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elmouja- la vague

news et agenda nautique- été 2011

29 Mai 2011 , Rédigé par Gildon Publié dans #Au delà des mers

 En attendant les grandes vacances et après quelques mois d'hibernation, voici quelques nouvelles d'ici et là.

Marins algériens otages de pirates somaliens

Le cauchemar continue......

Cent quarante-deux jours. Cela fait près de 5 mois que 17 marins algériens sont retenus en otages par des pirates somaliens. 

El Watan 23.05.11


Les membres de l’équipage du vraquier MV Blida avaient été arraisonnés au large des côtes somaliennes, le 1er janvier de l’année en cours. Depuis, les familles de ces marins n’ont de cesse de frapper à toutes les portes afin que leur soient rendus époux, pères, fils et frères. Mais la «pêche aux nouvelles» s’avère la plupart du temps maigre. «Notre dernier contact avec eux remonte au 12 avril, journée durant laquelle les familles ont reçu des appels téléphoniques des prisonniers», relate M. Aït Ramdane, fils de l’un des prisonniers. Au cours de cet entretien téléphonique, le père du jeune homme affirme être, dans la mesure du possible, en bonne santé. Mais ce qui inquiète au plus haut point le fils est son état d’esprit.

«Les otages sont très amoindris psychologiquement. Ils sont à bout de nerfs, dangereusement angoissés et en détresse. Leurs conditions de détention sont très difficiles», s’inquiète M. Aït Ramdane. «Ils sont sains et saufs. Leur carrière de marin les a conditionnés à l’isolement, l’éloignement, et autres conditions extrêmes. Seulement, le facteur temps est déterminant», explique quant à lui Nacer Mansouri, directeur général d’International Bulk Carriers (IBC), armateur du MV Blida.
Quid des négociations et de leur état d’avancement ? Il semblerait que seul l’affréteur jordanien Lead Arrow détienne la réponse. «Ceux-ci nous informent régulièrement de la situation des marins, mais pas du déroulement des discussions, et encore moins de leur contenu», garantit M. Mansouri. Ce qui ne rassure pas pour autant les proches des prisonniers, «usés» par l’attente et l’ignorance.

Ils comptent d’ailleurs organiser un sit-in devant le siège, sis à Hydra, de la direction d’IBC demain. Manifestation à laquelle les familles des otages espèrent voir participer le plus de citoyens possible, touchés directement ou pas par cet enlèvement.
Et ce afin de faire croître la mobilisation, quasi-inexistante, autour de cette cause, et ainsi «faire pression sur les autorités». «Ce rassemblement fait suite à celui organisé, il y a 3 semaines, devant le ministère des Affaires étrangères, et au cours duquel nous avons introduit une demande de réception au secrétaire général du ministère. Requête qui n’a pas été honorée», s’indigne le jeune homme.

 

 

 

SOS de marins algériens


  Nedroma.jpg

Dans une lettre adressée à notre rédaction, l’équipage du navire « Nedroma » lance un SOS à l’adresse des responsables du secteur du transport maritime et en particulier ceux du groupe CNAN, partenaire d’un armateur jordanien.

Le navire a été affrété à la Sekur Holding de nationalité grecque. Les 18 membres algériens de cet équipage relatent leur calvaire qui a commencé en septembre 2010 lorsqu’ils ont regagné le navire en Malaisie en compagnie du reste du personnel, à savoir 4 Ukrainiens et 11 Philippins.

Une fois en mer, les membres de l’équipage n’ont pas perçu leurs salaires au bout du premier mois et les démarches entreprises auprès de leur employeur n’ont abouti que sur une simple promesse de perception de leurs dus au bout du second mois d’exercice. De port en port et au bout du second mois, la promesse n’a pas été tenue et la réponse des responsables de la Sekur Holding n’a pas changé d’un iota et les marins ont espéré avoir enfin leurs salaires, espérant que cette fois l’engament sera tenu. Cependant, au bout de 6 mois, les marins algériens sont restés sans salaires. Et le drame est que le contrat de travail les liant avec le groupe CNAN venait d’expirer.

Aujourd’hui, ils sont à leur 8ème mois et les salaires ne sont pas encore versés. Le drame de ce personnel navigant est que le navire a accosté au port chinois de Shanghai pour des travaux d’entretien et les contacts avec l’armateur jordanien n’ont pas abouti. La réponse de ce dernier est surprenante  : « Vous avez patienté 6 mois, alors patientez encore ». Leurs déboires continuent en apprenant tout récemment que leur employeur, le grec Sekur, a versé 50.000 dollars au titre des salaires de l’équipage et que cette somme a été détournée par un employé de cet opérateur qui une fois à bord aurait versé les salaires des 4 Ukrainiens, avant de disparaître dans la nature depuis 15 jours.

Comme réaction à cette arnaque, les membres de l’équipage algérien ont décidé d’observer une grève et la reprise est conditionnée par le versement de leurs arriérés de salaires. De ce fait, ils se retrouvent dans une situation humanitaire difficile et ils soulignent qu’ils sont devenus otages de ce navire comme le sont leurs collègues du « Blida » entre les mains des pirates somaliens. Ils s’interrogent sur la nature de ce partenariat avec des armateurs qui n’ont d’armateur que l’appellation et qui font fi de toutes les clauses du contrat passé avec la partie algérienne. ( le Quotidien d'Oran 24/05/2011)

 

 

Quelques etudes scientifiques autour du littoral algérien

 

Risques sismiques sur le littoral : Prévenir avant de subir


La gestion des risques sismiques sur le littoral a été au centre des débats, hier, à l’université de Bab Ezzouar (Alger) à l’occasion d’une journée d’information sur les risques côtiers.siesmealgerie.jpg

Organisée par le Réseau algérien des sciences de la mer (RASMER), cette rencontre qui coïncide avec la commémoration du 8e anniversaire du violent séisme de Boumerdès a été mise à profit par les scientifiques pour soulever le problème «d’inexistence» de données scientifiques qui sont vitales pour pouvoir construire des infrastructures côtières ou du moins proches du littoral. Les spécialistes de l’exploration du fond marin en Algérie mettent en garde contre la «méconnaissance» sur d’autres risques et dangers qu’encourent nos belles côtes maritimes et attirent l’attention sur l’existence de risques marins autres que le séisme qu’ils appellent par «perturbations maritimes». Ils préconisent à ce propos de faire usage d’équipements et de matériels d’instrument de mesure, notamment les marégraphes qui mesurent le niveau de la mer, ce qui donnera une marge de manœuvre plus importante aux pouvoirs publics pour la réalisation d’infrastructures tels les ports, et soulignent l’impératif d’intégrer cet aléa dans l’aménagement et la conception de toutes les infrastructures sur la côte, assurant que par cette démarche, on peut contribuer à réduire le risque sismique. «On ne doit pas construire n’importe où», avertissent les spécialistes universitaires qui réclament un Système d’information de gestion de risques (SIG).
A ce propos, il semblerait qu’un programme de dotation de toute la bande côtière algérienne de ce type d’appareil est sur le point de connaitre concrétisation, au grand soulagement des scientifiques et autres universitaires experts en la matière. «Dans toutes les catastrophes, la chose la plus importante est de tirer profit des lacunes qui l’ont caractérisées et d’en apprendre les leçons», estime Mokhtar Guerfi, un universitaire spécialiste de la question qui met en avant la nécessité d’une «étroite coordination» entre les scientifiques et les pouvoirs publics. Ces derniers sont appelés en outre à soutenir les réseaux scientifiques et à encourager les compétences universitaires en vue d’élaboration de programmes et autres études scientifiques qui détermineront avec exactitude les risques des catastrophes.                  
Selon les experts, des travaux géophysique marine mettent en évidence des failles sismiques en milieu marin de notre pays. Et des récentes études relatives aux séismes de Boumerdès de 2003 et de Jijel de 1856 démontrent à cet effet que ces deux catastrophes sont associées à deux tsunamis qui ont affecté respectivement les côtes balnéaires du nord-est algérien (de Béjaia à Annaba). Et cela peut également se reproduire car l’Algérie n’est pas à l’abri de l’effet des autres failles sismiques se trouvant ailleurs en Méditerranée. «Il y a eu par le passé des raz-de-marée importants qui ont affecté nos côtes et des études montrent que bien des régions de notre littoral gardent encore les effets des raz-de marée induits par des séismes», révèlent encore les scientifiques.(ElMoudjahid 22/05/2011)
POUR DES MISSIONS MILITAIRES ET DE SAUVETAGE

4 hélicoptères Super Lynx pour la Marine nationale
 
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(photo Arthur Tee)

Le commandement des forces navales «a acquis récemment 4 hélicoptères Super Lynx», a affirmé le porte-parole de cette institution militaire, le commandant Kaddour.
Après la catastrophe vécue lors du naufrage du navire Batna et l’échouage du Béchar, survenus, pour rappel, lors de la violente tempête qui a frappé les côtes algéroises le 13 novembre 2004, pour le manquement à son rôle de sauvetage, le Centre national des opérations de secours (Cnos) a été pointé du doigt. Le commandement de la façade maritime semble tirer des renseignements liés à ce drame. «La Marine algérienne a acquis déjà 4 hélicoptères sur une douzaine commandées», selon le même responsable. Ils sont de type «Super Lynx» et sont fabriqués par une société italo-britannique.
Outre la recherche et sauvetage en haute mer, cet hélicoptère polyvalent peut assurer les missions de lutte anti-navire et anti-sous-marine ainsi que le transport de charges. Ce n’est
pas tout. La marine nationale, qui loue jusqu’ici les prestations des remorqueurs de la Cnan pour ses différentes opérations d’accostage, «va également acquérir prochainement 4 remorqueurs», a précisé la même source.
L’autre importante acquisition de la marine algérienne au profit de l’Ecole supérieure navale de Tamentfoust, est sans doute le navire-école présenté le jeudi dernier, à la presse nationale. Construit dans le chantier naval de Shanghaï, en Chine, ce navire baptisé le Soummam, a coûté à la marine 80 millions de dollars, selon le commandant du bateau, le colonel Medeni Lahouari qui assure que «le montant du navire dépasse les 100 millions de dollars chez nos partenaires occidentaux».
Le navire assure l’application pratique des connaissances théoriques acquises par les élèves officiers durant leur période de formation. Long de 131,19m, large de 16,4m et qui une hauteur atteint 31m. Le Soummam dispose d’un tirant d’eau de 5,4m, d’une autonomie de 30 jours il atteint une vitesse de croisière de 17 noeuds et une vitesse maximale de 22 noeuds, lui permettant de franchir une distance maximale de 10.000 miles marins en une seule étape. Auparavant, les journalistes présents ont pu suivre une visite guidée à travers les différents départements de l’école qui dispose de 74 salles de cours, 14 laboratoires spécialisés, 3 laboratoires de langues étrangères et divers ateliers. L’Ecole de Tamentfoust assure une formation de base et spécialisée pour les élèves officiers actifs des Forces navales dans différentes spécialités. Elle dispense aussi des cours de perfectionnement aux officiers et une formation aux élèves officiers de réserve ainsi qu’aux ingénieurs dans les spécialités de la navigation maritime, les systèmes d’armement naval et la mécanique navale. (l'Expression 21/05/2011)

 

 

 

Faits divers autour des  des ports algériens

Port de Annaba  

Un plaisancier allemand arraisonné

Un plaisancier non identifié, transportant deux ressortissants allemands, a été intercepté par les garde-côtes de la station maritime de Annaba alors qu’il naviguait dans les eaux territoriales algériennes sans autorisation.

Présentés jeudi devant le tribunal de Annaba, celui qui se présentait comme propriétaire de l’embarcation a été condamné à une amende de 50 000 DA, alors que son compatriote a été acquitté.
Cependant, il n’a pas pu récupérer son bateau, arraisonné au port de Annaba, pour défaut de preuves de propriété. (El Watan 17/05/11)

 

 

Port de Béjaia


Des psychotropes chez un sexagénaire     


Un voyageur de 78 ans en provenance de Marseille, à bord du Tariq Ibn Ziad, a été intercepté, jeudi dernier, au port de Béjaïa, avec dans ses affaires quelque 1200 comprimés et six flacons de sirop, contenant des substances psychotropes, selon des sources douanières. Une fouille opérée dans les bagages du mis en cause, originaire de la région de Batna, a permis de découvrir «le pot aux roses», a-t-on précisé. Une enquête a été ouverte pour déterminer les dessous de cette affaire.(El Watan)

 

 

Port d'Alger


Les services des douanes ont frappé fort avant-hier en mettant la main sur d’importantes quantités de produits interdits, que des trafiquants ont tenté de faire passer au port d’Alger.

 
Il s’agit de cinq containers truffés d’une importante quantité de produits interdits, dont des produits pyrotechniques interceptés.
 

Ils seraient destinés à la commercialisation en prévision du prochain Mawlid Ennabaoui.
Selon nos sources, l’importateur aurait déclaré des plaques métalliques, mais après vérification, les agents sont tombés sur ces articles prohibés.
L’autre prise concerne un autre container transportant des pièces détachées usagées intercepté alors qu’il allait quitter le port. Néanmoins, concernant cette dernière saisie, il s’agit d’un travail de longue haleine et d’une enquête judicieuse des services des douanes.(
Liberté  28/05/2011)

 

73 kg d’or saisis au port d’Alger

2 ans de prison pour un émigré

Le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed près la cour d’Alger a condamné un ressortissant algérien vivant en France à une peine de 2 ans de prison ferme pour importation illégale de métaux précieux et infractions à la législation relative au mouvement de capitaux de et vers l’étranger.
Le tribunal correctionnel de Sidi M’hamed près la cour d’Alger a condamné un ressortissant algérien vivant en France à une peine de 2 ans de prison ferme pour importation illégale de métaux précieux et infractions à la législation relative au mouvement de capitaux de et vers l’étranger.                                                                      
Le mis en cause, originaire de l’est du pays, a été en effet arrêté au port d’Alger après la découverte des douaniers via le scanner d’une importante quantité d’or, estimée à près de 73 kg, dissimulée dans le moteur de son véhicule qui débarquait de Marseille (France), soit l’équivalent de près de 4 milliards de centimes.                                                                              
Lors de son interrogatoire, le prévenu répondant aux initiales de Y. C. reconnaît qu’il fait partie d’un vaste réseau de trafic du métal jaune qui active dans l’axe Marseille-Alger et l’enquête démontre un peu plus tard que ce même véhicule est déjà entré  par des ports algériens différents et en des périodes très espacées, notamment le port de Skikda et celui  d’Alger.                                                                             
Cependant, l’accusé est revenu sur ses déclarations lors de l’audience et a soutenu qu’il n’a aucune relation avec un quelconque réseau de trafiquants, estimant qu’il est «victime» d’un complot orchestré, selon lui, par l’un de ses proches à qui appartient la voiture, son cousin en l’occurrence.
Il est utile de rappeler à la fin que le ministère public a requis une peine de 5 ans de prison ferme.( el Moudjahid 05/05/02011)

 

 

Les deux ex-PDG du port d'Alger condamnés à 6 ans et 4 ans de prison ferme


Les deux ex-présidents directeurs généraux du port  d'Alger, Bourouai Abdelhak et Farrah Ali, ont été condamnés mercredi 27 avril respectivement  à 6 ans et 4 ans de prison ferme par le tribunal de première instance de Sidi  M'hamed (Alger).

 

La présidente du tribunal de Sidi M'hamed Zouaoui Nasrine a également  prononcé une peine de 6 ans de prison ferme contre Zarzaihi Abdelmajid, ancien DGA, directeur de l'exploitation et de l'organisation du port.

Des condanmations allant d'un an à trois ans de prison, dont deux ferme, ont été prononcées aussi à l'encontre de cinq autres inculpés poursuivis pour association de malfaiteurs, conclusion d'un contrat en violation des dispositions de la loi et de la réglementation et octroi d'avantages injustifiés à autrui. Deux relaxes ont été par ailleurs prononcées par la même instance  dans cette affaire.(ElWatan 27/04/2011)

 

Port d'Oran 

La vigilance de SEOR a permis d’éviter une catastrophe à 260.000 habitants à Oran-Est, suite au dégazage d’un navire Alerte à l’eau contaminée dans 8 communes

   

Une cellule de crise, véritable état-major, a été mise en place jeudi 28 avril au niveau du siège de la direction générale de la société de l’Eau et de l’Assainissement de la wilaya d’Oran (SEOR) pour gérer le problème de contamination de l’eau potable dans 4 daïras d’Oran-Est, qui a surgi mardi 26 avril dans l’après-midi.  

Comme mesure immédiate, SEOR a coupé la distribution de l’eau potable dans 8 communes réparties sur 4 daïras, dans l’Est de la wilaya d’Oran. Il s’agit des communes d’Arzew, Gdyel, Hassi Mefsoukh, Benfréha, Béthioua, Aïn Bia, Bir El Djir et Hassi Ben Okba. Oran et le reste de la wilaya ont été épargnés grâce au maillage des réseaux.

En effet, le 26 avril, lors d’un contrôle dans l’un des réservoirs de tête à Aïn Bia, dans la daïra de Béthioua, la SEOR a décelé de mauvaises odeurs dans les eaux destinées à la consommation. Aussitôt l’alerte est donnée et des analyses dans les laboratoires de SEOR ont été ordonnées.

Les résultats effectués sur des échantillons d’eau au niveau des


stations de dessalement de Kahrama et dans les réseaux de distribution, le mercredi 27 avril, ont montré un taux d’hydrocarbures qui a atteint les 185 microgrammes par litres (185 µg/l) alors que la norme autorisée par le ministère de la Santé est de 10 µg/l, soit près de 19 fois plus que la normale, et le phénol a atteint 92 µg/l. Des taux de contamination qui pouvaient provoquer une catastrophe à grande échelle, n’eut été la vigilance du réseau d’alerte de SEOR.

Au cours de la matinée et l’après-midi du jeudi 28 avril, les analyses se sont poursuivies et ont montré que les taux sont tombés à 7 µg/l pour les hydrocarbures et à 0 µg/l, pour le phénol. L’alerte n’est pas encore levée et 260.000 habitants dans 4 daïras sont et resteront privés d’eau jusqu’à lundi, probablement, si aucune complication ne viendra perturber les opérations en cours.

 

Le dégazage d’un bateau, la cause de la catastrophe

 

La cause de cette situation a pour origine une opération de dégazage d’un bateau dans les eaux de Béthioua. Cette eau de mer est la prise commune à trois (3) stations de dessalement dont le système de protection chargé d’isoler les nappes d’hydrocarbures n’a pas fonctionné, et les stations ont poursuivi le dessalement comme si l’eau de mer n’était pas contaminée et le produit déminéralisé était envoyé dans le système de distribution de SEOR.

Ainsi, après que cette contamination eut été détectée, SEOR a coupé l’alimentation de l’eau potable dans les réseaux de distribution des 8 communes citées, évitant à 260.000 personnes d’être intoxiquées.

Toutes les autorités concernées, du ministère des Ressources en eau, au wali, en passant par les directions et les chefs des daïras concernées, ont été averties pour les informer de l’alerte et des mesures prises.

Une cellule de crise est mise en place, présidée par le directeur général de SEOR, M. Abdelardo Barranco Escobar. Outre les responsables des collectivités locales, étaient également présents la direction de l’Hydraulique de wilaya (DHW), la responsable du laboratoire de SEOR, le directeur de l’AEP et d’autres responsables.

C’est la première fois qu’une pareille cellule est mise en place et elle le restera jusqu’à normalisation de la situation.

 

Les solutions de secours

 

Pour éviter de laisser ses abonnés confrontés à un manque d’eau potable, SEOR a mis en place un système de citernage. Ainsi, 22 camions-citernes d’une contenance de 6.000 litres d’eau chacun seront mobilisés et effectueront des rotations pour alimenter les communes touchées, le temps que la crise soit réglée.

De 110 à 150 rotations par jour seront (ou ont été effectuées), offrant un volume de 900.000 litres d’eau quotidiennement pour atténuer la crise. Ces camions seront mis à la disposition des daïras qui décideront de leur implantation pour que les populations en bénéficient. L’autre bonne nouvelle est que SEOR dispose d’autres sources d’alimentation. Pour pouvoir le faire, il faut d’abord éliminer tout risque de pollution et de contamination des réseaux de distribution.

A l’heure où nous mettons sous presse, Kahrama a nettoyé les stations et la SEOR en a fait de même avec les bacs, les réservoirs et les conduites du réseau AEP. L’autre bonne nouvelle est que, grâce au maillage et à la sectorisation des réseaux, les autres daïras de la wilaya, ainsi que la ville d’Oran, ont été épargnées, c’est-à-dire près de 1.100.000 personnes.

 

Les autres mesures prises par SEOR

 

Lors de la prière du vendredi, les imams ont été sensibilisés par les collectivités locales pour informer les populations et leur expliquer la situation et demander leur coopération.

Ceci pour éviter que l’eau que certains clients, qui l’auraient stockée, ne soit consommée. SEOR informe que ces quantités doivent être éliminées.

Par ailleurs, des analyses pour vérifier la qualité de l’eau continueront d’être en permanence effectuées par le laboratoire de SEOR, pour décider de la levée de la mesure de la non distribution. Les conduites sont rincées avec de l’eau provenant du barrage de Gargar pour éviter des résidus. De son côté, les stations de dessalement continueront les opérations de nettoyage.

Tous les réservoirs ont été vidangés de l’eau contaminées et les conduites vidées, nettoyées et rincées. L’Algérienne des Eaux, la direction de l’Hydraulique ainsi que les chefs de daïras ont montré leur disponibilité et adhéré à la démarche, ce qui a fait que la cellule de crise a très bien fonctionné.

Des spots et des interventions seront assurés auprès de la station de radio El Bahia pour toucher le maximum de personnes, même si, à l’heure actuelle, seule une trentaine de citoyens a fait des réclamations concernant la qualité de l’eau. 

 

Le PDG de Kahrama injoignable hier

Hier vers 10 h 30, nous avons tenté de joindre par téléphone le PDG de Kahrama pour recueillir son avis sur la question. Faute de pouvoir le faire, car injoignable en ce début de week-end, nous noterons que c’est la première fois depuis 2006 que Kahrama enregistre pareille défaillance.

Il reste que l’eau de mer destinée au dessalement, particulièrement celle provenant de bassins portuaires sujets et exposés à la pollution marine, devrait faire l’objet de mesures de sécurité exceptionnelles pour éviter une catastrophe comme celle qui vient d’être évitée grâce à la vigilance et au réseau d’alerte de SEOR.

Pour l’heure, aucune indication n’a été donnée sur la nationalité du navire, quand exactement a eu lieu l’opération de dégazage, si elle a été effectuée au large et si ce navire a été intercepté. Dans ce cas, on ne sait pas, non plus, si des sanctions ont été prises ou si l’opération était autorisée.

Par ailleurs, aucune information n’a filtré sur les intentions de SEOR et de ce qu’elle compte faire, comme par exemple ester en justice l’entreprise défaillance pour les préjudices causés, et à l’entreprise de l’eau et de l’assainissement et aux abonnés qui se retrouvent non seulement pénalisés mais également pris dans le doute. En attendant, la cellule de crise poursuivait ses travaux hier encore, mais aucun avis n’avait été encore donné pour le feu vert de la distribution. (Echo d'Oran 30/05/20011)

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lulu 11/07/2011 22:25



Jacques Saadé, l’immortel


Par Pierre BOUCAUD le 8 juin
2011





Laurence Parisot la marraine du Titan

Quand Jacques Saadé marche sur l’eau
« La beauté parfaite, la force inépuisable et l’immortalité« . C’est par ces doux mots que Laurence Parisot, la patronne des patrons, a baptisé le 27 mai dernier à
Dunkerque « le Titan », le dernier né des porte-conteneurs géants de la CMA CGM. 363 mètres de long, 45 de large et capable de transporter plus de 11 000 conteneurs EVP. Pour ceux qui
voudraient éviter de passer pour des lecteurs de newsofmarseille du côté du quai d’Arenc, EVP ça veut dire Equivalent Vingt Pieds, la taille standard d’un conteneur.
Marseillaise, flons flons, VIPs en grande tenue, dont Renaud Muselier,  cocardes tricolores, lâcher de ballons, et tout ça sous un magnifique ciel bleu côte d’Opale. « Quand le
vent est au blé, quand le vent est au rire, quand le vent est au sud », comme chantait Jacques Brel. En cet fin du joli mois de mai, alors qu’il pleut à Marseille, le grand port du
Nord a déployé le tapis rouge pour l’homme du Sud Jacques Saadé, troisième armateur mondial et patron absolu de la CMA. L’Immortel, c’est lui.
Fluctuat nec mergitur
Après l’annus horribilis qu’il a passé l’an dernier, Saadé n’a plus peur de rien. Même pas des symboles. Appeler un navire Titan, aucun autre armateur, depuis un certain 15 avril 1912 n’aurait
osé. Fluctuat nec mergitur, comme on dit à Massilia… Saadé marche sur l’eau. Surtout à Dunkerque, le paradis des armateurs, « un port qui ne fait jamais
grève« , comme il se fait une joie de régulièrement le répéter.
Pourtant, il n’y pas que sur les docks de la cité de Jean Bart qu’il a fait exceptionnellement lourd ces dernières semaines. Ca a cogné aussi sur le quai d’Arenc. Et la machine de guerre de Tanya
Saadé, la fille de Jacques et patronne de la com’, assistée par la tout aussi redoutable Anne Méaux, présidente d’Image 7, a tourné à plein régime pour transformer de grosses tempêtes médiatiques potentielles en maigres filet d’eau dans la presse
nationale et internationale. Sans parler de la presse locale. Mission 100% réussie. Retour sur une belle gestion de crise(s).
Drames humains
D’abord les drames humains. Le temps n’est plus au rire. Au début de cette année, on apprenait le suicide d’un commandant, qui n’aurait pas supporté une forme de « mise à pied » suite à
un accident qui s’était produit à la fin de l’année dernière. Le Lapérouse, le porte-conteneurs qu’il commandait, et alors qu’il n’était pas de quart, était entré en collision avec un
caboteur au large des Pays-Bas, comme l’ont raconté nos confrères de
Mer et Marine. Pas de langue de bois ici, la CMA n’a pas la réputation d’avoir un « funky » management. L’entreprise est dure, le business aussi.
Mais là un homme s’est donné la mort. Et l’ensemble de l’entreprise, du rez-de-chaussée aux étages de la direction a été profondément touchée par ce drame. « L’entreprise
assumera toutes ses responsabilités. C’est la première fois que cela arrive, mais il faut faire en sorte qu’un tel drame ne se reproduise pas », a déclaré le DRH de l’armateur,
cité par Mer et Marine.
Nouveau terrible coup du sort quelques semaines plus tard, avec le décès de deux jeunes officiers marins, cette fois dans un tragique accident
lors d’un exercice de sécurité à bord du Christophe Colomb, dans le port de Yantian, en Chine. Deux jeunes marins originaires de Marseille, issus de son école de la Marine marchande, et là aussi
un drame qui a retourné le quai d’Arenc, et la communauté maritime marseillaise.
Trafic d’armes
A côté de ces drames humains, la CMA a dû faire face à des soupçons de trafic d’armes, suite à la saisie par les services secrets israéliens de conteneurs remplis d’armes lourdes, comme des
missiles, obus de mortiers et autres joyeusetés, le 15 mars dernier au large de l’Egypte, comme l’a raconté France Soir – le seul média français à en avoir réellement parlé
:  »des missiles pour le Hamas : la CMA sur le grill« . Si la responsabilité de la CMA n’est absolument pas engagée comme l’expliquait ce matin au Canard Enchaîné un
collaborateur de Gérard Longuet, le ministre de la Défense – « la Cma n’a commis aucune faute » - ça tombait plutôt mal.
Car d’une part c’est la troisième fois en quelques mois que des armes sont saisies sur des navires de l’armateur marseillais, comme nous vous l’avions déjà raconté, et d’autre part l’armateur
est candidat à un appel d’offre, justement pour le compte de l’armée française, afin d’en ravitailler ses troupes dans tous les pays du monde. Toujours selon le Canard, il s’agirait d’un contrat
de plus de 1 milliard d’euros. Se faire soupçonner au même moment de trafic d’armes, ça la fiche plutôt mal. Mais Hervé Martin, le journaliste du palmipède, ne semble pas très inquiet sur l’issue
de ce dossier : « tout est bien qui finit bien« , conclut-il. A suivre.
La commission européenne contre les conférences
Last but not least, on apprenait, il y a quelques jours, et là aussi très discrètement, que la Commission européenne, via sa redoutable direction de la Concurrence, avait déclenché une enquête
car elle soupçonnait plusieurs armateurs européens, dont la CMA d’avoir enfreint les règles de l’Europe en matière de concurrence. « La Commission européenne a des raisons de
croire que des compagnies maritimes auraient pu ne pas respecter les lois anti-trusts et de s’être entendues sur les prix« , déclarait le service de presse de la commission,
ajoutant que l’enquête « ne préjugeait en rien de la culpabilité des compagnies« .
En réalité la commission soupçonne fortement les principaux armateurs européens d’avoir continué leur ancien système dits de « conférences », qu’ils s’étaient pourtant engagés, mais en
trainant largeme