Cap sur 2009 et ressac sur 2008
Voici un petit tour d'horizon sur le monde maritime de 2008 en Algérie, ou ailleurs. Quelques dépêches des quotidiens algériens ça et là , pas grands choses à signaler...
Esperant que 2009 apportera plus de brise et de calme aux marins du monde entièr et un peu d'humanisme sur cette terre. Bonne année à tous
ENTMV. Nomination d’un nouveau PDG
Mohamed Snoussi, président du directoire de la SGP/Gestramar, a procédé hier à Alger à l’installation de Grairia Ahcène, en qualité de nouveau PDG de l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV- Algérie ferries).
Ce poste était assuré par intérim par Halkoum Mohamed, directeur commercial de l’entreprise, qui est appelé après 46 ans de carrière à d’autres fonctions importantes au sein de l’entreprise. Il avait un rôle d’assainissement surtout que les investissements ont pesé très lourd. L’entreprise a gardé son équilibre financier. Le nouveau manager cumule une longue expérience dans le secteur des transports maritimes. Créée en 1987, l’entreprise possède trois navires en propriété (Tariq Ibn Ziyad, Tassili II et El Djazaïr II) et procède à l’affrètement de deux bateaux en période estivale pour répondre à la forte demande, notamment entre l’Algérie et l’Europe. La répartition de la clientèle est segmentée de la manière suivante : 60% des passagers émigrés voyageant principalement durant la saison estivale (vacances au pays), 10% de touristes en provenance de l’Europe vers l’Algérie et 30% de passagers algériens allant vers l’Europe. La ligne maritime avec la France est partagée avec la SNCM, mais le pavillon national semble avoir les capacités nécessaires pour faire face à l’évolution du marché. Algérie ferries emploie près de 1500 travailleurs et réalise quelque 900 traversées par an.On ne a rien dis sur des responsables des avaries de Tariq et de Tassili II......
Fevrier 2008- sur www.metetmarine.com
Second armement français sur le secteur du conteneur, avec 100.000 EVP transportés par an, Marfret compte 170 salariés et exploite six navires sur une dizaine de lignes.
La cnan n'est plus là, d'autres s'installent.............
El Watan de mars 2008.
Hier, la petite plage Marsa Ben Abbès, incrustée au fond d’une falaise à Lemsajed, un hameau de Guerbès, à l’est de Skikda, offrait un spectacle aussi insolite que désolant.
Le remorqueur Skikda gisait à quelques mètres seulement de la plage, et plus loin, le Sofia, un navire maltais, restait immobilisé sur un rocher. La sirène d’alerte du Skikda restait toujours fonctionnelle et lançait infiniment des sons stridents comme pour témoigner de l’horreur vécue par neuf marins skikdis. Sur la passerelle du Sofia, les 14 marins, de différentes nationalités, semblent attendre que la mer se calme. Les deux canots de sauvetage utilisés par les marins sont encore sur la plage et aucune trace de pollution n’est visible. La tempête a eu raison donc, et une fois encore, des navires voguant le long des côtes skikdies. Avant hier, c’était au tour du Sofia, un navire battant pavillon maltais, de venir, à son tour, s’échouer entraînant dans sa dérive le Skikda, le fleuron des remorqueurs de l’Entreprise portuaire de Skikda (EPS). Dans cette tourmente, on déplore la disparition d’un marin de la capitainerie du port de Skikda. Huit autres marins, dont deux gardes-côtes, ont été blessés. Cette nouvelle tragédie maritime s’est produite dans la nuit de jeudi à vendredi quand le Sofia, se trouvant en difficulté, a pris en début de soirée attache avec la capitainerie du port de Skikda. Celle-ci charge aussitôt deux de ses remorqueurs, le Mazafran 5 et le Skikda pour mener une opération de sauvetage et remorquer, à bon port, le navire presque à la dérive. Des marins, qui ont demandé à garder l’anonymat, témoignent que les conditions météorologiques étaient des plus défavorables puisque les deux remorqueurs avaient déjà trouvé beaucoup de mal au niveau de la passe du port. Malgré une tempête de force 10, occasionnant des houles de 8 à 10 m, les deux remorqueurs parviendront tout de même à s’approcher du Sofia alors qu’il se trouvait à quelques miles marins seulement de Guerbès. « Le Sofia était vraiment à la dérive et sa vitesse ne dépassait pas à cet instant les 2 nœuds », raconte un marin. Les deux remorqueurs engageront alors une opération d’amarrage dans des conditions très difficiles. Et c’est en tentant de le remorquer à contre-courant que les choses se sont vraiment gâtées. Le Mazafran avec ses 32 000 chevaux seulement ne pouvait, et en aucun cas, faire face à une mer déchaînée et un navire à la dérive. Il n’a pu que rebrousser chemin et donner l’alerte. Le Skikda, que l’EPS avait réceptionné le 7 février 2007 seulement, continuait, et plus de deux heures durant, sa mission jusqu’à 1h du matin. Pris dans la houle, il s’est retrouvé attaché par son bollard avant au Sofia. Selon des recoupements, les deux moteurs du Skikda se sont ensablés à l’approche du rivage et il se verra alors mené à la dérive. Les neuf marins qui se trouvaient à bord ont alors décidé de quitter le remorqueur en utilisant les deux bombardes. Malheureusement, une seule était fonctionnelle. Ils parviendront néanmoins à l’utiliser et arriveront tous à la plage. Selon les témoignages des proches des rescapés, ces derniers affirment tous que leur ami porté disparu avait bel et bien réussi à regagner la plage, et c’est à ce niveau qu’il aurait été emporté par une vague. Les recherches entreprises la nuit même et hier n’avaient toujours pas porté leurs fruits. Seul le gilet de sauvetage du marin disparu a été retrouvé. Les recherches se poursuivent toujours. Les marins blessés plus ou moins légèrement ont été transportés vers le centre hospitalier de Azzaba et ont pu regagner leurs demeures hier dans la matinée. Au sujet du sort des 14 marins du Sofia, on attend une accalmie pour engager les opérations de secours, même si une autre tempête est déjà annoncée par les services météorologiques.
Avril dans El Watan
îles Habibas : Des experts européens et algériens en exploration
Les experts, qui sont arrivés au port d’Oran dimanche dernier à bord du voilier « Fleur de Lampaul », de la fondation Nicolas Hulot, ont été rejoints hier matin par un groupe d’experts algériens composé de docteurs en biologie marine et en conservation des cétacés.
Une mission scientifique française composée de 5 océanographes,
accompagnée de 2 experts espagnols, se trouve depuis hier aux Iles Habibas, au large d’Oran, pour explorer toutes les espèces végétales et marines que recèlent ces 2 îles qui ont fait
déjà l’objet de 5 autres expéditions scientifiques. Les experts, qui sont arrivés au port d’Oran dimanche dernier à bord du voilier « Fleur de Lampaul », de la fondation Nicolas
Hulot, ont été rejoints hier matin par un groupe d’experts algériens composé de docteurs en biologie marine et en conservation des cétacés, en éco aménagement et en éco biologie ainsi que
de cinq éco gardes des Iles Habibas, dépendants du commissariat national du littoral, organisme nouvellement créé par le ministère de l’Aménagement du Territoire et du Tourisme. Dès leur
arrivée, les experts algériens entameront, en compagnie de leurs homologues européens, des recherches sur les espèces à protéger et évalueront les conditions à réunir pour un éventuel
aménagement d’abris pour estivants et recenseront toutes les espèces végétales et animales dont recèlent ces îles afin de doter le musée du littoral que le commissariat national du
littoral (CNL) envisage de créer à court terme au quartier de sidi El Houari. L’emplacement du musée a été retenu. La mission algérienne profitera de la présence des experts français et
espagnols pour aider les stagiaires en éco gardiennage à se recycler dans leur nouveau métier qui consiste, entre autres, à préserver les sites naturels et à guider les futurs touristes.
Vendredi prochain, jour de l’arrivée des deux expéditions au port d’Oran, l’association « les amis de la mer » organisera une réception en l’honneur des chercheurs européens et
algériens. Cette association prend part également à cette expédition. Selon son président, les Iles Habibas recèlent une espèce végétale rare dans le monde. Elle est indiquée sous le nom
« Choux des Iles HabIbas ».
Nicolas hulot chez nous, il aurait dû faire un tour à ......oued El Harrach
Juin dans el Moudjahid
Voile-Algérie-France : Départ de la première régate “Marseille-Alger Cup 2008”
La "Marseille-Alger Cup 2008", une course à la voile (régate) reliant pour la première fois les deux rives, a débuté
hier en début d’après-midi sous un vent plutôt calme. Cette première Régate reliant Marseille à Alger ", deux villes au symbolisme fort ", et à
laquelle prennent part 22 concurrents d’une huitaine de nationalités, est organisée par l'Association Méditerranée et Régates (Amer) et le Cercle Nautique et Touristique du Lacydon
(Cntl). "Les conditions météo étaient au départ peu favorables", a indiqué à l’APS le Coordinateur de la course, M. Jean-Pierre Averty, mais, a-t-il assuré, " pour le reste, tout va
pour le mieux " dans cette course " qui relie les différences, qui permet d’enrichir les échanges en mettant en avant les qualités humaines, la solidarité et la convivialité".
Concernant la météo, le directeur de la course, M. Manuel Bergman, a déploré " qu’il y ait peu de vent au départ de la course, la navigation se fait très lente, et donc, il se pourrait
qu’il y ait du retard à l’arrivée à Sidi Fredj, mais tout peu changer d’un moment à l’autre ". Cet évènement nautique est organisé sur un parcours de 1.000 miles en double pour des
voiliers de la classe mini (monocoque de 6,50 mètres), prévoyant de relier Marseille à Alger avec un crochet au large des Baléares (Majorque) et de l'archipel des Pityuses
(Ibiza et Formentera).
L’Institut Supérieur Maritime (ISM)"doit retrouver sa place et sa réputation d’antan", a souligné hier M. Amar Tou, ministre des Transports à l’ouverture de la cérémonie de sortie
de quatre promotions ayant suivi une formation au sein de cet institut, sis à Bou Ismail, dans la wilaya de Tipasa.
Le ministre a également appelé à cette occasion les responsables de cet institut spécialisé dans la formation des gens de la mer à faire un diagnostic exhaustif de la situation de
cet institut en mettant en exergue ses points forts et ses points faibles pour son éventuel redéploiement. Après avoir félicité les
élèves des promotions sortantes, M. Tou a axé son intervention sur le devenir de cette institution de formation qui a connu, selon lui, ses lettres de noblesse en formant des cadres
de la marine aussi bien algériens qu’étrangers, avant de connaître un fléchissement, et qui doit faire l’objet d’une opération de mise à
niveau.
Avant de procéder à la distribution de diplômes aux majors des quatre promotions sortantes, les responsables de l’ISM ont mis à profit cette cérémonie pour honorer M. Maksen Samir
Tarek, un enseignant de l’institut qui a obtenu, récemment la médaille d’or de l’université de Malmoeö (Suède) pour son diplôme de magister en sciences maritimes, option droit
maritime et réglementation. Dans son intervention, le directeur de l’institut a rappelé que ces promotions sont constituées de 10
diplômés en magister dont c’est la première promotion au niveau de l’ISM, de 25 capitaines au long cours (CLC), de 32 lieutenants au long cours (LLC) et de 28 lieutenants
mécaniciens.
L’ISM a également délivré durant cette année, 2000 certificats de formation continue et 570 permis de conduire pour les bateaux de plaisance de
catégorieA.
Juillet dans El Moudjahid
Sonatrach a réceptionné hier un nouveau méthanier baptisé "Cheikh Bouamama" qui sera principalement dédié au transport du GNL vers les marchés du bassin méditerranéen, a indiqué l'entreprise
dans un communiqué.
Le méthanier, dont la capacité global est d'environ 75.500 m3 de GNL répartie en quatre réservoirs, a été réceptionné au Japon au niveau des chantiers navals de "Universel Shipbuilding
Corporation", précise la même source.
Cette acquisition "renforcera davantage les capacités de transport de Sonatrach et s'inscrit dans sa stratégie d'augmenter les ventes de GNL sur les marchés de la méditerranée",
ajoute le communiqué.
Réalisé par une joint venture algéro-japonaise (Skikda LNG Transport Corporation - SLTC), ce navire est financé à part égales par Sonatrach (25%), sa filiale Hyproc Shipping Corporation
(25%), et les deux partenaires Nipon Itochu Corporation (25%), et Mitsui OSK Lines (25%).
Il sera exploité par Sonatrach pour une durée de 20 ans conformément à une disposition de la joint venture, précise encore Sonatrach.
Cheikh Bouamama est le navire jumeau du méthanier Cheikh El Mokrani qui a été réceptionné en juin 2007 au niveau du même chantier naval et construit avec les mêmes partenaires à
travers la joint venture Mediteranean LNG Transport Corporation (MLTC).
Cette forme de partenariat, rappelle-t-on, avait été mise en œuvre au début de cette décennie pour la construction de deux méthaniers de grandes capacités : le Berge Arzew (138.000 m3) et Lalla
Fatma N'soumer (145.000m3), réceptionnés tous les deux en 2004.
On apprend, de sources sûres, que le Soummam, un bateau-école, long de 46 m, acquis en 2006 au profit des gardes-côtes, a échoué dans la nuit de jeudi à vendredi près des côtes de Bizerte, en Tunisie. On ne signale aucun blessé parmi l’équipage.
Par ailleurs, des remorqueurs ont été dépêchés de plusieurs ports algériens pour venir en aide au Soummam. Le bateau a pu être déséchoué hier et les remorqueurs l’ont pris en charge pour le
ramener au port de Béjaïa, où il doit être inspecté et réparé.
En septembre dans El Watan
Le conseil syndical des travailleurs de Hyproc Shipping Company, société nationale de transport des hydrocarbures, se réunira aujourd’hui pour décider d’une action de protestation.
Les négociations entamées il y a quelques jours avec la direction générale de l’entreprise autour de la question des salaires se sont heurtées dès le second round à un blocage, poussant les représentants des travailleurs à durcir le ton. Pour le secrétaire général du syndicat, M. Charef, la réunion du conseil, prévue aujourd’hui au siège de l’entreprise à Oran, « va permettre de statuer sur le mode de protestation et la date prévue dans ce sens ».
Selon lui, les négociations avec les responsables de l’entreprise autour de la revalorisation des salaires ont été engagées durant le mois d’août dernier. « Les premières rencontres se sont déroulées dans un climat serein et le premier responsable de Hyproc, avait même exprimé son accord de principe pour des hausses substantielles. Cependant, des interférences ont parasité les discussions, notamment à travers les tergiversations de l’administration mais aussi la présence inopinée de personnes présentées comme des syndicalistes, alors qu’elles n’étaient mandatées par aucun des travailleurs... », a expliqué M. Charef, ajoutant que le personnel navigant des méthaniers et pétroliers algériens « sont tous conscients de l’importance de l’action du syndicat, pour arracher leur droit à une dignité par un salaire à la hauteur de leur labeur ».
A rappeler que le syndicat de Hyproc avait, fin juillet dernier, élaboré une plate-forme de revendications socioprofessionnelles, avec comme date butoir pour sa concrétisation, le 15 août
dernier. Le syndicat avait réuni tous les officiers, sous-officiers, mécaniciens ainsi que les autres catégories du personnel navigant pour débattre des conditions de travail, mais aussi de
leurs salaires jugés très bas. Du côté de l’administration, les responsables ont qualifié ces revendications de « légitimes », précisant que celles-ci pourraient être réalisées dans
le cadre de la politique de mise à niveau engagée par les pouvoirs publics.
En septembre toujours et dans el Moudjahid
Le port d'Alger reçoit pour la première fois un méga navire porte-conteneurs
Le port d'Alger a reçu pour la première fois un méga navire porte conteneurs avec à son bord 413 unités de 20 pieds et 352 unités de 40 pieds, a indiqué hier, l'Entreprise du port d'Alger
(EPAL) dans un communiqué. L'accostage, vendredi dernier, de ce navire battant pavillon libérien mesurant plus de 167 mètres de longueur avec un tonnage de près de 13.500
tonneaux confirme les capacités du port d'Alger à recevoir ce genre de navires dépassant les 1.100 conteneurs équivalents 20 pieds, souligne cette entreprise. L'EPAL indique que
l'activité du trafic conteneurs au port de la capitale conforte, avec l'accostage de ce type de navires, sa croissance annuelle à deux chiffres.
Un mega navire porte conteneurs à Alger, que diront-on alors du navire "Arthur Maersk", long de 352,60 m ; large 42,80 m et d'une capacité : 7370 EVP.
Et Dans le Jeune Independant on pouvait lire
En raison de la faible logistique portuaire.
Le transport de marchandises vers l’Algérie parmi les plus coûteux en Méditerranée
Réputés pour leur faible productivité et leurs longues files d’attente, les ports d’Algérie ne peuvent faire face à l’évolution du commerce, bien que 95 % du commerce international du pays soit effectué par l’intermédiaire de voies maritimes, a constaté le bureau londonien Oxford Business Group dans son dernier rapport.
«La moyenne du temps d’attente pour un conteneur dans le port d’Alger est de sept jours, un délai très loi des normes internationales qui sont d’un à deux jours», a-t-on affirmé. Ce manque
d’efficacité a empêché l’Algérie de profiter pleinement du taux de 4,5 % d’augmentation annuelle du trafic maritime mondial, selon l’OBG qui prévient que «ces faibles chaînes logistiques
signifient que le transport de marchandises vers l’Algérie est parmi les plus coûteux du bassin méditerranéen».
Le gouvernement tente de remédier à cette situation en lançant une série de projets d’expansion. A cet égard, il a annoncé en août dernier un programme de modernisation du port d’Oran, y compris
l’acquisition de biens d’équipements pour conteneurs, à savoir quatre grues de quai modernes. Un appel d’offres a déjà été lancé pour une étude de faisabilité du projet remporté par
Excelsior.
L’expansion du port sera mise en œuvre en deux phases. La première implique la création de 600 mètres de quais sur 24 hectares de terres conquises sur la mer pour un investissement total de 182,5
millions de dollars. Les deux nouvelles grues pour conteneurs permettraient de renforcer la capacité de chargement et de déchargement qui devrait atteindre 25 à 30 conteneurs/grue/heure (contre
un taux de 5 à 7 pour le port d’Alger).
«La première phase devrait durer trois ans et le travail doit commencer d’ici à 2009 dès qu’un partenaire sera identifié», a déclaré Semcha Mohamed, directeur général du port d’Oran, à OBG. La
deuxième phase implique la création d’un poste à quai de plus de 900 mètres sur 34 hectares de terres conquises sur la mer ainsi que l’installation de deux autres grues pour les grands navires
moyennant un investissement total de 431 millions de dollars.
La réalisation du nouveau port devrait permettre à l’Algérie de concourir au trafic de transbordement le long de la côte sud de la Méditerranée où le nouveau port de Tanger est considéré comme un
concurrent potentiel. L’objectif est de pouvoir accueillir des navires de dernière génération et de faire d’Oran le premier port algérien en 2017 avec une capacité de 1,5 à 2 millions de
conteneurs/an.
En Octobre et dans El Moudjahid
Algérie-Méditerranée : Les navires des pays de l'initiative “5+5 défense” quittent le port d'Alger pour des exercices en mer
Les navires des pays participants aux manœuvres multinationales "El MED", s'inscrivant dans le cadre de l'initiative "5+5 défense", ont quitté le port d'Alger, avant-hier matin pour des exercices en mer.
Les exercices concerneront les manœuvres tactiques, notamment les
communications, les exercices de ravitaillement en mer et le remorquage de même que le développement d'une situation de surface commune pour créer la cohésion entre participants.Ces manœuvres, premières du genre en Algérie, qui se déroulent avec la participation des pays de la rive nord de la Méditerranée (France, Italie, Portugal, Espagne) et des pays de la rive sud (Algérie, Maroc, Libye et la Tunisie) sont dirigées par les forces navales nationales, rappelle-t-on.
Il s'agit d'une "opportunité" pour l'Algérie de mettre ses capacités en évidence et prouver également les compétences de ses cadres, le thème choisi pour ces manœuvres étant "La surveillance et la sécurité maritime".
En plus de l'Algérie, qui participe à ces manoeuvres, le Maroc prend part avec la frégate "Hassan II", équipée d'un hélicoptère à bord, la Tunisie avec un patrouilleur type "Combattante III", la France avec une frégate type "Aviso", l'Italie avec un patrouilleur de haute mer "Cigala Fulgosi" doté d'un hélicoptère à bord et l'Espagne avec un patrouilleur de haute mer "Descubierta". La Libye et le Portugal ont décidé de prendre part à ces exercices en dépêchant des officiers.
Hyproc Shipping Company
Un deuxième navire de transport de GPL réceptionné au Japon
a indiqué hier l'ambassade d'Algérie
au Japon. Ce navire de 156 mètres de long et de 25 mètres de large a une capacité de tonnage de près de 17 000 tonnes, précise un communiqué de la représentation diplomatique algérienne au Japon.
La nouvelle acquisition fait partie du programme d'investissement mis en œuvre par Hyproc dans le cadre du renforcement du transport maritime des GPL du groupe Sonatrach.Hyproc a
réceptionné en octobre 2007 un autre méthanier "Rhourd El Adra", du nom du gisement gazier algérien très riche en condensat, construit également au chantier Namura. Elle devra recevoir trois
autres méthaniers d'une capacité de 35.000 m3 entre 2009 et 2011 pour augmenter notablement les capacités nationales d'exportation de GPL. Deux navires ont été déjà réceptionnés par Hyproc, à
savoir, le méthanier géant "Lalla Fatima N'soumer" de 145.000 m3 en octobre 2004 et "Cheikh El Mokrani" de 75 500 m3 en juillet 2007.dans le cadre du partenariat, soit sur fonds de l'entreprise.
Il faut savoir aussi que plan de l'investissement naval concerne l'acquisition du navire Cheikh Bouamama de 75 500 m3, sistership du méthanier Cheikh El Mokrani (réceptionné en juillet 2007),
dont la livraison est prévue avant fin 2008, par le chantier naval japonais Universal shipbuilding corporation (USC). Il est financé à parts égales entre Sonatrach et sa filiale Hyproc Shipping
Company pour la partie algérienne et les partenaires japonais Itochu et Mol. Le Medmax sera affrété par Sonatrach pour une durée de 20 ans. Dans le même contexte, le groupe Sonatrach augmentera
ses parts de marché grâce à la commande, en 2007, de deux autres méthaniers de taille géante, type AtlanticMax de 165 000 m3. Avec l'acquisition de ces trois méthaniers, le potentiel de transport
de GNL de Hyproc SC passera de 894 000 m3 à plus de 1300 000 m3, soit une hausse de 45% à l'horizon 2011. Ces différentes acquisitions rentrent dans le cadre du programme d'investissement pour le
renforcement des capacités de transport du groupe Sonatrach qui a exporté environ 8 millions de tonnes de GPL en 2006 et compte augmenter ce chiffre pour atteindre 10 millions de tonnes en
2010.Pionnière dans le transport de GNL, Hyproc Shipping company capitalise 25 ans d'expérience, cumulant à son actif près de 313 millions de mètres cubes de GNL livrés dans le monde. Ainsi, plus
de 3 400 voyages maritimes ont été effectués par la flotte de la Compagnie, représentant environ 4 200 000 miles .Novembre , toujours dans El Moudjahid
Ce message doit parvenir au Centre national des opérations de surveillance et sauvetage en mer et doit comprendre les informations susceptibles de donner tous les
renseignements sur l'incident et le navire où il s'est produit.
Ainsi, le message doit comprendre le nom du navire, son pavillon, et son numéro « organisation internationale maritime », la date, l'heure et la nature de l'événement, les délais sur l'état du
navire et le nombre de personnes à bord. Ce message doit aussi comporter les conditions météorologiques au moment de l'événement, la nature des substances transportées, la quantité, la
concentration ainsi que l'état probable des substances dangereuses, toxiques ou polluantes rejetées ou susceptibles d'être rejetées à la mer, la description de l'emballage et les marques
d'identification conformément à la réglementation en vigueur, le port du départ et le port de destination, le nom de l'expéditeur, du destinataire et du fabricant et le type et la quantité de
combustible de soute. En cas d'incident, le Centre national des opérations de surveillance et de sauvetage en mer peut demander à l'auteur du message, tout complément d'information qu'il
jugerait nécessaire.
L'article 46 de cette loi stipule que « toute infraction à l'obligation de signalement est sanctionnée conformément aux dispositions de l'article 98 de la loi n°03-10 du 19 juillet 2003 ».( El
Moudjahid 10/11/2008)
Selon des sources sûres, hier dans la matinée, Zaidi Abdelaziz, le premier responsable de la station maritime principale des garde-côtes de la wilaya de Annaba, la seule et première autorité en mer, a été mis en examen.
Les locaux de cette institution regroupant militaires et assimilés ont été perquisitionnés, quelques heures après, par les services de sécurité et plusieurs documents officiels ont été saisis.
On soupçonne un trafic de cartes de
circulation maritime nécessaires pour
les embarcations de pêche, de plaisance et les jets-skis. Selon les mêmes sources, cette enquête a été déclenchée suite à des informations faisant état d’un trafic des cartes de circulation des
engins nautiques. Contacté, le commandement des garde-côtes de la wilaya de Annaba s’est refusé à toute déclaration. Rappelons que la station maritime est le service qui accueille, auditionne
et présente les harraga devant la justice après leur arrestation par les gardes-côtes.
Cet organisme, qui a été créé par décret exécutif n°96-350 du 9 octobre 1996 suite au jumelage de trois institutions : la pêche, le transport et les garde-côtes (défense nationale). Les préoccupations de sécurité font que les domaines d’intervention en mer ou en milieu portuaire sont multiples. Ses missions principales portent sur l’administration, la tenue de la matricule des gens de la mer et du registre algérien d’immatriculation des navires, l’application de la législation relative à la navigation maritime, à la pêche et à la douane maritime, l’exécution des règles concourant à la sauvegarde de la vie humaine en mer et à la protection de l’environnement marin et du domaine maritime public.
Exportation hors hydrocarbures
Le frêt chez l'Entmv
Dans le cadre de la politique d'encouragement des exportations hors hydrocarbures, l'ENTMV accorde une diminution du prix du fret de 50% sur les lignes régulières à destination de Marseille et d'Alicante.
Cette démarche, faut-il le souligner, s'inscrit dans le cadre de la facilitation du transport international de marchandises qui vise, d'une part l'identification des aspects et procédures qui constituent un obstacle au transport maritime entre les deux rives et à la fluidité de la chaîne des transports et d'autre part la définition des axes de coopération devant permettre de réduire, voire éliminer les obstacles tels qu'identifiés. Cela est d'autant vrai que l'Algérie est fortement dépendante de la voie maritime pour l'acheminement de son commerce extérieur. En effet, la quasi totalité des échanges extérieurs de l'Algérie, estimés à plus 100 millions de tonnes pour l'année 2008, dont 16 millions de tonnes de marchandises générales, est assurée par mer. C'est dire le rôle et l'importance du transport maritime dans le développement économique de l'Algérie et son incidence financière sur la balance devise. Le volume global des échanges pour 2007, avec notamment l'Espagne, la France et l'Italie, a atteint près de 40 millions de tonnes, dont plus 90% sont constitués de produits hydrocarbures et gaziers. Ce volume correspond à 84% des échanges avec l'ensemble des pays de la Méditerranée. La part du flux en provenance des pays de la Méditerranée, notamment du Sud-France, d'Italie et d'Espagne, représente 72% du trafic pour cette zone. Ces réalisations montrent, s'il en est besoin, l'importance des échanges commerciaux de l'Algérie avec les pays du Sud de l'Europe. Le trafic passagers et auto-passagers constitue, par ailleurs, le "lien" avec l'Espagne et la France, eu égard à la forte population émigrée et aux relations commerciales privilégiées. La tendance à la hausse de ce trafic, durant ces dernières années, est confirmée durant l'exercice 2007. Il est à remarquer que le trafic passagers assuré par l'ENTMV, et par la SNCM (France) a un degré moindre, est réalisé pour plus de 50% durant la période estivale. Il est concentré essentiellement sur les ports d'Oran (ouest du pays) avec 52% et Alger pour 31% du trafic pour cette période. L'importance du trafic de marchandises et de passagers entre l'Algérie et les trois pays du Sud de l'Europe (Espagne, France, Italie) et de son caractère évolutif implique, au titre des mesures des facilitations préconisées par la Convention de l'organisation maritime internationale (OMI), de 1965, sur la facilitation maritime internationale (Convention FAL), des infrastructures adaptées, des procédures simplifiées et des prestations de qualité. Ces paramètres sont essentiels pour une prise en charge efficiente des marchandises, des biens et des personnes, ainsi qu'une réduction substantielle des coûts et des délais. Aujourd'hui le pavillon algérien, qui compte 70 navires de commerce (de tous types), participe pour 15 % environ au transport par capacités propres. L'ouverture récente du transport maritime au capital public et privé national et étranger devrait accroître cette participation et améliorer son rendement. L'intervention de la flotte marchande, principalement de la compagnie nationale de la navigation maritime SNTM/CNAN dans le transport de marchandises et de l'Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV), couvre pour une grande partie les opérations à partir des ports européens de la rive sud de la Méditerranée (Espagne, France, Italie).
Adnane Cherih
Restructuration du secteur maritime
Les ports algériens de faible productivité
Selon le rapport d'OBG (Oxford Business Group), actuellement, les ports algériens sont tristement célèbres pour leur faible productivité et leurs longues files d'attente. Bien que 95% du
commerce international de l'Algérie se fait par l'intermédiaire de ses voies maritimes, les principaux ports de commerce du pays ne peuvent faire face à l'évolution du commerce, en particulier le
port d'Alger. Le directeur des opérations de Maersk, Reda Zerdani, a déclaré à OBG que " la moyenne du temps d'attente pour un conteneur dans le port d'Alger est de sept jours, ce qui diffère des
normes internationales qui sont de un à deux jours "Ce manque d'efficacité a empêché l'Algérie d'encaisser pleinement les 4,5% d'augmentation annuelle du trafic maritime mondial. Ces faibles
chaînes logistiques signifient que le transport de marchandises vers l'Algérie est parmi les plus coûteux du Bassin méditerranéen. La situation s'aggrave à mesure que le temps passe, et on se
dirige vers une impasse à moins que des mesures préventives soient mises en place. Le programme de modernisation du port d'Oran, sur la côte ouest, y compris l'acquisition de biens d'équipements
pour conteneurs, à savoir quatre grues de quai à conteneurs modernes sera mis en œuvre en deux phases. La première implique la création de 600 mètres de quais sur 24 ha de terres conquises sur la
mer pour un investissement total de 11 milliards de dinars algériens (182,5 millions de dollars). Les deux nouvelles grues pour conteneurs sont censées renforcer la capacité de chargement et de
déchargement qui devrait atteindre 25 à 30 conteneurs par grue et par heure, par rapport au taux dérisoire du port d'Alger qui est de cinq à sept. " La première phase devrait prendre trois ans et
le travail doit commencer d'ici 2009 dès qu'un partenaire sera identifié, " a déclaré Semcha Mohamed, directeur général du port d'Oran, à OBG. La deuxième phase implique la création d'un poste à
quai de plus de 900 mètres sur 34 ha de terres conquises sur la mer, ainsi que l'installation de deux autres grues pour les grands navires, moyennant un investissement total de 26 milliards de
dinars algériens (431 millions de dollars). L'extension du port d'Oran fait suite à la restructuration du port de Béjaïa au cours des dernières années. En 2004, la gestion du port a été confiée
pour la première fois à un opérateur privé, l'entreprise singapourienne Portek, pour une période de 20 ans. Il s'agit du premier partenariat du genre en Algérie, pour créer le Terminal
méditerranéen de Béjaïa (TMB). Les autorités du port de Béjaïa conservent une participation de 51% dans la joint-venture d'une valeur de 2 millions de dollars. Le port dispose actuellement d'une
capacité de 250 000 conteneurs par an, soit une hausse sensible comparée aux 12 000 conteneurs enregistrés en 2004 et aux 80 000 conteneurs enregistrés en 2006. Bejaïa a connu un taux de
croissance de 13% entre 2005 et 2006 et a acquis deux grues de levage d'une capacité de chargement-déchargement estimée à 24-28 conteneurs par heure. Béjaïa reste le deuxième port d'Algérie,
après celui d'Alger, qui arrive en tête avec 500 000 conteneurs traités par an. Suivant l'exemple du port de Béjaïa, le gouvernement envisage maintenant d'ouvrir la gestion du port d'Oran à des
opérateurs privés. " Quelques entreprises ont déjà manifesté un intérêt pour le projet, notamment CMA CGM, ainsi que d'autres entreprises portugaise, espagnole et chinoise, mais aucune décision
finale n'a encore été prise en ce qui concerne un éventuel partenaire", a indiqué M. Semcha. Le nouveau port de Djendjen est entré récemment sous les feux des projecteurs, le port a trouvé sa
vocation en étant l'un des principaux conduits d'exportation à la fois pour le commerce des conteneurs en plein essor et pour les marchandises sèches, en particulier les céréales. Le port
bénéficie d'excellentes liaisons routières et ferroviaires, étant relié à une centrale électrique, ainsi que de plates-formes d'eau profonde permettant d'accueillir des navires de 120 000 tonnes.
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Liberté en decembre revient sur un fait divers.
Un agent de la Police des frontières au port de Béjaïa, âgé d’environ 50 ans, a tiré hier matin vers 8h à
l’entrée de cette structure portuaire plusieurs balles sur son supérieur, le commissaire intérimaire S. H., âgé de 34 ans, avant de se donner la mort en se tirant une balle à la tête. Un
drame qui a ébranlé toute la corporation. 
Selon des témoignages recueillis sur place, une altercation verbale entre les deux hommes survenue au niveau de la porte d’accès du port a été à l’origine de ce drame.
L’agent de la PAF, selon des témoignages, aurait dans une colère noire, tiré plusieurs balles sur le commissaire intérimaire. Et alors que ce dernier gisait dans une mare de sang, l’agent s’est
tiré une balle dans la tête, dans un bureau situé non loin de l’endroit où l’altercation a eu lieu entre ces deux fonctionnaires de la PAF de Béjaïa.
Atteint de plusieurs balles au corps, le commissaire a été évacué d’urgence vers l’hôpital Khelil-Amrane où son état est jugé critique. Alertés, les services de sécurité ont immédiatement ouvert
une enquête pour déterminer les causes de ce drame qui a ébranlé, encore une fois après l’assassinat, il y a quelque jours, d’un bijoutier en plein centre-ville, la quiétude des habitants de la
capitale des Hammadites.
L’agent qui a tiré s’est aussitôt donné la mort.
La direction de sûreté de wilaya de Béjaïa a ouvert une enquête pour déterminer les causes et les circonstances de ce drame.