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elmouja- la vague

Tout près de la mer, d'autres métiers

7 Janvier 2012 , Rédigé par Gildon Publié dans #Pied à terre

 

Si un autochtone des pays de golfe vous invitent pour un week-end ,ne vous attendez pas à visiter un gratte-ciel, il va  tout simplement vous conduire loin de ce monde moderne, dans un lieu ou règne le silence et la méditation à savoir une tente en plein désert, quelque soit le degré de modernité atteint par ces pays, les traditions de leurs aieux ne sont jamais loin.

 L'Algérie est peut être le seul pays au monde ou des métiers meurent, hélas nous enfants nous connaîtrons pas peut être le  forgeron du village, le cordonnier du quartier, le vendeur à cheval des fruits secs, l'utilité du caroube, la fabrique des capres, la récolte d'alfa, le marchand du sel, le potier de Maatkas, le dinandier de  Sidi Mabrouk, les caleches des marchés ou encore la kachabia d'Aflou .

 

 Voici un article du journal El Watan qui nous fait découvrir un métier en voie de disparition, dommage

 

 Le dernier Forgeron.


Hamid Amara, un quadragénaire forgeron dans la ville d’Azazga, est resté quasiment seul à encore exercer ce métier dans cette région où la population, majoritairement paysanne, vit de l’activité agricole et pastorale.forgeron-azazga-rogn_811047.jpg

 

  Depuis son enfance, Hamid aimait ce métier de son père, Si Lakhdar Amara, décédé en 2008. Il l’a repris par respect à son père, qui, lui-même, en avait fait autant. «Notre famille est originaire des Ihitossene, dans la commune de Bouzeguene, un village réputé pour ses forgerons qui pratiquaient ce métier de père en fils depuis des siècles».
Il est appelé «village à 7 enclumes» où l’on donne encore des cours d’apprentissage aux jeunes. «Mes aïeux fabriquaient même des armes lors des insurrections en Kabylie au milieu du 19ème siècle, utilisées contre le colonialisme français, comme c’était le cas aussi lors de la guerre de libération», nous apprend ce forgeron. «J’aime la forge, mais malheureusement c’est un métier qui s’étiole au fur et à mesure que se déclinent l’agriculture et les fellahs».

Pourtant, selon cet artisan, même des tourneurs en mécanique ont recours au service du forgeron pour tremper, par exemple, leurs diverses pièces de véhicules. Cette façon de durcir une pièce d’acier, juste ce qu’il en faut, ou de l’amollir autant, n’est généralement maitrisée que par des forgerons de métier. Jadis, les paysans de Kabylie ne peuvent s’en passer du forgeron pour affuter ou réparer leurs pioches, crochets, bêches, socs à araire, haches, barre à mine, burins, ainsi que pour ferrer leurs bêtes de somme.
En cette période de récolte des olives et autres travaux de sarclage, les fellahs se servent des haches fabriquées par des forgerons, impératives dans la taille des arbres fruitiers comme l’olivier.

A pareille période, les forgerons rendent encore de précieux services aux vieilles femmes rurales auxquelles ils conçoivent de légères bêches pour l’entretien de jardins, le binage de carrés de semences (navets, céréales, fèves, oignons, ail…). Sans rentabilité palpable, Hamid Amara continue tout de même à exercer ce métier, surtout en hommage à son père et pour rendre service aux amis.
Il achète à 8000 DA le quintal de charbon de houille, car le coke, cet autre charbon plus résistant, coûte plus cher (9000 DA/Q). Notre forgeron n’est pas enthousiaste concernant la relève, prédisant même la disparition de ce métier avec l’extinction progressive de l’agriculture traditionnelle. (El Watan 07/01/12 par Salah Yermèche)

   

 

Quelques  brefs sur ce métier

 

  •  Le forgeron de Kalous " aheddad n'kalous"Il existe plusieurs écrits sur cette belle légende à savoir le Forgeron de Kalous " Aheddad n' kalous", je m'arrête à celle rapporté par notre grand écrivain la regretté Mouloud Mammeri , légende parut dans les poèmes kabyles anciens 1976.

 

Au village d'Akalous habitait un riche forgeron, mari d'une jolie femme. Un jour que les hommes devisaient sur la place, l'un d'eux se fit fort de ravir au forgeron son épouse pourvu que, le moment venu, les autres témoignent en sa faveur. Ils jugèrent d'abord le projet insensé, puis finir par s'y rallier.

L'homme se rendit auprès du Conseil du village, auquel il annonça qu'il avait entendu le forgeron répudier sa femme par trois fois, selon le rite. Celle-ci était donc libre et il allait, lui, l'épouser. Devant l'étonnement des conseillers, il offrit de présenter des témoins. Tous ceux qui avaient été avec lui sur la place virent confirmer ce qu'il avait avancé. Le Conseil décréta le divorce effectif. La femme dut partir et, peu après, l'homme l'épousa. Pour comble, on finit par enlever au forgeron jusqu'à ses terres.

Dans le village vivait une vieille femme, restée seule, sans parent pour habiter la grande maison où elle demeurait. Quand le printemps arriva, les villageois se mirent à descendre dans leurs champs, sauf la vieille qui, n'ayant personne à qui laisser la maison, demeurait au village. Elle vint un jour s'en plaindre au forgeron qui lui offrit de lui confectionner une serrure que l'on pouvait fermer de l'extérieur (à l'époque, les portes ne fermaient que de l'intérieur). La serrure fut bientôt faite; la vieille ne se tenait pas de joie.

Les habitants d'Akalous, voyant que la porte de la vieille fermait de l'extérieur, vinrent tous trouver le forgeron pour avoir des serrures semblables. Ce qu'il fit, en prenant soin de garder à chaque fois des doubles de clefs.

Un jour qu'ils manquaient de feu à la maison, le nouveau mari demanda à sa femme d'aller en chercher à la forge. Elle tenta de faire valoir qu'elle n'aurait jamais le front de se présenter devant son ancien mari. En vain !
Il la menaça. Elle partit? Arrivée près de la porte de la forge, elle s'arrêta, n'osant entrer. Le forgeron, voyant son ombre sur le seuil, lui demanda d'approcher.
- C'est moi, dit-elle.
- Eh bien, approche.
Elle répéta :
- C'est moi, tu ne m'as pas reconnue.
- Je sais que c'est toi, dit-il, entre.
Elle s'approcha.
- Que veux-tu ?
Elle crâna :
- Quel stratagème prépares-tu ?
Il lui répondit en vers (et sur la rime que la question elle-même comportait) :

Je suis le serviteur de tout le monde
Moi le forgeron d'Akalous

Mon âme bouleversée
Subit des épreuves à n'en pouvoir mais

Mon coeur est meurtri et écrasé
Tout miné par dedans

De grâce saints
D'Aït Meraou et d'Arous

A l'arme que je fourbis
Hommes de Dieu adaptez un manche .

De fait, à l'arme que le forgeron fourbissait, il ne manquait que le manche. Car depuis longtemps, Akalous menait la guerre contre le village voisin, qu'il avait lui même failli détruire. Le forgeron alla trouver les notables ennemis et leur offit de leur livrer Akalous.
- Comment cela ? demandèrent-ils.
- Que la garde que vous établissez chaque nuit pour surveiller Akalous guette ma maison. Quand vous y verrez un grand feu, prenez vos armes et accourez.

Un soir de grand vent que tout le monde dormait, le forgeron se leva et, commençant par un bout du village, visita toutes les portes qu'il ferma de l'extérieur. Puis il prit une botte de paille, la passa par la lucarne du haut de sa maison et y mit le feu. Une grande flamme s'éleva.

Les ennemis aussitôt accoururent. Ils entourèrent Akalous et y mirent le feu de partout. Quand les flammes atteignirent les premières maisons, les hommes réveillés se précipitèrent sur leurs fusils. L'un après l'autre, ils venaient buter sur les lourdes portes de frène fermées de l'extérieur.

Ainsi disparut le village d'Akalous

Pour l'histoire, chez-nous on dit qu'il y a eu trois survivants. Une femme qui est allée visiter ses parents qui habitaient un autre village, ainsi que ses deux enfants: Meh'rez d Kurric, qui ont fondé l'actuel village Igfilen dont les deux uniques familles du village sont :At Umeh'rez et Ikkuricen

 

 

  •  L'ethnologue franco-algérien Jean Servier 1918-2000) nous apprend par exemple qu'un forgeron dans un village kabyle n'a pas le droit de cultiver la terre, mi il reçoit à la moisson un double décalitre "guelva" de mélange de blé, d'orge et de feves et avant les labours un décalitre de figues seches, en contre partie, il doit assuré l'entretien et la réparation des instruments agricoles , faucilles, haches, la houe ou encore l'araire, en outre à chaque mariage il doit fournier le paigne à tasser les fils et les pinces de fer pour le tissage.
  •  L'articte compositeur et chanteur Mennad enregistraen 1980 cette légende dans une belle chanson  Aḥeddad Lqalus dans son premier 33 tours "Amedyaz Bumendayer" avec 10 chansons. Il brosse un portrait intimiste de la société kabyle qu'il décrit de manière magistrale. Cinq poèmes sur les 10 sont de Amar Mezdad, écrivain en kabyle et médecin, un de Hadjira Oubachir (aheddad  lQalous), poétesse, actrice et animatrice à la chaîne II. Les autres textes sont de Mennad.

  • Di tmezgida Lqalus    
    Taddart d izgan di ccafa
    Ig ga asurif gar wammus
    Win yettdarin tirrugza
    Ay aḥeddad Lqalus
    Anwi ik iṛẓan lḥeṛma

    Tasedda ur nectaq lbus
    Tagejdit teddam asalas
    Warğin tesmaẓed afus
    Leqniεa tgatt deg-gwayla-s
    Ay aḥeddad Lqalus
    Fellas ik εeddan tilas

    Ay asmi ik i&li ubeṛnus
    Gi ddmen tucbiḥt iqadden
    Isem ik ur ittexnunus
    Ur ittnemḍaṛ deg ssafen
    Ay aḥeddad Lqalus
    Anwi ik iṛẓan ifadden

    Im ur-k-ittnal umalus
    Ur tekniḍ I menwala
    Imi treggwleḍ af annuz
    Deg-iḍ tzemmeḍ tibbwura
    Ay aḥeddad Lqalus
    Af yiwenTaddart taṛ&a

    " Xedme& im-madden akw lxiṛ
    Nek d aḥeddad si Lqalus
    Ul-iw ittagwem ineqqel
    Ata di lhem ur ixuṣ
    Tundi elmaḥna d elmarta
    Afwad-iw &er daxel isus
    Akw net&aḍ a lawliya
    At amraw akw d At Aεṛus
    Aqli la neğṛa& azduz
    Ay at ṛebbi...
    Ay at ṛebbi gtas afus"

    Rafde&-d isem-ik mi yezdar
    Ger iseggwasen ad inqaṛ
    Af taddart iqqwlen d annaṛ
    Dgi d eğğa tegwnitt llater
    Lqub werεad d ittwabder
    Af yise& terriḍ-d ttaṛ
           
    C’est à Timezgida Lqalous 1
    Village perché sur un massif
    Qu’il allait par monts et par vaux
    Celui qui cultivait la vaillance :
    Le forgeron de Lqalous
    Dont on entacha l’honneur

    La panthère 2 désintéressée
    Poutre 3 soutient du piédroit
    Qui jamais n’exhala de soupir
    S’accommodant de ce dont elle disposait
    Ô forgeron de Lqalous
    C’est à cause d’elle qu’ils te provoquèrent

    Néfaste ce jour où, enveloppé dans ta chape,
    Fut ravie la Belle au port olympien
    Mais ton nom toujours immaculé
    Ne sera jamais foulé aux pieds
    Ô forgeron de Lqalous
    Qui sont-ils ceux-là qui t’entamèrent.

    Puisqu’aux heurts tu résisteras
    Refuser de courber l’échine
    Puisque tu ne voulus point d’avanie
    Tu te soulevas par une nuit sans lune
    Seul contre tous Ô forgeron
    Le village devient un brasier

    Je suis le serviteur de tout le monde
    Moi le forgeron de Lqalous
    Mon âme bouleversée
    Subit des épreuves à n’en pouvoir mais
    Mon cœur est meurtri et écrasé
    Tout miné par dedans
    De grâces saintes
    D’Ait Meraon er d’Arous
    A l’arme que je fourbis
    Homme de Dieu adaptez un manche

    Par cette ode j’évoque ton nom
    Et le sort de la nuit des temps
    En ce village rasé jusqu’à l’herbe
    Où tu laissas ta trace d’homme
    Atteint dans sa dignité
    Mais qui eut raison des injustes

    • Paroles de Hadjira Oulbachir
    • Musique de Mennad
    • Traduction de Mennad

  Le Passé  d'un village 

 

AHITOS, HISTOIRE DU FORGERON Ou les secrets de la trempe du fer

 Ahitos, histoire du forgeron est un modeste ouvrage publié à compte d’auteur retraçant la vie d’un homme ayant marqué par son métier l’histoire et la sociologie de la Kabylie et d’une partie de l’Algérie. L’auteur, Aliane Abdelkrim, un chirurgien dentiste ayant déjà à son actif un ouvrage scientifique, a eu essentiellement recours à la tradition orale pour écrire et reconstituer la vie d’Ahitos, pionnier de la forge et de la maréchalerie en Algérie, un métier bien ancré dans les légendes qui se sont perdues dans la nuit des temps, notamment en Afrique où l’ancêtre du forgeron est considéré comme le sauveur de l’humanité.ahitos
C’est lui qui fabrique la lame qui coupe le cordon ombilical, qui fabrique la charrue pour labourer la terre, la pioche qui creuse la tombe… Il est à l’origine de la vie et de la mort. Dans les relations sociales, il témoigne de la même attitude suggestive de l’apaisement et de la conciliation. Ahitos, signifiant dans certaines régions de Kabylie forgeron, a installé son atelier au milieu du XVIIIe siècle à Ath-Ydjeur, actuellement Bouzeguène, sur les terres du saint homme Sidi Moussa, son ami et confident. D’où vient ce savoir-faire exceptionnel et comment a-t-il percé les secrets de la trempe du fer, de sa fusion et de sa soudure réalisée par simple aspersion de fines poussières “tafza” après fusion à une haute température ? Ahitos et sa progéniture “Ihitoussen”, qui est aussi le nom de son village, fabriquaient eux-mêmes leurs enclumes dans la fonderie artisanale du village (certaines sont exposées dans le musée de l’association) et leurs soufflets. Un modèle de forme horizontale dit “à la caucasienne” dont la représentation figure sur certaines stèles romaines se trouve au musée du Louvre après avoir été dérobée à l’atelier par l’armée coloniale. Outre le matériel aratoire, ces forgerons réalisaient aussi des lampes à huile et des armes anciennes et de la poudre. Le projet de construction d’un atelier de fabrication de ce type d’objets artisanaux prévoyant 39 emplois permanents a été retenu dans le plan quinquennal 1965/69 mais le projet entamé au chef-lieu a été transformé en siège de la défunte entreprise communale. Les armes à feu d’Ihitoussène serviront durant l’insurrection armée de 1871, à la révolte d’El-Mokrani et de Chikh Ahedad et à la bataille d’Icherriden. Dans son livre les Justes, l’écrivain et historien Boukhalfa Bitam raconte comment les armes fabriquées à Ihitoussène étaient transportées à dos de mulet vers les ateliers de haute précision des Ath-Yenni où elles subissaient les finitions . En 1908, ces forgerons arrivaient à frapper de la fausse monnaie pour perturber l’économie coloniale de l’époque et 18 d’entre les faux monnayeurs périront dans les geôles de Lambèse. Aujourd’hui encore, les vieux taxent de “ assekak” (fabricant de fausses monnaies) les fourbes. La progéniture de Ahitos s’enrichira d’un nouveau venu, un Alsacien- Lorrain répondant au nom de Hoffman chassé de chez lui après l’annexion de sa province à l’empire allemand de Bismark en 1870. Il embrassa l’islam et prit pour nom Abdelli. Concepteur de la première serrure de la région, il avait de vastes connaissances, notamment en médecine, et était considéré comme un génie. La réputation de ces forgerons dépasse largement les frontières de la Kabylie pour gagner les bourgs et les villes à vocation agricole de l’est du pays de Tazmalt à Oued Zenati dans la wilaya de Guelma, Bordj Bou Arréridj, Setif, Batna, Khenchela, Aïn Beïda, Oum El Bouaghi… participant de ce fait à la survie de l’économie rurale nationale en périodes de famine et de disette. Dans la région, ces forgerons se faisaient payer en nature une fois l’an en période de récolte dans une ambiance festive. Les souvenirs sont encore vivaces chez les vieux. Le livre est introduit par un témoignage manuscrit de Germaine Laoust Chantreaux auteur d’une photo d’époque prise entre 1935 et 1937 alors qu’elle était directrice de l’ouvroir de filles de Aït- Hichem. Bien que méritant lecture et pleine estime, cet ouvrage qui a le mérite d’exister est loin de restituer la dimension humaine et la grandeur d’hommes vivant au cœur d’une solidarité sans faille. Les interdépendances qui lient l’esprit de cette époque ne sont que superficiellement mis en valeur dans ce modeste ouvrage.(S. HAMMOUM Le Soir d'Algerie 2004)

 

A lire

  • Poèmes kabyles ancien de Mouloud Mammeri, Maspero,1980
  • Au Forgeron de Batna de Jean Pierre Marin,l'Harmattan, 2005
  • Tradition et civilisation berbères de Jean Servier,Le Rocher, 1985.
  • Ahitos,histoire du foregeron d'Ihitoussene par Dr Abdelkrim Aliane, Alger 2006

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MOH AMZIL 21/04/2012 23:41


A propos de forgeron à Azazga.


Hamid n’est pas le dernier forgeron de cette ville. Un autre forgeron subsiste encore en ce lieu. Il se nomme Hammoum
El-Haddi. Tous deux sont originaires du célèbre village des forgerons « IHITOUSSENE ».


D’ailleurs, nous saisissons cette occasion pour remercier les membres et Monsieur le Président de l’APC pour avoir bien
voulu concédé à El-Haddi une parcelle de terrain servant de base à la réalisation d’une forge et de lui avoir permis  de continuer à exercer ce métier ancestral, principale source de
ses revenus. La forge se trouve en face de la protection civile.


Cordialement.

Gildon 24/04/2012 17:35



Merci pour l'info, tanemirt



MOH AMZIL 21/04/2012 20:56


HISTOIRE DES FORGERONS D'IHITOUSSENE :


Il semble que tout  le monde s'intéresse à l'histoire du village Ihitoussène. C'est  bien mais il faut  entreprendre des recherches sérieuses et produire des témoignages vivants pour ne pas dire
n'importe quoi. Il ne faut pas que cette histoire reste, tout simplement, que des sentiments éprouvés ou poétiques dédiés à sa renommée.


Il est de notre devoir de réagir face à tout ce qui se dit autour du forgeron et du village Ihitoussène.


Concernant certaines publications sur Ahitos, je dois dire que c'est  l'histoire de la mythologie grecque : Apparenter
le forgeron d'Ihitoussène au Dieu du feu et de la forge relève d'une pure utopie et d'une mystification de l'histoire.


On ne peut pas déterminer l'origine d'une personne sur une simple indication de nom ou d'un témoignage d'un tiers peu crédible. Beaucoup de pseudonymes se
ressemblent ;  Ils se rencontrent un peu partout dans le monde : Au Maroc, en Algérie, en Espagne, en Europe...


La recherche entreprise est vraiment simple et limitée ;  elle n'apporte aucun élément nouveau vérifiable. Nul n'est en
mesure d'affirmer l'origine du forgeron car sa descendance ne se souvient pas de lui, ni d'où il vient.


Les versions rapportées ne sont pas fondées et sont  imaginatives. C"est l'expression d'un zèle soutenu. Il n'y
a  aucun rapport entre les Phéniciens qui viennent d'Asie-Mineure et l'Européen originaire d'Alsace-Lorraine annexée en 187O à la Prusse. En outre,
pour l'ancêtre des Abdelli,  il y a confusion. On ne sait pas si c'est le Français qui porte le nom d’Abdallah ou c'est son fils ?


Les familles n'ont aucun souvenir de ces Martyrs de 1857 et de 1871. Cette période héroïque est méconnue de tous. En 1871,  Hammou Bachir avait plus de 70 ans. Je ne vois pas comment peut-il faire la guerre à cet âge-là. Il y a confusion d'époque.  Les gens cités, ayant participé aux différentes batailles, sont-ils morts ou  ont-ils survécu ?


Les citoyens d'Ihitoussène ne se retrouvent plus devant toutes ces déclarations, parfois, infondées. Il faut revisiter l'histoire, interroger la mémoire collective,
en entreprenant des recherches plus sérieuses et approfondies.


Emportées par une vive euphorie, certaines personnes se sont appropriées ce créneau et en font leur commerce quotidien sur Internet jusqu'à créer une confusion
générale.


Voici  quelques exemples d'incohérence dans les récits publiés à ce jour :


- Au XVIIe siècle, les forgerons prenaient  le train. A cette époque, le train n'avait pas encore sifflé !


- La famille Allem a migré en 175O : A cette date Ahitos venait tout juste de s'installer  ;  ses enfants ne sont, peut-être même pas nés.


- La forge d'Ihitoussène est pionnière dans la région et même dans le Maghreb : La forge a existé depuis  la nuit des
temps et un peu partout dans le monde, au Maroc, en Afrique du Nord, en Kabylie et dans certains villages. Il parait que la forge de Bouzeguène-village a précédé celle de Ahitos, quoique de
moindre importance ; toutefois cette affirmation est à vérifier dans le milieu des Ath-Idjeur.


- A ceux qui disent que Ahitos était monté de Ouizgane, je réponds qu'il avait fréquenté des artisans de ce hameau, mais n'est pas originaire de ce lieu.


- Hitache Mohand qui prétend avoir visité l'atelier de Ahitos installé à Hidous (Rif-Maroc), doit donner des détails. Le Maroc est tout juste à côté.


- La famille Abdelli n'est pas en mesure de raconter son histoire et de dire la vérité sur son origine, pourtant cela date d'hier. En outre, pour l'ancêtre des
Abdelli,  il y a confusion. On ne sait pas si c'est le Français qui porte le nom d’Abdallah ou c'est son fils ? Conformément à la généalogie de cette
famille, son arrivée au village ne peut se situer qu'aux environs de 1870 ! Ses descendants sont inscrits dans l'état-civil.


- Les frères Hitachi (Ameziane, Kaci, Hamou, Said) ne pouvaient pas migrer en 1830 ; ils ne sont pas encore nés. A moins que c'était leur grand-père.


- Faute de généalogie préétablie, il est difficile de situer toute descendance ou événement précis.


- La réussite d’Ahitos et de ses enfants est le resultat  de leur travail. La bénédiction des marabouts voisins ou
d'ailleurs  n'a jamais fait effet sur cet art. C'est à la force de leurs bras et à la sueur de leur front qu'ils se sont  forgés cette renommée : «C'est en forgeant qu'on devient forgeron".


Les prières sont vaines  et inutiles dans ce métier qui exige force et adresse.


- Le pelerinage  à Bajou est une coutume perpétuée par les marabouts qui continuent à profiter de la naïveté des Fils
de Ahitos. Cette tradition ancestrale ne date pas de 350 ans ;  elle est à peine de 250 années.


- On ne connait pas la date exacte de la photo des vieux forgerons d'Ihitoussène. Les personnages ne sont pas tous identifés. Les gens butent encore sur la personne
de Hadj Amar ou celle du frère d’Oubessaï.


En conclusion, rien n'est encore fait ; beaucoup de travail reste à accomplir pour connaître l'histoire de ce village qui garde encore jalousement ses secrets. Il
faut rechercher la solution chez  nous, la Grèce antique est très loin ! L’oralité peut être une source d’erreurs. Les témoignages relatifs aux
événements passés se sont  modifiés aux cours des âges.

behri16 15/02/2012 08:16


Salam


j'ai appris le deces du Cdt Haciane,El Hadj Haciane,Allah yerrahmou.


vives condoleances et qu'Allah l 'acceuille en son vaste paradis.


Digne dans le travail,Digne dans la mort.

le marin 09/02/2012 12:42


salam oualikoum,alors comment ça se fait vous avez laissez tomber le site,sa fais un bout temps qu'on a pas eux des commentaire de votre part, alors courage et avant toute il faut
donner sur informations sur la compagnie cnan, moi j'ai apris que la compagnie, a repris le nedroma et nemamcha sont rentre a alger puis ils sont entraine de repeindre tout les cheminee des ibn
le djorf khaldoun2, et sina2, ainsi que djurjura,ils sont aussi recuperer le serssous de chez rabrab,puis ils sont relachez l'encient directeur de prison pour qu'il integre son poste de dirigent
de la cnan,alors félicitation


bonne journée & a bientot signature le marin -bahria wala batalna


ya yama hazmili sarwali rani rayah a naviguer


 

Gildon 10/02/2012 14:13



Merci khoya,c'est vrai le blog somnole chwiya, brefs les infos ça peut venir de partout, elles sont encore meilleurs quant elles viennenet des gens de métier comme vous, donc un grand merci pour
l'info.


Cette année nous celebrerons 50 ans d'independance, 50  ans de croisières pour certains et de de mal de mer pour d'autres , j'attends avec plaisir les temoignages des anciens marins, mais ou
sont-ils?



le marin 19/01/2012 09:05


salam waalikoum,chers marins je vous signale les décés des commandants ABED ET MEZREGUE Que dieu les gardes au paradis ils nous ont quitter le mois de novembre 2011 allah yarhamhoum