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elmouja- la vague

Le syndicat des gens de mer

5 Mai 2012 , Rédigé par Gildon Publié dans #Un petit bout d'histoire

     

Saha Aidkoum..Aidkoum Moubarak..Bonne fête à tous

 

 

 


 

 

Le marin prolétaire ou la grande lutte des marins

 

 

 

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Grévistes de l'Union des marins canadiens, en 1948. Archives publiques du Canada.

 

 


 Par tous les temps l'homme a dû affronter la mer, même si aujourd'hui beaucoup de gens réduisent le fait de prendre la mer à un circuit touristique, il en demeure que pour la majorité d'entre eux , la mer c'est surtout  une peine à vivre.

 

 Le mot galère fait frémir n'importe quel historien du monde maritime, au passé au condamne l'homme à ramer toute sa vie ou une partie de celle ci, un galérien est avant temps un condamné aux travaux forcés.

 Grâce aux efforts de l'Église on a vu lors de la bataille de Lepante en 1571 des galériens plutôt libres et volontaires ce qui a sans doute aider l'occident à vaincre les turcs et les algériens.

 la marin reste dans toutes les cultures un grand croyant  et dieu reste toujours son premier passager à bord.

 

Ainsi on a vu les premières missions chrétiennes s'installer à ou débarquèrent les premiers explorateurs en Amérique, en Afrique ou en Asie.

 

Aujourd'hui la plus part de ces missions sont encore là, leurs premier rôle d'évangélisation a pratiquement disparu pour laisser place au soutien des marins en difficultés, voilà donc le premier syndicat des gens de mer.

 

On remarque que partout dans le monde pour défendre leurs acquis et leurs outils de travail les marins ont dû  s'organiser dans des unions  et qui sont toujours mal vu par le pouvoir central.

 

 

 

 Au Canada

greveca.jpg

  • L'Union des Marins du canada ( UMC 1936-1949) était le fer de lance des marins lors des grandes grevés de 19456 et 1949. Ils dénonçaient la liquidation de la marine marchande du Canada et la privatisation de celle ci ainsi que les privilèges des patrons et de la bourgeoisie capitaliste mais aussi l'opacité des syndicats traditionnels. Mais le pouvoir centrale d'Ottawa et le patronat voyaient en cet Union  un  prolongement du communisme qui s'abat sur l' Europe de l'après guerre. Même si cette Union est devenu aujourd'hui le Guilde de la Marine Marchande du Canada (GMMC- pour les Officiers) et le Sundicat Internationa des Marins Canadiens (SIMC- pour les non brevetés), ces évènements sont très présents encore dans la mémoire collective des travailleurs au Canada, ils ont signé un grand chapitre de l'histoire du mouvement ouvrier canadien.

 

 

 

 

En Algérie


 Longtemps cadenassée par l'omniprésente UGTA ( l'union générale des travailleurs algériens) qui à la foi juge et partie, le marins algériens ont longtemps soufferts de manque de cordinations dans leurs actions. La naissance du syndicat national des officiers de la marine marchane en mars 2002 est à coup sûr un moyen de pression légitime et légale pour contrecarréer la main basse de l'Etat  central dans tout ce qui concerne les relations du travail.

Dans un Un rapport préliminaire du C.N.L.S.5 comité national des libertés syndicales) décriyt le Snommar rapporte que:

Le SNOMMAR, syndicat autonome d'existence récente, a réussi le pari de s'imposer sur la scène syndicale en l'espace de deux ans d'existence. Activant dans le secteur économique, le SNOMMAR, fût victime d'une véritable machination administrative. Juste après le déclenchement de la grève initiée par les adhérents du syndicat, l'administration de l'ENMTV, procède au recrutement de briseurs de grève. Ces derniers, des travailleurs d'une autre compagnie de transport, sont recrutés pour des durés n'excédents pas trois mois. L'administration de l'ENMTV, déclare unilatéralement la grève illégale. La justice, saisie en référé par le syndicat SNOMMAR, traite la plainte déposée par la compagnie ENMTV en premier (la plainte de l’administration ENMTV est déposée après celle du syndicat SNOMMAR). S'appuyant sur une correspondance de l'inspection du travail, destinée au syndicat SNOMMAR – mais qui est reçu par l'administration de l'ENMTV avant les intéressés - le tribunal de Sidi M'Hamed déclare la grève illégale. Fort du jugement, l'employeur procède à des sanctions administratives et des blocages de salaires des membres du syndicat.
Huit officiers du SNOMMAR sont suspendus de leur fonction par leur employeur et quatre autres officiers licenciés pour déclaration faites dans leur mandat syndical. extrait de Rapport Préliminaire du C.N.L.S. Sur les Libertés Syndicales en Algérie

 

Parmis les grandes actions de ce syndicat on cite la greve des officiers de la marine marchande de l'Entmv- Algérie Ferries observé du 26 juin au 06 juillet 2004 dont le journal El Watan écrivit

 

un dialogue de sourds s’installe entre la direction générale de l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV) et le Syndicat national des officiers de la marine marchande (SNOMMAR). lundi 28 juin 2004.

Entre les deux protagonistes, des milliers de passagers sont pris en otages. Le car-ferry Zéralda, qui devait lever l’ancre hier pour Marseille, était bloqué au port d’Annaba.

Sur les douze officiers devant y embarquer, onze suivaient le mot d’ordre de grève, alors qu’il a fallu l’utilisation de la force, selon le syndicat, pour faire débarquer les officiers grévistes du bateau le Hoggar et les remplacer par des officiers de la Compagnie nationale algérienne de navigation (CNAN Group). Après plusieurs heures de retard, le Hoggar a pu assurer la liaison Oran-Alicante. Pour la direction générale de l’ENTMV, la grève des officiers de la marine marchande est « illégale ». « L’Inspection du travail a déclaré que cette grève était illégale. C’est une autorité de l’Etat. Je ne peux pas, pour ma part, en tant que premier responsable de l’entreprise, m’inscrire dans un cadre illégal. Il appartient aux grévistes de revenir à la légalité », a répliqué, hier, M. Cheriet, le P-DG de l’ENTMV, lors d’une conférence de presse animée au siège de l’entreprise. Tenant lieu de sentence, ces propos claquent la porte au dialogue tant que les grévistes ne reprennent pas leur poste de travail, selon le conférencier. Afin d’assurer la navigation des car-ferries, ce dernier a confirmé le recrutement d’officiers de la CNAN, se refusant toutefois de divulguer leur nombre. Des officiers ayant obtenu des certificats de navigation de l’Institut supérieur maritime (ISM) de Bou Ismaïl. « Cela nécessite parfois une formation de quatre heures », a précisé le PDG de l’ENTMV, qui a révélé avoir fait également appel à des officiers qui suivaient une formation en Espagne. « La grève des officiers de la marine marchande n’a nullement perturbé l’exploitation des bateaux, car les officiers se trouvent en congé pour une période de dix-huit jours. C’est un congé prévu par la réglementation après chaque mois de travail », a-t-il ajouté. Si la grève n’a eu aucune incidence sur le trafic, pourquoi alors avoir fait appel aux officiers de la CNAN ? Sans crainte du paradoxe, M. Cheriet se désavouera durant la même conférence de presse en démentant avoir déclaré que l’entreprise qu’il dirige avait sollicité les services des officiers de la CNAN. Une mise au point séance tenante qui a provoqué l’étonnement des journalistes présents à la conférence...

Cadre global
Poursuivant son exposé, le premier responsable de l’ENTMV a soutenu que les grévistes sont « minoritaires » : 73 officiers sur les 143 que compte la compagnie. « Je trouve que leurs revendications ne nécessitaient pas le déclenchement d’une grève, surtout que nous sommes en période estivale. La question des salaires sera réglée avec le temps dans un cadre global pour tous les employés de l’entreprise, surtout que nous sommes en pleine saison estivale », dira-t-il sur un air de regret. La tutelle reproche aux grévistes de faire beaucoup de bruit sur des salaires déjà « mirobolants », 120 000 DA pour certains officiers, alors que le salaire minimum est de 70 000 DA. Loin de calmer les esprits, les réponses de la direction générale ont au contraire attisé la colère du syndicat, qui exige une harmonisation dans la classification des postes de travail donc aussi des salaires en fonction des qualifications et des responsabilités de chaque catégorie de travailleurs. Promettant d’aller jusqu’au bout de ses revendications, le SNOMMAR a en effet rejeté en bloc les propos de la direction. Il soutient qu’il appartient à la justice et non pas à l’Inspection du travail de se prononcer sur la légalité d’une grève. Il précise qu’il fédère 108 officiers sur les 143 que compte l’ENTMV. « Notre grève est légale. L’assemblée générale que nous avons tenue le 14 juin a regroupé 75 officiers. Le reste assurait ses fonctions. Si elle était illégale, comme le prétend la direction, pourquoi n’a-t-on pas saisi la justice ? », répond le président de l’organisation syndicale autonome, M. Zermoun. Démentant les propos de M. Cheriet, selon lesquels les grévistes sont en période de congé, notre interlocuteur cite l’exemple des 11 officiers qui ont bloqué hier le Zéralda. A son tour, M. Zermoun reproche à la direction générale de l’entreprise l’illégalité du recrutement des officiers de la CNAN en remplacement du personnel gréviste conformément aux articles 33 et 57 de la loi régissant les relations de travail. Sur le plan de la qualification, il met en garde contre les risques pour la sécurité des passagers et des bateaux, car la navigation des car-ferries nécessite des certificats après une période de familiarisation avec les machines. Le syndicat indique par ailleurs que les salaires des officiers ne sont pas aussi élevés comme le prétend la tutelle. Brandissant des bulletins de paie, les syndicalistes affirment que les salaires, pour de nombreux officiers, tournent autour de 50 000 DA ou 60 000 DA. Si elle venait à être largement suivie, la grève risquerait de causer de sérieux manques à gagner à l’entreprise, qui nécessite d’énormes investissements pour le renouvellement de sa flotte.

Par Amar Hamiche, El Watan 28/06/2004.


 

L'action spectaculaire fut sans doute la grève de l'équipage du cargo de la Caltram "mv Kassantina" en avril 1994 au port d'Anvers, le navire fut saisit  pendant  20 jours par la port state control belge. Malgré le harcèlement jour et nuit de l'équipage et les pressions sur le commandant espagnol pour faire appel  à la police belge,l'équioage algérien  a tenu bon jusqu'à l'intervention des autorités maritimes belges. je reviendrai en détail sur cette grève.

 



 

 Le syndicat du personnel du Groupe CNAN sera créé prochainement

Alger (La Nouvelle Republique H.A. 15/05/2012)


 Arrivé à sa neuvième semaine de sit-in devant le siège du ministère des Transports à Alger sans pour autant avoir des résultats concrets, le Syndicat du personnel navigant d’IBC, une des filiales du Groupe CNAN, a tenu hier une assemblée générale durant laquelle a été annoncée la création prochaine d’un syndicat d’entreprise CNAN.ibc-syndicat.jpg

 

Cette assemblée générale tenue la veille des législatifs, a pour objectif de soumettre un compte rendu sur les démarches du Syndicat ainsi que de remonter le moral au personnel navigant d’IBC, en chômage depuis plus d’une année. Après plusieurs démarches de la part du syndicat, sans résultats concrets précise-t-on, le secrétaire général de ladite coopérative, Rabah Youtichene, a annoncé à ses camarades présents sur les lieux qu’ils sont en contact permanent avec les corps syndicaux des autres filiales du Groupe CNAN, afin de réunir leurs forces avec comme perspective la création prochaine d’un Syndicat d’entreprise. Autrement dit, du groupe CNAN. Cette démarche intervient au moment où le Syndicat du personnel navigant d’IBC a épuisé tous les moyens possible pour rétablir les droits des travailleurs notamment ceux des 17 marins ex-otages du MV Blida, en vain. Selon Rabah Youtichene, le groupe CNAN n’a pas honoré ses engagements vis-à-vis de son personnel. Avec la création de la filiale IBC, à laquelle ils ont été transférés, ce personnel s’est retrouvé entre le marteau et l’enclume. La privatisation d’IBC a engendré plusieurs problèmes socioprofessionnels suite à un conflit entre cette filiale et ses associées notamment étrangers «le groupe Pharaon et CTI», avec comme résultats ; le désarmement des huit navires d’IBC dans les hautes mères et plus de 200 marins en chômage sans revenus. Outre, les marins ont été informés dernièrement, de la part du directeur général d’IBC, qu’ils ne faisaient plus partie du Groupe CNAN. Ce qui contredit le document qu’ils ont signé en 2007 après le contrat de manning signé entre IBC et la filiale de CTI, SEKUP Holding INC, chargée de la gestion technique et du personnel navigant d’IBC. Dans ce document, un engagement de la part du personnel, il a été noté que le personnel navigant «a accepté toutes les obligations qu’impose le contrat entre IBC et SEKUR Holding ainsi que le contrat écrit fixant les conditions de service et de rémunération à bord du navire auquel il souscrirait avec SEKUR Holding, tout en conservant tous ses droits se rapportant à sa relation de travail de personnel navigant avec le groupe CNAN». Aussi, il a été souligné sur le même document qu’«IBC a été mandaté pour accomplir durant le détachement du personnel en son nom et son compte, les opérations de payement du quote-part des cotisations sociales et des charges fiscales (IRG) par prélèvement à source, et en général effectuer toutes les formalités nécessaires, conformément aux lois et règlements en vigueur». Des engagements qui n’ont pas été tenus mais ignorés et par conséquent «ont causé aux marins des difficultés dans leur vie quotidienne allant jusqu’à même la mendicité ainsi que le décès de deux de leurs confrères suite à des problèmes de santé», précise-t-on. Jugeant inacceptable cette situation, les marins refusent de se soumettre à cette amère réalité et demandent la régulation de leur situation dans les plus brefs délais. Selon eux, les solutions provisoires apportées par la tutelle ne règlent en rien leur situation puisque les postes de travail qui devraient être créés pour cerner le problème du chômage ne sont programmés que pour deux à trois mois seulement et encore par le biais de l’Agence nationale de l’emploi (ANEM). Si le DG d’IBC, Nacer Mansouri, nous a indiqué que le nombre des marins embauchés provisoirement a atteint une bonne moitié, le SG l’a démenti catégoriquement en faisant référence à 17 marins uniquement. Portant la parole de ses camarades, il a rappelé la réaffirmation des marins à arracher leurs droits légitimes à savoir, leur indemnisation et leur réintégration à la société mère, le Groupe CNAN. Plus de détails sur ce dossier seront apportés dans nos prochaines éditions.

 

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le marin 02/11/2012 12:55


c'est vrais pour la greve de juin 1988, moi je rappel j'ete abord le M/V BECHAR


a alger a grand moule, c'ete LE STOP ENGINE,TOTAL


il faut qu'il paye les marins, dans le leurs statut maritime c'est leurs droit, c'est vraiment pas facile d'y aller naviguer et laisser leurs famille derrier, et surtout celui qui fais du long
cours, YA AABAD LAH donner l'es leurs droits,sinon un jour vous le payer vous meme AAND ALAH,


mon salut a tout les marins algeriens


bon courage chere collegues ont avec vous et que dieu vous proteges inchallah

FEDLLALI 31/10/2012 17:56


si il ya bien une greve ""historique ""comme vous le dites c'est bien celle de 1988 ;entamee par une poignee de marins de la C.N.A.N. qui ont entraines ,suite apres ; HYPROC et ENTMV  avec
une immobilisation totale du transport maritime


CELLE CI A EU LIEU LE 13 JUIN 1988 .BIEN AVANT ..OCTOBRE 88


 


 

rdjal 27/06/2012 17:36


Il y a huit ans la grève historique du snommar,malheureusement des officiers de la cnan inconscients sont venues briser cette grève avec la complicité de certains dirigeants de l'entmv ,chapeau
bas aux officiers grévistes de l'entmv qui sont rentrés dans l'histoire et surtout à quelques anciens prés de la retrite et qui n'ont pas hésité un seul instant à soutenir leurs collegues,quand
aux briseurs de grève ,l'histoire est implacable ils ont été utilisés puiss jetés.