Partager l'article ! Tout près de la mer, d'autres métiers: Si un autochtone des pays de golfe vous invitent pour un week-end ,ne vous attendez pas ...
Si un autochtone des pays de golfe vous invitent pour un week-end ,ne vous attendez pas à visiter un gratte-ciel, il va tout simplement vous conduire loin de ce monde moderne, dans un lieu ou règne le silence et la méditation à savoir une tente en plein désert, quelque soit le degré de modernité atteint par ces pays, les traditions de leurs aieux ne sont jamais loin.
L'Algérie est peut être le seul pays au monde ou des métiers meurent, hélas nous enfants nous connaîtrons pas peut être le forgeron du village, le cordonnier du quartier, le vendeur à cheval des fruits secs, l'utilité du caroube, la fabrique des capres, la récolte d'alfa, le marchand du sel, le potier de Maatkas, le dinandier de Sidi Mabrouk, les caleches des marchés ou encore la kachabia d'Aflou .
Voici un article du journal El Watan qui nous fait découvrir un métier en voie de disparition, dommage
Le dernier Forgeron.
Hamid Amara, un quadragénaire forgeron dans la ville d’Azazga, est resté quasiment seul à encore exercer ce métier dans
cette région où la population, majoritairement paysanne, vit de l’activité agricole et pastorale.
Depuis son enfance, Hamid aimait ce métier de son père, Si Lakhdar Amara, décédé en 2008. Il l’a repris par
respect à son père, qui, lui-même, en avait fait autant. «Notre famille est originaire des Ihitossene, dans la commune de Bouzeguene, un village réputé pour ses
forgerons qui pratiquaient ce métier de père en fils depuis des siècles».
Il est appelé «village à 7 enclumes» où l’on donne encore des cours d’apprentissage aux jeunes. «Mes aïeux fabriquaient même des armes lors des
insurrections en Kabylie au milieu du 19ème siècle, utilisées contre le colonialisme français, comme c’était le cas aussi lors de la guerre de libération», nous
apprend ce forgeron. «J’aime la forge, mais malheureusement c’est un métier qui s’étiole au fur et à mesure que se déclinent l’agriculture et les fellahs».
Pourtant, selon cet artisan, même des tourneurs en mécanique ont recours au service du forgeron pour tremper, par exemple, leurs diverses pièces de
véhicules. Cette façon de durcir une pièce d’acier, juste ce qu’il en faut, ou de l’amollir autant, n’est généralement maitrisée que par des forgerons de métier.
Jadis, les paysans de Kabylie ne peuvent s’en passer du forgeron pour affuter ou réparer leurs pioches, crochets, bêches, socs à araire, haches, barre à mine, burins,
ainsi que pour ferrer leurs bêtes de somme.
En cette période de récolte des olives et autres travaux de sarclage, les fellahs se servent des haches fabriquées par des forgerons, impératives dans la taille
des arbres fruitiers comme l’olivier.
A pareille période, les forgerons rendent encore de précieux services aux vieilles femmes rurales auxquelles ils conçoivent de légères bêches pour
l’entretien de jardins, le binage de carrés de semences (navets, céréales, fèves, oignons, ail…). Sans rentabilité palpable, Hamid Amara continue tout de même à
exercer ce métier, surtout en hommage à son père et pour rendre service aux amis.
Il achète à 8000 DA le quintal de charbon de houille, car le coke, cet autre charbon plus résistant, coûte plus cher (9000 DA/Q). Notre forgeron n’est pas
enthousiaste concernant la relève, prédisant même la disparition de ce métier avec l’extinction progressive de l’agriculture traditionnelle. (El
Watan 07/01/12 par Salah Yermèche)
Quelques brefs sur ce métier
Au village d'Akalous habitait un riche forgeron, mari d'une jolie femme. Un jour que les hommes devisaient sur la place, l'un d'eux se fit fort de ravir au forgeron son
épouse pourvu que, le moment venu, les autres témoignent en sa faveur. Ils jugèrent d'abord le projet insensé, puis finir par s'y rallier.
L'homme se rendit auprès du Conseil du village, auquel il annonça qu'il avait entendu le forgeron répudier sa femme par trois fois, selon le rite. Celle-ci était donc libre et il allait, lui,
l'épouser. Devant l'étonnement des conseillers, il offrit de présenter des témoins. Tous ceux qui avaient été avec lui sur la
place virent confirmer ce qu'il avait avancé. Le Conseil décréta le divorce effectif. La femme dut partir et, peu après, l'homme l'épousa. Pour comble, on finit par enlever au forgeron jusqu'à
ses terres.
Dans le village vivait une vieille femme, restée seule, sans parent pour habiter la grande maison où elle demeurait. Quand le printemps arriva, les villageois se mirent à descendre dans
leurs champs, sauf la vieille qui, n'ayant personne à qui laisser la maison, demeurait au village. Elle vint un jour s'en plaindre au forgeron qui lui offrit de lui confectionner une serrure
que l'on pouvait fermer de l'extérieur (à l'époque, les portes ne fermaient que de l'intérieur). La serrure fut bientôt faite; la vieille ne se tenait pas de joie.
Les habitants d'Akalous, voyant que la porte de la vieille fermait de l'extérieur, vinrent tous trouver le forgeron pour avoir des serrures semblables. Ce qu'il fit, en prenant soin de garder à
chaque fois des doubles de clefs.
Un jour qu'ils manquaient de feu à la maison, le nouveau mari demanda à sa femme d'aller en chercher à la forge. Elle tenta de faire valoir qu'elle n'aurait jamais le front de se
présenter devant son ancien mari. En vain !
Il la menaça. Elle partit? Arrivée près de la porte de la forge, elle s'arrêta, n'osant entrer. Le forgeron, voyant son ombre sur le
seuil, lui demanda d'approcher.
- C'est moi, dit-elle.
- Eh bien, approche.
Elle répéta :
- C'est moi, tu ne m'as pas reconnue.
- Je sais que c'est toi, dit-il, entre.
Elle s'approcha.
- Que veux-tu ?
Elle crâna :
- Quel stratagème prépares-tu ?
Il lui répondit en vers (et sur la rime que la question elle-même comportait) :
Je suis le serviteur de tout le monde
Moi le forgeron d'Akalous
Mon âme bouleversée
Subit des épreuves à n'en pouvoir mais
Mon coeur est meurtri et écrasé
Tout miné par dedans
De grâce saints
D'Aït Meraou et d'Arous
A l'arme que je fourbis
Hommes de Dieu adaptez un manche .
De fait, à l'arme que le forgeron fourbissait, il ne manquait que le manche. Car depuis longtemps, Akalous menait la guerre contre le village voisin, qu'il avait lui même
failli détruire. Le forgeron alla trouver les notables ennemis et leur offit de leur livrer Akalous.
- Comment cela ? demandèrent-ils.
- Que la garde que vous établissez chaque nuit pour surveiller Akalous guette ma maison. Quand vous y verrez un grand feu, prenez vos armes et accourez.
Un soir de grand vent que tout le monde dormait, le forgeron se leva et, commençant par un bout du village, visita toutes les portes qu'il ferma de l'extérieur. Puis il prit une botte de
paille, la passa par la lucarne du haut de sa maison et y mit le feu. Une grande flamme s'éleva.
Les ennemis aussitôt accoururent. Ils entourèrent Akalous et y mirent le feu de partout. Quand les flammes atteignirent les premières maisons, les hommes réveillés se
précipitèrent sur leurs fusils. L'un après l'autre, ils venaient buter sur les lourdes portes de
frène fermées de l'extérieur.
Ainsi disparut le village d'Akalous
Pour l'histoire, chez-nous on dit qu'il y a eu trois survivants. Une femme qui est allée visiter ses parents qui habitaient un autre village, ainsi que ses deux enfants: Meh'rez d Kurric, qui ont fondé l'actuel village Igfilen dont les deux uniques familles du village sont :At Umeh'rez et Ikkuricen
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Di tmezgida Lqalus Taddart d izgan di ccafa Ig ga asurif gar wammus Win yettdarin tirrugza Ay aḥeddad Lqalus Anwi ik iṛẓan lḥeṛma Tasedda ur nectaq lbus Tagejdit teddam asalas Warğin tesmaẓed afus Leqniεa tgatt deg-gwayla-s Ay aḥeddad Lqalus Fellas ik εeddan tilas Ay asmi ik i&li ubeṛnus Gi ddmen tucbiḥt iqadden Isem ik ur ittexnunus Ur ittnemḍaṛ deg ssafen Ay aḥeddad Lqalus Anwi ik iṛẓan ifadden Im ur-k-ittnal umalus Ur tekniḍ I menwala Imi treggwleḍ af annuz Deg-iḍ tzemmeḍ tibbwura Ay aḥeddad Lqalus Af yiwenTaddart taṛ&a " Xedme& im-madden akw lxiṛ Nek d aḥeddad si Lqalus Ul-iw ittagwem ineqqel Ata di lhem ur ixuṣ Tundi elmaḥna d elmarta Afwad-iw &er daxel isus Akw net&aḍ a lawliya At amraw akw d At Aεṛus Aqli la neğṛa& azduz Ay at ṛebbi... Ay at ṛebbi gtas afus" Rafde&-d isem-ik mi yezdar Ger iseggwasen ad inqaṛ Af taddart iqqwlen d annaṛ Dgi d eğğa tegwnitt llater Lqub werεad d ittwabder Af yise& terriḍ-d ttaṛ |
C’est à Timezgida Lqalous 1 Village perché sur un massif Qu’il allait par monts et par vaux Celui qui cultivait la vaillance : Le forgeron de Lqalous Dont on entacha l’honneur La panthère 2 désintéressée Poutre 3 soutient du piédroit Qui jamais n’exhala de soupir S’accommodant de ce dont elle disposait Ô forgeron de Lqalous C’est à cause d’elle qu’ils te provoquèrent Néfaste ce jour où, enveloppé dans ta chape, Fut ravie la Belle au port olympien Mais ton nom toujours immaculé Ne sera jamais foulé aux pieds Ô forgeron de Lqalous Qui sont-ils ceux-là qui t’entamèrent. Puisqu’aux heurts tu résisteras Refuser de courber l’échine Puisque tu ne voulus point d’avanie Tu te soulevas par une nuit sans lune Seul contre tous Ô forgeron Le village devient un brasier Je suis le serviteur de tout le monde Moi le forgeron de Lqalous Mon âme bouleversée Subit des épreuves à n’en pouvoir mais Mon cœur est meurtri et écrasé Tout miné par dedans De grâces saintes D’Ait Meraon er d’Arous A l’arme que je fourbis Homme de Dieu adaptez un manche Par cette ode j’évoque ton nom Et le sort de la nuit des temps En ce village rasé jusqu’à l’herbe Où tu laissas ta trace d’homme Atteint dans sa dignité Mais qui eut raison des injustes |
Le Passé d'un village
AHITOS, HISTOIRE DU FORGERON Ou les secrets de la trempe du fer
Ahitos, histoire du forgeron est un modeste ouvrage publié à compte d’auteur retraçant la vie d’un homme ayant marqué par son métier l’histoire et la sociologie de la
Kabylie et d’une partie de l’Algérie. L’auteur, Aliane Abdelkrim, un chirurgien dentiste ayant déjà à son actif un ouvrage scientifique, a eu essentiellement recours à la tradition orale pour
écrire et reconstituer la vie d’Ahitos, pionnier de la forge et de la maréchalerie en Algérie, un métier bien ancré dans les légendes qui se sont perdues dans la nuit des temps, notamment en
Afrique où l’ancêtre du forgeron est considéré comme le sauveur de l’humanité.
C’est lui qui fabrique la lame qui coupe le cordon ombilical, qui fabrique la charrue pour labourer la terre, la pioche qui creuse la tombe… Il est à l’origine de la vie et de la mort. Dans les
relations sociales, il témoigne de la même attitude suggestive de l’apaisement et de la conciliation. Ahitos, signifiant dans certaines régions de Kabylie forgeron, a installé son atelier au
milieu du XVIIIe siècle à Ath-Ydjeur, actuellement Bouzeguène, sur les terres du saint homme Sidi Moussa, son ami et confident. D’où vient ce savoir-faire exceptionnel et comment a-t-il percé
les secrets de la trempe du fer, de sa fusion et de sa soudure réalisée par simple aspersion de fines poussières “tafza” après fusion à une haute température ? Ahitos et sa progéniture
“Ihitoussen”, qui est aussi le nom de son village, fabriquaient eux-mêmes leurs enclumes dans la fonderie artisanale du village (certaines sont exposées dans le musée de l’association) et leurs
soufflets. Un modèle de forme horizontale dit “à la caucasienne” dont la représentation figure sur certaines stèles romaines se trouve au musée du Louvre après avoir été dérobée à l’atelier par
l’armée coloniale. Outre le matériel aratoire, ces forgerons réalisaient aussi des lampes à huile et des armes anciennes et de la poudre. Le projet de construction d’un atelier de fabrication
de ce type d’objets artisanaux prévoyant 39 emplois permanents a été retenu dans le plan quinquennal 1965/69 mais le projet entamé au chef-lieu a été transformé en siège de la défunte
entreprise communale. Les armes à feu d’Ihitoussène serviront durant l’insurrection armée de 1871, à la révolte d’El-Mokrani et de Chikh Ahedad et à la bataille d’Icherriden. Dans son livre les
Justes, l’écrivain et historien Boukhalfa Bitam raconte comment les armes fabriquées à Ihitoussène étaient transportées à dos de mulet vers les ateliers de haute précision des Ath-Yenni où
elles subissaient les finitions . En 1908, ces forgerons arrivaient à frapper de la fausse monnaie pour perturber l’économie coloniale de l’époque et 18 d’entre les faux monnayeurs périront
dans les geôles de Lambèse. Aujourd’hui encore, les vieux taxent de “ assekak” (fabricant de fausses monnaies) les fourbes. La progéniture de Ahitos s’enrichira d’un nouveau venu, un Alsacien-
Lorrain répondant au nom de Hoffman chassé de chez lui après l’annexion de sa province à l’empire allemand de Bismark en 1870. Il embrassa l’islam et prit pour nom Abdelli. Concepteur de la
première serrure de la région, il avait de vastes connaissances, notamment en médecine, et était considéré comme un génie. La réputation de ces forgerons dépasse largement les frontières de la
Kabylie pour gagner les bourgs et les villes à vocation agricole de l’est du pays de Tazmalt à Oued Zenati dans la wilaya de Guelma, Bordj Bou Arréridj, Setif, Batna, Khenchela, Aïn Beïda, Oum
El Bouaghi… participant de ce fait à la survie de l’économie rurale nationale en périodes de famine et de disette. Dans la région, ces forgerons se faisaient payer en nature une fois l’an en
période de récolte dans une ambiance festive. Les souvenirs sont encore vivaces chez les vieux. Le livre est introduit par un témoignage manuscrit de Germaine Laoust Chantreaux auteur d’une
photo d’époque prise entre 1935 et 1937 alors qu’elle était directrice de l’ouvroir de filles de Aït- Hichem. Bien que méritant lecture et pleine estime, cet ouvrage qui a le mérite d’exister
est loin de restituer la dimension humaine et la grandeur d’hommes vivant au cœur d’une solidarité sans faille. Les interdépendances qui lient l’esprit de cette époque ne sont que
superficiellement mis en valeur dans ce modeste ouvrage.(S. HAMMOUM Le Soir d'Algerie 2004)
A lire
En octobre 2008 plus de 100 000 marins du pays ont entamé une grève d'embarquement dont l'unique motif était leur protection des pirates somaliens, en effet rien qu'en 2008 200 marins hindous ont été kidnappés par des pirates somaliens et 74 attaques ont été commis sur ds navires dont leurs equipages est composé majoritairement d'hindous. Selon l'assocaition national des marins d'Inde ( National Union of Seafarers of India) plus de 150 000 marins hindous travaillent dans cette région à risque de Corne d'Afrique.(depuis the National.ae)
En 1905 les marins russes du cuirassée Potemkine refusent de manger de la nourriture avarié, ce fut la goute qui deborda le vase et qui declencha l'une de mutineries les plus dramatiques et celebres dans le monde..
En 1966 bien avant les mineurs et Margareth Thatcher, L'Angleterre a eu à affronter la plus grande grève de son histoire lors tout les marins affiliés à la redoutable association National Union of Seamen (NUS) ont entamé une grève au finish avec comme principale revendication l'augmentation des salaires.
Le premier ministre britannique de l'époque Harold Wilson n'a trouvé mieux que de déclarer l'Eat d'urgence dans le pays pour faire face à ce qu'il appelait le syndrome communiste.
A note qu'en 1990, le syndicat NUS a fusionné avec l'Union nationale des cheminots pour former l'Union nationale des transports ferroviaires, maritimes et des ouvriers du transport (RMT)
En mars 1987, des troupes de l'armée brésilienne ont envahi 30 ports pour déloger 55 000 travailleurs des raffineries de la compagnies national Petrobras, des dockers et des marins qui avait entamé une grève déclarée illegal par la cour de travail. Un mois plus tard ce fut le tour des travailleurs des banques brésiliennes de se mettre à leurs tour en grève, ce qui a emmené le pays à la banqueroute.
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