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elmouja- la vague

La Cnan... l'autre agonie

28 Février 2012 , Rédigé par Gildon Publié dans #Des Navires et des Hommes

 Les nostalgiques de la belle epoque de la compagnie nationale de navigation Cnan  vont encore s'etonner de regain d'interet de la presse nationale et internationale à cette compagnie qui techniquement et professionnelement ait disparue depui voilà 20 ans.

 

 Après avoir vendu plus de 50 navires à des lobbies saoudiens, emiratis, egyptiens, libanais, syriens ou jordaniens sour les directives bien établies d'Alger, voilà qu'El Watan nous apprends:

 

Après avoir gagné le procès contre le saoudien Pharaon.

La PDG de CNAN Group sommée de partir ?

le 27.02.12 dans El Watan

A peine quelques jours après avoir gagné le procès contre le richissime saoudien Pharaon au tribunal arbitral maritime de Londres, la PDG de CNAN Group est en passe d’être limogée.

 

Prévue pour aujourd’hui, une réunion du conseil d’administration devrait, selon nos sources, sceller son sort. Il s’agirait d’une décision qui annule toute démarche de révision de la convention qui lie Pharaon à la CNAN pour exiger de lui le paiement des salaires et de l’indemnisation des marins et ainsi que la location et la maintenance des navires.

Une réunion de l’assemblée générale extraordinaire de CNAN Group a été convoquée pour aujourd’hui. Selon des sources proches de l’entreprise, l’ordre du jour sera consacré à la mise de fin des fonctions de la présidente-directrice générale du groupe. La décision, qui aurait fait l’effet d’un séisme au sein de la compagnie maritime, intervient au moment où celle-ci vient de gagner son procès intenté par Ghait Rashad Pharaon (qui détient 49% des actions dans sa filiale IBC) auprès du tribunal maritime de Londres. Une action qu’il avait introduite en 2010 lorsque la PDG avait bloqué les virements des montants de factures «suspectes» relatives à la réparation de trois navires (Blida, Nememcha et Nedroma) qu’il avait en charge.

En fait, pour entrer dans le capital d’IBC et exploiter la flotte de 8 navires, Pharaon avait mis 9 millions de dollars et prêté une somme de 5 millions de dollars à IBC, dont le remboursement, selon le contrat de cession, devait se faire sur cinq ans (un million de dollars par an) avec le produit de l’affrètement de la flotte. Quelque temps après, deux cadres dirigeants de CTI Group, dont il est propriétaire, créent aux îles Caïmans la société Leadarrow, avec un capital social de 1000 dollars. La société décroche l’exploitation des 8 navires cédés à Pharaon. Les factures émanant des chantiers de réparation roumain et grec commencent à pleuvoir à la CNAN. Evaluées initialement à 3 millions de dollars, elles ont atteint 17 millions de dollars. De quoi acheter une nouvelle flotte. Le reste de la flotte rapporte plusieurs dizaines de millions de dollars par an. En 2009, la CNAN suspecte une surfacturation des travaux par les chantiers. Elle exige de CTI Group les factures des réparations effectuées avant tout virement effectué au profit de Leadarrow. CTI ne répond pas. Il menace de recourir aux instances d’arbitrage international d’autant qu’après avoir payé 4 millions de dollars, la CNAN prend la décision de bloquer les paiements jusqu’à ce que les factures détaillées des réparations lui soient fournies.

Leadarrow saisit le tribunal maritime de Londres. La bataille juridique dure plus de 16 mois à l’issue desquels CNAN Group obtient gain de cause. Le tribunal décide que Leadarrow n’a pas à payer les réparations des navires, que IBC-CNAN n’a pas à rembourser les frais de Leadarrow et que cette dernière ne peut prétendre à une compensation entre ce qu’elle doit payer comme réparation et comme revenu à IBC. En clair, le tribunal de Londres a totalement débouté Pharaon à travers une décision définitive, non sujette à un recours. Un verdict qui renforce la position de CNAN Group devant la Chambre de commerce international (CCI) de Paris, saisie parallèlement par l’homme d’affaires saoudien. L’arbitrage de la CCI est prévu par le contrat de cession entre CNAN Group et CTI.

En fait, le départ de la PDG de CNAN Group n’aurait d’autre objectif que de saborder la décision du tribunal de Londres, sachant qu’elle est présidente du conseil d’administration d’IBC et, à ce titre, elle est la seule habilitée à agir contre Leadarrow et, à travers celle-ci, contre CTI Group avec lequel, faut-il le préciser, la rupture de confiance est engagée. La PDG connaît parfaitement le dossier puisqu’elle dirigeait, avant même d’accéder à ce poste, la direction juridique de la compagnie. Le verdict de Londres lui permettait en fait d’introduire auprès de la même instance une demande reconventionnelle pour exiger de Pharaon le paiement du fret des navires, de leur maintenance, du salaire des marins et leurs indemnités.

Quelle est donc la raison qui pousse au départ un fonctionnaire qui a réussi ? Est-ce le fait de s’être attaquée à Ghait Pharaon, cet homme puissant, cité dans une affaire de fraude financière internationale impliquant la Banque de crédit et de commerce international (BCCI) et qui, en 2008, a été mis par le FBI sur la liste des personnes recherchées par Interpol ? On n’en sait rien. Ce qui est certain, c’est que ceux qui ont pris la décision de limoger la PDG savaient très bien la portée de leur coup. Nommer un autre président du conseil d’administration d’IBC nécessite la présence des deux frères jordaniens Dajani, qui détiennent 24,5% des actions d’IBC (et patron de Leadarrow). Or, ces derniers n’ont pas mis les pieds depuis 2009 devant le tribunal de Londres ; seul le président du conseil d’administration d’IBC est habilité à plaider. Au grand bonheur de l’homme d’affaires saoudien et au détriment des intérêts d’une compagnie nationale qui peine à reprendre la mer, le départ de la PDG de CNAN Group donne un nouveau tournant à l’action en justice menée à Londres et Paris. (Salima Tlemçani )

 

 

 

CNAN Group. Report de l’AG

le 28.02.12 dans El Watan

L’assemblée générale de CNAN Group n’a pas eu lieu hier. Elle a été renvoyée sin die sans aucune explication.

 

Elle devait entériner le limogeage de la PDG de la compagnie maritime, après qu’elle ait gagné le procès contre l’homme d’affaires saoudien Ghait Pharaon. Prévue à 14h, l’assemblée générale de la compagnie de navigation maritime CNAN Group n’a pas eu lieu hier.
Elle a été renvoyée sin die vers une date ultérieure sans aucune explication.

«Nous avons été contactés dans la matinée par un cadre de la SGP pour nous annoncer le report de la réunion à une date ultérieure. Il nous a demandé de ne pas nous déplacer à Alger», déclare un des membres de l’assemblée d’une wilaya de l’est du pays.
L’annulation a été «brusque et imprévue», explique notre source.  
Du côté du ministère des Transports, c’est le black-out total. Aucun responsable n’a voulu s’exprimer sur le sujet en dépit de nos nombreuses sollicitations.

En tout état de cause, révèlent nos sources, «il est certain que le limogeage de la PDG aurait donné une autre tournure aux actions judiciaires déclenchées par le CTI Group du richissime homme d’affaires saoudien Ghait Pharaon, auquel la cession de 8 navire a été faite dans le cadre de son entrée dans la filiale IBC de CNAN Group».
En effet, le départ de la PDG aurait engendré une vacance du poste de président du conseil d’administration de IBC, qui est seul habilité à représenter celle-ci devant les tribunaux de Londres et de Paris. Pour nommer un autre président, il faudra convoquer l’assemblée générale de l’entreprise.

Or, deux des actionnaires, les frères Déjani, des cadres jordaniens de CTI Group, à travers lesquels Pharaon a créé la société Leadarrow, aux îles Caïmans avec un capital de 1000 dollars, pour lui louer les navires de IBC, n’ont pas mis les pieds en Algérie (ndlr et non pas à Londres comme écrit hier), depuis la fin 2009 et début 2010, période où la CNAN a exigé la justification des nombreuses factures relatives à la réparation de trois navires. (Salima Tlemçani)

 

D'autres nouvelles

Annaba : un navire libyen secouru par la Marine nationale

le 01.03.12 El Watan.

naviredepechelybien.jpg

Les éléments des gardes-côtes de la station maritime Est de Annaba ont réussi dans la soirée d’avant-hier une opération de sauvetage en haute mer d’un navire de pêche libyen, Zarqa El Yamama (La colombe Bleue), apprend-on de sources portuaires.

 

Long de 60 mètres, ce bateau qui s’était ébranlé depuis le port de Tripoli (Libye) à destination de l’Espagne pour une opération de carénage, a été victime d’une avarie moteur alors qu’il naviguait à 10 miles au nord de Cap Rosa (El Tarf).
Le «may day» a été envoyé par le commandant de l’équipage lorsque la salle des machines est tombée en panne, avant de faire stopper les hélices et mettre le navire en rade, évitant ainsi une navigation en mer Méditerranée déchaînée. D’autant plus que le vent soufflait à une vitesse de Force 6 sur l’échelle de Beaufort. Après avoir été localisé, l’intervention des secouristes de la station maritime principale de Annaba a été immédiate.

Assistées de deux remorqueurs — Sidi Brahim et Mazafran —, deux frégates militaires rapides de la Marine nationale ont été déployées pour venir au secours de Zarqa El Yamama dont l’équipage est composé de 13 marins.
La mission a été menée avec succès, estiment nos sources qui déplorent néanmoins l’état de dégradation mécanique de la salle des machine. En effet, il aura fallu plus de 3 heures d’intervention pour les deux remorqueurs de l’entreprise portuaire (EPA) et les deux bateaux de la Marine nationale pour récupérer le navire libyen et l’accoster à quai au port commercial de Annaba.
Actuellement, La colombe Bleue est en panne et les services de sécurité ont pris place à l’intérieur pour assurer la sécurité de son équipage.

Sinistré, le navire libyen fera l’objet d’une opération de maintenance. «Une mission qui durera vraisemblablement plusieurs semaines, si l’on se fie à l’importante avarie mécanique qui a caractérisé sa salle des machines», estiment les mêmes sources.

 

L’entreprise nationale de réparation navale va se lancer dans la construction
(APS) lundi 6 février 2012

ALGER - L’entreprise nationale de réparation navale (Erenav) compte se lancer dans la construction de navires à la faveur d’un plan de développement (2012-2017) doté d’une enveloppe de près de 24 milliards de DA, a indiqué lundi un responsable de l’entreprise.

Le plan de développement de la seule entreprise publique de réparation navale en Algérie porte notamment sur le lancement de la construction de navires sur trois sites à Alger, Djen Djen (Jijel) et Arzew (Oran), a précisé Ali Sali, directeur général adjoint à l’Erenav, dans un entretien à l’APS.

Selon ce gestionnaire, l’entreprise n’est pas spécialisée dans ce domaine et ses seules réalisations se limitent à la construction de deux plates-formes flottantes dites "pontons plats", servant d’écarteurs pour l’accostage de navires de gros tonnage. éanmoins, elle pourrait réaliser, dans une première étape, avec l’apport technique d’un partenaire étranger de nombreux types de navires de qualité dans des délais raisonnables, a assuré M. Sali.

L’objectif de l’Erenav à moyen terme est de construire des pilotines (petits bateaux qui conduisent le pilote à bord d’un navire) de 12 à 15 mètres, des canots d’amarrage de 8 à 12 m, des remorqueurs de 16 à 19 m et des barges de 25 à 30 m pour les besoins des ports algériens, a-t-il ajouté. L’entreprise pourrait réaliser notamment des pontons de 25 à 40 m et des dragues de 15 à 30 m pour les compagnies de travaux maritimes et de dragage, et construire des vedettes rapides de 15 à 20 mètres (petits bateaux à moteur) pour la Marine nationale, les Gardes côtes, et les Douanes, a-t-il avancé.

Le plan de modernisation de l’Erenav prévoit aussi la création de nouveaux chantiers de réparation navale notamment à Annaba, Arzew et Djen Djen et la modernisation de cette activité sur les trois sites existants d’Alger, de Bejaia et d’Oran, a-t-il encore ajouté.

Ce programme de six ans prévoit, entre autres mesures, le lancement de la réparation navale pour les navires de pêche dans les ports de Ghazaouet (Tlemcen) de Mostaganem, de Bouzedjar (Ain Temouchent), d’Oran, de Sidi Lakhdar (Mostaganem), de Bouharoun (Tipaza), d’Azeffoun (Tizi-Ouzou), de Zemmouri (Boumerdès), de Jijel, de Boudis (Jijel), de Collo et de Stora (Skikda), d’Annaba et d’El Kala (El Tarf).

L’entreprise envisage, d’autre part, le développement de travaux terrestres comme la réparation de conteneurs pour le compte des opérateurs nationaux et étrangers installés en Algérie, la maintenance de moteurs électriques notamment pour le compte de Sonelgaz et Sonatrach et de moteurs diesel et de groupes électrogènes des installations industrielles, a indiqué M. Sali. Pour réaliser ces projets, l’Erenav devrait se doter de nouveaux moyens de mise à sec à savoir quatre docks flottants de 2.000 tonnes à Oran, de 8.000 tonnes à Alger et Arzew et de 12.000 tonnes à Annaba.

Il est prévu également l’achat de deux roulevs (équipements qui permettent de mettre à sec des bateaux pour entretien) d’une capacité de 800 et de 1.000 tonnes à Skikda et à Djen Djen et de cinq autres de 500 tonnes pour les ports de pêche.

Pour ce qui est des équipements de manutention, l’Erenav va acquérir deux grues fixes à Alger, 15 grues mobiles et 16 chariots élévateurs. La création d’ateliers de mécanique, d’électricité et l’ouverture d’autres ateliers figurent également parmi les projets prévus dans ce plan de modernisation. Pour réussir ce plan, l’importance sera accordée à la formation, la mise à niveau et le recyclage du personnel existant, actuellement au nombre de 920, ainsi que le personnel à recruter pour les nouvelles unités.

Le développement des activités de réparation et de construction navale permettra la création de plus de 1.700 emplois directs et près de 7.000 emplois indirects notamment dans les activités de la sous-traitance, la maintenance, la manutention et le transport. A la faveur de ce plan de relance, l’entreprise ambitionne de porter sa part de marché dans la réparation navale de 12 % à 28 % et atteindre une part de marché de 10% dans la construction navale, selon M. Sali. Ainsi son chiffre d’affaires passerait de 2 milliards DA actuellement à 8 milliards DA d’ici 2017, a-t-il encore ajouté.

L’Erenav est constituée de trois unités de production ou chantiers navals à savoir le chantier d’Alger (URNAL), celui de Béjaïa (URNAB) et celui d’Oran (URNO) et d’un siège assurant des prestations de conseils et de suivi d’interventions à l’étranger, basé à Alger. Les trois chantiers navals offrent des services qui vont de la petite intervention comme les travaux de chaudronnerie légère à la conduite de travaux lourds, à caractère industriel comme les transformations de navires ou la réparation de navires de plaisance et l’ingénierie navale (études, conseil, assistance).

Les principaux clients de l’Erenav sont, entre autres, la Marine nationale, l’Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs (ENTMV), les entreprises portuaires d’Annaba, de Skikda, de Djen Djen, de Bejaia, d’Arzew, d’Oran et d’Alger ainsi que Naftal.

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