Les Formations Maritimes en DZ
Y-a t-il encore des métiers de la mer en Algérie
Il y a avait un temps ou ils étaient 20 à 25 % à réussir au bac, aujourd'hui ils sont plus plus de 50 % à détenir ce fameux sésame, une note positive pour le système éducatif algérien, mais pourquoi faire ?
En Algérie même s' il y a encore des médecins sans cabinets, des avocats sans cours, des agronomes sans fermes, des enseignants sans écoles ou encore des informaticiens en exil, les métiers de la mer peuvent être une bonne sortie de secours pour nos jeunes.
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L'Institut Supérieur Maritime de Bou Ismail qui dépend malheureusement toujours du ministère des transports et non de l'enseignement
supérieur,d'ou le peu de crédit qu'on donne à ces diplômes au niveau international. En juin 2008 il venait de célébrer sa 38 e promotion qui se compose de 10 diplômés en magister dont c’est la première promotion au niveau de l’ISM, de 25 capitaines au long cours (CLC), de 32 lieutenants
au long cours (LLC) et de 28 lieutenants mécaniciens.
L’ISM a également délivré durant cette année, 2000 certificats de formation continue et 570 permis de conduire pour les bateaux de plaisance de catégorie A. -
- ISM Bou Ismail
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Adresse : Route d'Alger. BP 61 BOU-ISMAIL
42415 W. TIPAZA - ALGERIE
Tél. : +213 24 46 94 78
Fax : +213 24 46 05 13
Création : 1974

- L'ISMAL d'Alger cet institut des Sciences de la Mer et de l'Aménagement du territoire organise des formations fort intéressants , Ingénieur, DEA, MAGISTER..
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ISMAL- Institut des Sciences de la Mer et de l'aménagement du Littoral
Campus Universitaire de Dely Ibrahim. Bois des Cars
B.P. 19. 16320 Alger
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Tel : + 213 21 91 77 74
Fax : + 213 21 91 77 91
- Email : ismal@hotmail.com
- Web Site : www.ismal.net
- A Annaba, des Post- graduations dans le domaine de la biologie marine ainsi que dans les ressources marines.
- Université Badji Mokhtar d'Annaba
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Dépt. des Sciences de la Mer
B.P.230 - Oued Kouba
23003 Annaba ALGERI -
Tel : + 213 70 31 24 58
- Fax : + 213 38 86 85 10
- Email : kara_hichem@yahoo.com
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Web Site : www.univ-annaba.org
A Bou Ismail quelques anciens cadres de l'ISM ont crée le CSTM, le Centre International des Sciences et Techniques des Transports Maritimes et des Activités Portuaires .
C'est un établissement de droit privé qui vient renforcer le secteur des transports et des activités auxiliaires en termes d’études, de recherche et de formation.
CSTM-
Lotissement La Glacière BP 245.
42415 BOU ISMAIL W.TIPAZA
TEL : +213 24 46.34.97 -
TEL/FAX : +213 24 46.33.57
E-mail : cstm-dz@cstm-dz.com
www.cstm-dz.com
A Bejaia ou A Mostaganem, les deux écoles de formation et d'instruction maritimes ( ETFIM) donnent des formations et des stages
dans différents domaines maritimes et portuaires.
- ETFIM -Bejaia
- Route de Sidi Yahia. 06000 Béjaia
- Tél: 034/ 21.24.24 Fax: 034/ 22 81. 82
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etfim@etfimbejaia.org. Site web: http://etfimbejaia.org/
Cité Diar El Hana- Route de Ténès. 27000 Mostaganem
Tél: 045/ 23.25.80 Fax: 045/ 23.25.92
contact@etfim.com site web: http://www.etfim.com

Pour les adeptes de la pêche, plusieurs écoles existent au niveau national avec des formations qui vont du simple apprenti marin au patron de pèche.
| Etablissement |
Domaine |
Spécialité |
filière |
Durée de la formation |
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ITPA. Alger INSTITUT DES TECHNOLOGIES ET D’AQUACULTURE 3 Av. de L'ALN 16707 Alger Tel:021 71 08 45 |
Pêche |
Pont |
- Capacitaire à la pêche |
03 mois |
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statistiques |
- technicien à la pêche |
02 ans |
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Aquaculture
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aquaculture |
- technicien en aquaculture |
02 ans |
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El kala BP 30. Route de l'Usine 36100 El Kala
Tel: |
Pêche |
Pont |
- Apprenti marin
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01 an |
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Annaba |
Pêche |
Pont |
- Apprenti marin
|
01 an |
|
- capacitaire à la pêche
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03 mois |
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|
machine |
- electromotoriste
|
01 an |
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Collo
Télephone : 038.71.68.72 http://www.collo21.com/institut.php |
Pêche |
Pont |
- apprenti marin
- capacitaire à la pêche |
01 an |
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machine |
- electromotoriste
|
01 an |
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Cherchell BP 55. 42300 Cherchell Tel:: 024 43 98 93 Fax: 024 43 90 59 |
Pêche |
Pont |
- marin qualifié
- capacitaire à la pêche |
01 an |
|
machine |
- electromotoriste
|
01 an |
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Beni saf BP 27 Plage des Puits
46300 Beni Saf
Tel: |
Pêche |
Pont |
- apprenti marin
- capacitaire à la pêche -ramendeur |
01 an |
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Oran |
Pêche |
Pont |
- Apprenti marin
- capacitaire à la pêche |
01 an |
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Machine |
- electromotoriste
|
01 an |
« Pendant la colonisation, les Français avaient reproduit en Algérie ce qui existait en France en matière de formation des hommes dans le domaine maritime. Il y avait des écoles d’officiers et des écoles de mousses pour la pêche et la marine marchande. Après l'indépendance, ce système a perduré pendant très longtemps sur le même modèle avec une accentuation plus forte de la dicotomie pêche-Marine Marchande, ce dernier secteur s’étant développé. L’Algérie est devenue une puissance maritime mais la pêche a décliné en raison du départ, à la décolonisation, de la plupart des bateaux armés par les Pieds Noirs italiens, espagnols et français. Les mousses algériens sont restés figés à un stade de techniques de pêche de cette époque. Les écoles de pêche ont continué à fonctionner sans former beaucoup de monde et ont progressivement fermé entre 1965 et 1970 parce qu’il y avait de moins en moins de candidats. Le recrutement était plus familial et l’administration des Affaires Maritimes ne demandait pas systématiquement un diplôme pour l’obtention du fascicule (autorisation d’embarquer). Pêcheur n’est pas en Algérie une profession valorisée même si elle permet de vivre très bien car le prix du poisson est très élevé. Cela pose un problème aux jeunes pêcheurs pour se marier. Les armateurs n’avaient pas non plus intérêt qu’il y ait des gens trop lettrés à bord et cela n’a fait que renforcer le fait que les écoles s’enfoncent progressivement. Les techniques ont pourtant évolué très vite.
Pendant les années 1978-1979, l’Etat algérien a souhaité réactiver les écoles de formation maritime pour la pêche et a demandé l’appui de la coopération française. Dans ce cadre, le CEASM a fait une étude avec l’AGEMA (Association de Gérance des Ecoles Maritimes et Aquacoles). J’avais terminé ma formation d’ingénieur halieute et j’ai été envoyé en Algérie comme VSN (Volontaire du Service National) pour accompagner l’enseignement dans ces écoles. Finalement, une fois sur place, ce projet de coopération n’a pas fonctionné (car les autorités n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur la grille des salaires) mais il a été récupéré par le gouvernement algérien quelques mois plus tard avec des professeurs locaux et trois VSN dont moi. C’est à dire des jeunes sans expérience de l’enseignement et sans pratique du métier de pêcheur ! Heureusement que nous avions tous les trois navigué à la voile ! Les écoles ont redémarré ainsi et d’autres ont été créées comme un institut à Alger qui était sensé former des officiers et des lieutenants de pêche sur un schéma d’alternance entre la formation et l’expérience professionnelle comme en France. Mais avec un problème fondamental : les professionnels avaient tellement l’habitude de recruter dans leur famille qu’ils voyaient d’un intérêt douteux des jeunes formés. Ils imaginaient que ces derniers pouvaient monter en grade et détrôner les patrons de pêche. Il était donc très difficile pour ces jeunes de s’intégrer dans le milieu professionnel. A cette époque, l’administration disait officiellement ne plus délivrer de fascicule sans diplôme mais de nombreuses dérogations étaient facilement accordées. Les écoles ont fait du reclassement professionnel avec des cours du soir pour former au diplôme de capacitaire. Cette période a été très dommageable : un tiers des personnes ont atteint le niveau requis, un tiers a obtenu le diplôme sans le mériter et a fait perdurer une image négative de la formation et le dernier tiers n’a rien obtenu du tout. Mais elle a permis un contact entre jeunes et anciens, elle a facilité d’une certaine façon l’embarquement des jeunes diplômés.
Progressivement, le profil des administrateurs a changé. Au début, ils étaient souvent issus de l’école des administrateurs de Bordeaux. Ils ont été peu à peu remplacés par des administrateurs sans formation maritime spécifique, issus du monde agricole pour la plupart, et plus précisément, ceux que le monde agricole ne voulaient plus. Le secrétariat d’Etat à la pêche, qui avait été individualisé des transports maritimes, a été intégré au Ministère de l’Agriculture. L’administration est devenue de plus en plus incompétente et souvent corrompue. Donc, malgré les efforts pour que la formation maritime s’intègre à la profession en fonction de ses besoins, ça n’a pas fonctionné.
A Beni Saf, où j’étais affecté, l’équipe des enseignants s’est battue pendant deux ou trois ans pour imposer des stages en mer de plus en plus nombreux. Nous étions tous les soirs sur le port pour placer nos stagiaires et, petit à petit, c’est devenu un rite et ça s’est propagé jusqu’à l’école d’Oran. Là où les professeurs se sont investis, c’est devenu une tradition d’embarquer les élèves et, à Beni Saf, on a eu des taux de placement exceptionnels de 60 ou 70 %. Nous avons collaboré avec le directeur de l’école d’Alger, l’Institut de Technologie des Pêches et d’Aquaculture (ITPA), en pensant qu’il allait faire monter les jeunes que nous placions en leur donnant des qualifications de lieutenants de pêche ou d’électromécaniciens. Mais l’ITPA a recruté des jeunes au niveau de la première et de la terminale. Ca faisait partie de la politique de traitement social du chômage. Nous, on pensait que seuls les jeunes qui avaient fait leur trou dans le secteur pouvaient, par la voie de la formation continue, progresser dans ce milieu. En fait, les jeunes de l’ITPA (à part quelques exceptions) n’ont jamais été intégrés. Pourtant, l’école avait des moyens de formation considérables avec des enseignants français et algériens mais la direction n’étant pas à la hauteur, les coopérants sont partis, écoeurés, ou ont été écartés subtilement quand ils gênaient trop. L’un d’eux s’est fait affecter à l’école d’Oran où j’avais été muté pour informatiser l’école et lancer de nouveaux cursus de formation. C’était quelqu’un de très compétent et nous y avons beaucoup gagné. Nous avons mis en place, à notre tour, des sections de lieutenants de pêche mais nous n’avons pas pu échapper à un ordre ministériel nous enjoignant de faire des formations avec des bacheliers. On a minimisé le problème en recrutant des jeunes issus du milieu qui avaient des chances de pouvoir s’intégrer, comme des fils de marins. La grande réussite de l’EFTP d’Oran a consisté à mettre en place la section de « patron côtier à la pêche » (selon le principe de l’alternance). Progressivement, l’école d’Oran est devenue la bête noire de l’ITPA parce qu’on avait un taux de placement supérieur. Nous avions des équipes pédagogiques qui tournaient, qui avaient leur autonomie, qui se réunissaient. Il y avait un directeur pédagogique qui organisait des stages. C’était une école qui suivait les élèves après leur sortie. »
CEASM (Association pour le Développement des Activités Maritimes) - Le CEASM a arrêté ses activités en 2001. - France
M’hamed H.