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elmouja- la vague

Le Canal de Suez vu d'Algérie

11 Novembre 2009 , Rédigé par Gildon Publié dans #Un petit bout d'histoire


  Il se peut que les navires algériens ont touché presque tous les ports du monde ou du moins les plus importants.
Quelques passages, chenaux, détroits ou canaux laissent un parfum de nostalgie chez nous tous, on se souvient de ce...


Canal de Suez











Il y a sans doute beaucoup de choses à écrire sur les relations maritimes entre l'Algérie à l' Egypte.


Au fin fond de cette même histoire on sait très bien  que la XXII é dynastie des pharaons était d'origine berbère, les ancêtres des algériens, cette évènement entre (entre -945 à -715 ) a donné naissance de nos jours au calendrier berbère dont le premier jour Yennayer qu'on célèbre à Tlemcen comme à Tebessa.




  • Long de près de 170 km et 54 km de largeur,il fut construit par la compagnie française Lesseps entre 1859 et 1869, il fut inauguré le 17 novembre 1869. sur les 400 000 actions souscrites à l'époque dans la Compagnie Universelle du Canal de Suez, 728 actions reviennent à l'Algérie. ( 1 action= 500 frs) .
 


  • Le canal de Suez représente en  moyenne 7à 8%  du commerce maritime mondial , avec les 18 000 navires qui le traverse en moyenne et  un tonnage qui avoisine les 700 millions de T, il rapporte près de 5 milliards $, soit la 3ème ressources du pays.

 Pour les algériens c'est le débouché maritime le plus important pour atteindre le marché asiatique, mais aussi à mon sens le plus détesté avec son lots de pilotes, de timoniers réquisitionnes, de lamineurs et de vendeurs de toutes sortes. la bureaucratie et le bakchich dans ce grand pays d'Egypte  peuvent enflammer les nerfs de n'importe commandant de bord, j'en suis témoin..
 

Depuis sa réouverture en  1975 il fut régulièrement fréquenter par les navires algériens qui assuraient la ligne "SUD" avec les Ksar Chellala, Ksar Ettir, Ksar el Boukhari ainsi que les Bechar, Bel Abbès, Biskra, Bouira pour la Sntm-Cnan ou encore Ghadames et le Kassantina de la Caltram sans oublier ben sûr les autres navires de d'autres nationalités à destination ou de provenance d'Algérie.

  • 21415  navires ont traversés ce canal égyptien en 2008 dont 7 navires algériens (ils était une vingtaine de navires au pavillon algérien à passer ce canal dans les années 80 ( les fameux Ksar et les B), mais mieux qu'en 2007 (seulement 4 navires). En 2008 les 7 navires ont transportés 277 000 T pour 140 000 T en 2007.

  •  L'Algérie occupe la 3ème place des pays exportateurs en matière d'hydrocarbures exporté  en aval via ce canal, 4 443 000 T, en majorité  à déstination des pays asiatiques (Chine et le Japon en tête mais aussi la Corée et l'Inde.). Côté importation l'Algérie est par exemple le 9ème pays pour les produits fabriqués passer par ce canl (368 000 T en 2008),  pour les huiles vegetales, elle est en 11 ème position avec  193 000 T  de porduits importés. Pour le GNL l'Algérie a éxporté via ce canal en 2008 1.6 milliards de M3  (0.8 pour le Japon, 0.5 pour l'Inde, 0.2 pour la Corée du Sud et .01 pour la Chine).  ci dessous le transporteur GNL de l'Hyproc (au pavillon des Bahamas) "Lalla Fatman'Soumer) traversant la Canal, cap Sud  le 14/06/2008, photo de Mara.



  • Les frais de passage varie selon la catégorie du navire, ils peuvent atteindre 600 000 $ pour un grand porte conteneurs ( 10 000 EVP), un pétrolier de type VLCCou encore un grand transporteur LNG, un cargo moyen 200 000 $,ou 70 000 $ pour une frégate, un grand pétrolier comme le Mesdar de la Sonatrach ne peut passé ce canal du moins chargé, il doit s'alléger de sa cargaison à Ain Sukhna pour la récupérer en méditerranée au terminal Sidi Kérir.

  • En 1872 soit quelques années après son ouverture une centaine d'algériens enchaînés traversèrent ce canal à destination de la Nouvelle Calédonie à bord du bateau "Saint Nazaire". Ce sont les fameux déportés de l'insurrection d'El Mokrani de 1871.  Le 10 mars 1873, s’ouvre au tribunal de Constantine le procès des chefs de l’insurrection ou de ceux ayant miraculeusement échappé aux conseils de guerre et exécutions sommaires. Sur les 212 accusés, 149 sont maintenus en prison. Un arrêt d’accusation établi le 21 septembre 1872 les renvoie devant la cour d’assises de cette juridiction. L’acte d’accusation leur est notifié les 9 et 26 décembre 1872. Le verdict sans appel fut la déportation en Nouvelle-Calédonie de la plupart d’entre eux. Feront partie du lot, Mokrani Boumezrag, Aziz Ben Cheikh El Haddad et son frère M’hamed. Avant leur embarquement pour l’exil forcé, ils seront internés au fort de Quélern (Brest) et à l’île d’Oléron. C’est dans des conditions inhumaines que le voyage (5 mois) eut lieu, attachés à des chaînes dans des cages, ils furent victimes des maladies et de la malnutrition, et un grand nombre n’atteignirent pas l’île. et précisément  village de Nessadiou dont avec son cimetière et sa mosquée reste le symbole d’une identité  musulmane et algérienne.
  • A l'indépendance de l'Algérie, on assistat en 1964 au premier départ des pèlerins algériens  à bord du paquebot "Ville d'Oran" vers les lieux saints via ce canal, cette entreprise a été reconduite jusqu' au 1979 à bord des premiers  car ferries algériens tels que El Djazair  ou le Tassili, mais  c'était surtout un cauchemar financier pour la Cnan.
  • En 1967 ce sont des dizaines d'algériens qui ont laissé leurs vies pas loin de ce canal pendant la guerre des six jours. A la mi mai 1967 six antonov embarquèrent la 4 ème brigade mécanisée de l'armée nationale, cette brigade  comprenait deux bataillons d’infanterie. Les 24e et 11e, commandés par les lieutenants Ramdane Ferahi et Brahim Djouadi. Leurs missions étaient la protection de deux points névralgiques, La ville de Suez avec port Tewfiq à l’entrée de la mer Rouge et la zone des Lacs amers. La suite est malheureusement connue.



Sur cette photo l'ancien huilier de la cnan, le Dahra sous d'autres couleurs mais qui garde toujours le nom, traversant le canal de Suez (photo Vladimir Knyaz 04/2009)

 Depuis quelques mois, la tendance du traffic dans ce canal est à la baisse, beaucoup d'armateurs préfèrent les 20 à 30 jours de plus en passant par le Cap de Bonne Espérance  que de courir le grand risque à leurs flottes  au large de la Somalie, le point d'accès à la mer rouge et au canal de Suez.
Malgré l'actualité qui joue en défaveur de ce canal, il reste neanmoins d'un grand avantage pour les armateurs, à titre d'exemple un pétrolier qui vient charger du petrole brut à Bejaia fera 28 jours de navigation pour décharger sa cargaison à Kobe au japon via ce canal, sinon il lui restera à contourner l'Afrique via le Cap de Bonne Esperance et ses 40 jours de mer.




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bosman 03/01/2011 23:31



j ai fait plusieurs fois le canal de suez mai c est un autre monde avec les agyptien, on arive aux port said, on dois tout ramassé sur pont manche d incendie les chaines de saisissage de fermé
les cale avec des bouldoc que  soit.le.pont claire.aux moi de carème toute les egiptien malade avec l estoma et il mange le carème.le soir appré ladène il vient de faire la prière avec nous
pour manger.le soir apprét  le manger c est.le bisnisse avec le coiffeur cordonnier  et ect vive les marin algerien de la cnan



baaziz 24/11/2009 14:21


bonjours les marins,aprés l'evenement footbalistique qui nous a fait révé,les parlementaires egptiens viennent de demander la fermeture du canal aux bateaux algeriens;rein que ca ,je me souvient
d'une traversée sur le navire nememcha pendant la permeire guerre du golf en 1992 si mes souvenirs sont bons,on avait a bord du sucre pour le peuple irakien qui etait sous embarguot,les autorités
"frére" egyptienne nous avaient fait voir de toutes les couleurs,bien plus que les ameriquains qui nous avaient conrolés dans le détroit de tyran avant el aquaba,pour dire la fratnernité que nous
temoighent ces gens là.