR UNE AFFAIRE "DOUTEUSE" DE L'ACHAT DE DEUX REMORQUEURS A BEJAIA
Un ex-Pdg, l’actuel Pdg par intérim et son adjoint ainsi que le directeur du remorquage de l’EPB placés sous contrôle judiciaire
Une quinzaine de hauts cadres de l’Entreprise portuaire de Béjaïa (EPB) dont l’ex-Pdg, M. Abdelkader Boumsila, l’actuel Pdg par intérim et son adjoint ainsi que le directeur du remorquage sont auditionnés depuis dimanche dernier par le parquet de Béjaïa dans une affaire liée à l’achat l’année écoulée de deux remorqueurs, l’un construit en Roumanie par une société hollandaise Damen et le deuxième acquis auprès d’une société espagnole Astieros pour une enveloppe financière de 9 millions d’euros soit 90 milliards de centimes, selon une source judiciaire.
Notre source révèle que les deux constructeurs auraient fourni des remorqueurs dotés de vieux moteurs et de vieilles coques. Le pot aux roses aurait été découvert, toujours selon notre source, par le service des gardes-côtes algériennes qui avait eu à constater certaines anomalies au niveau de la longueur des remorqueurs notamment. Ces derniers qui devaient être construits sur une longueur de 30 m n’auraient été livrés en fin de compte par les constructeurs précités que sur 20 m de long soit 10 m de moins, précise notre source. Il semblerait que ce ne fut qu’après que les services des gardescôtes eussent constaté ces graves anomalies sur les deux pavillons de remorquage que la direction générale de l’EPB aurait décidé d’engager une procédure de remboursement auprès de ses deux fournisseurs. Le parquet de Béjaïa qui avait ouvert une enquête judiciaire sur cette affaire auditionne depuis dimanche dernier l’ensemble des responsables concernés par ce dossier lié à l’acquisition des trois remorqueurs. Trois responsables de l’Erenav de Béjaïa sont également convoqués par la justice pour les prochains jours. L’ancien patron de l’Entreprise portuaire de Béjaïa, qui avait pour rappel démissionné de son poste récemment, R. M., l’actuel Pdg par intérim et son adjoint ainsi que le directeur du remorquage ont été placés hier sous contrôle judiciaire par le magistrat instructeur de béjaïa en attendant les conclusions de l’enquête, selon une source judiciaire. Notre source précise qu’il semblerait que contrairement à l’ensemble des entreprises portuaires du pays concernées par l’acquisition de tels pavillons de remorquage qui auraient lancé un seul appel d’offres international par l’intermédiaire de la Sogeport, les responsables de Béjaïa auraient établi un appel d’offres international individualisé pour les mêmes besoins.A Annaba, le port a perdu d'énorme parts de marché, il reste néanmoins très actif dans le domaine minier et sidérurgique, avec 4 remorqueurs dont le dernier Sidi Brahim ( photo de gauche) livré par les hollandais de Darmen en octobre 2006( 30.82 m x 10.20m- 595 t et 4 120 CV)
Skikda, 9 remorqueurs pour les 2 ports de la ville, qui souffrent énormément par mauvais temps, ce sont les remorqueurs les plus exposés aux tempêtes qui règnent dans cette région , le plus récent et le plus puissant des ces remorqueurs le Skikda est resté échoue pendant 2 mois en portant assistance à un navire en difficulté le 07 février 2008, et qui a couté la vie malheuresement à un marin . A noter l'arrivée des 2 Righa dans ce port.

Skikda entre la livraison et l'échouage

Pour conclure voici une depeche de l'AFP qui date de quelques semaines.
Piriou naval services, la branche réparation du groupe Piriou, vient de remporter cinq appels d'offres internationaux, lancés par la société Sogeports, et concernant les arrêts techniques de cinq remorqueurs. Il s'agit de remorqueurs portuaires de 30 mètres, appartenant à des entreprises publiques algériennes. Ils opèrent dans les ports d'Alger, de Skikda, et Arzew (côte Est Algérie).
Deux remorqueurs arriveront à Concarneau à la mi-avril, le Righa 2 et de Choulou, en provenance de Skikda, deux autres arriveront d'Arzew en juin, les Tassina 3 et 4, et le dernier, le Mustapha Be Boulaïd 2, arrivera d'Alger au second semestre 2009.
Les travaux consistent en des révisions machine, coque, passerelle et pont, pour une durée moyenne de 40 jours par remorqueurs. « Ces contrats représentent pour nous un volume d'activité de plusieurs millions d'euros, explique Pascal Piriou. C'est aussi un lien avec un nouveau client dont le potentiel est important en matière de réparation navale puisque, dans l'ensemble, des ports algériens opèrent plus de 50 remorqueurs. »
La société Sogeports est une holding regroupant les dix entreprises portuaires algériennes, c'est une société à participations d'État. « Une nouvelle fois, l'activité réparation navale ouvre la voie et nous espérons que la branche construction pourra amplifier cette collaboration dans les mois qui viennent. Nous répondons aussi à un appel d'offres international pour la construction de remorqueurs de 45, 70 et 130 tonnes pour les ports algériens. »
à gauche Le Righa 2 (de Skikda) à Concarneau

Le Tassina 3 ( d'Arzew) en réparation à Concarneau

