Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
elmouja- la vague

Du côté des pêcheurs

15 Février 2011 , Rédigé par Lyès Publié dans #Des ports et des villes

 

 

 

 

 

  Quelle fut ma surprise de découvrir l'été dernier la sardine à 300 DA.

  Apparemment rien ne va dans ce secteur qui sombre dans l'oubli.

 


 

Après avoir bénéficié d'une aide dans le cadre de l'emploi


Des dizaines de pêcheurs retombent dans le chômagepeche.png

le 09.02.11 |  © El Watan

Ils ont cru dans les dispositifs d’aide et de soutien à l’emploi dans le cadre de l’Ansej et de la CNAC. Leurs dossiers acceptés, ils bénéficient de crédits pour l’acquisition de sardiniers.

Ils sont nombreux ces jeunes qui ont cru aux dispositifs d’aide à l’emploi avant de vivre le cauchemar des tracasseries bureaucratiques, de l’endettement et pour certains, carrément de l’escroquerie. Le cas d’un groupe de 51 jeunes chômeurs de Tipasa et d’Oran est très révélateur. Après avoir bénéficié de crédits bancaires (compris entre 7 et 9 millions de dinars pour chaque navire) dans le cadre de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (Ansej) et de la Caisse nationale de l’assurance chômage (CNAC), pour l’achat de petites embarcations de pêche (12 mètres), ils ont signé des contrats avec une société privée en 2006.


Basée à Oran, celle-ci devait les construire dans un délai d’un an au plus, et les remettre avec l’ensemble des équipements. Contre toute attente, la majorité des bénéficiaires ne recevront pas leurs biens, alors que d’autres acquerront des embarcations désarmées, ne répondant pas aux normes prévues dans le contrat. En mars 2010, une plainte est alors déposée auprès du tribunal de Aïn Turck, près la cour d’Oran, non seulement par les 51 jeunes, mais également par la CNAC, l’Ansej et la BADR, constituées en tant que partie civile dans le procès, qui s’est tenu au mois de décembre dernier.


En situation de fuite, le patron de l’entreprise est condamné à 10 ans de prison pour abus de confiance, alors que son épouse, cogérante et coactionnaire, a écopé d’une peine de trois ans de prison ferme, pour le même grief. Le tribunal les a également condamnés au remboursement des chèques encaissés et le dédommagement des victimes pour les années sans travail. Des années pour lesquelles elles sont sommées de s’acquitter des intérêts de la banque. Désabusés, ces jeunes sont dans une situation catastrophique. L’entreprise chargée de leur construire les navires n’a en fait que le nom, même si lors du procès, la co-associée avait expliqué le refus de respecter la livraison par la «flambée des prix des embarcations et des pièces de rechange». 

Ce cas n’est pas unique. Un autre groupe de 5 jeunes de la wilaya de Tipasa s’est présenté à la rédaction pour faire état de «la situation catastrophique» dans laquelle il s’est retrouvé. En 2007, les cinq ont bénéficié d’un crédit d’un montant de 9 millions de dinars chacun auprès de la BADR, dans le cadre de l’Ansej et de la CNAC, pour l’acquisition de sardiniers (avec un apport personnel de 1 million de dinars). Ils sont orientés vers la société El Foulk qui fait dans l’importation des navires de pêche de la Tunisie, avec laquelle des contrats de livraison de bateaux dans un délai d’un an ont été signés. A l’issue de ce délai, quatre d’entre eux affirment n’avoir rien reçu, alors que le cinquième déclare avoir acquis «une embarcation vétuste et totalement inutilisable», exhibant une expertise pour prouver ses affirmations. «Nous sommes non seulement victimes d’un abus de confiance mais nous subissons en plus la pression de la banque qui nous réclame près de 1,33 millions de dinars d’intérêts à chacun d’entre nous.

D’où allons-nous payer ces sommes alors que nous n’avons jamais travaillé du fait que les embarcations n’ont à ce jour pas été réceptionnées. L’entreprise El Foulk refuse de nous livrer les navires et nous demande de rajouter une autre somme. Le contrat fait état d’un montant de 10 millions de dinars pour chaque sardinier et non pas treize millions deux cent cinq mille dinars…», explique Dahraoui, un des jeunes contestataires. Il regrette que la décision de justice qu’il a obtenue auprès du tribunal de Cherchell, confirmée par la cour de Blida pour sommer l’entreprise à lui donner son navire, ne soit pas exécutée en dépit de son caractère exécutoire. Les mêmes propos sont tenus par Djemaï Badreddine, qui s’interroge sur «l’incapacité de la justice à rétablir les droits de chacun». En tout état de cause, les cinq jeunes se déclarent dans une situation «chaotique» eu égard  «aux pressions» exercées par la banque et «le retour aux affres du chômage». Contacté, le premier responsable de la société Fellouk nous fait entendre un autre son de cloche. Il nie totalement avoir escroqué ou abusé de la confiance des jeunes. Pour lui, il s’agit d’un «complot ourdi par la maffia locale». Il explique qu’au départ, les jeunes avaient bénéficié de crédits pour l’achat de sardiniers de 12 mètres, mais ils n’avaient pas l’apport principal de 1 million de dinars. «Je leur ai proposé d’avancer cette somme et de m’associer à l’opération.


Ils ont accepté l’idée. J’ai profité pour les conseiller d’acheter des sardiniers plus grands, c’est à dire de 15 mètres au lieu de 12 et plus puissants, 300 chevaux au lieu de 200. Je me suis occupé de tout ce qui est procédure et j’ai engagé la commande. Ils sont partis en Tunisie et ont constaté que les navires étaient en construction. Mais ils ont voulu m’arnaquer. Ils ont refusé de me signer une garantie, à travers une reconnaissance de dette. Je leur ai dit que vous ne pouvez pas acheter un navire de 12 mètres au prix de celui de 15 mètres. Remboursez-moi la différence et vous aurez vos navires de 12 mètres. Ils s’obstinent à refuser l’offre. Ils ont préféré saisir la justice. Je ne les blâme pas, ils doivent être manipulés par des clans qui veulent porter atteinte à notre crédibilité…», déclare Noubli Khaled de la société El Foulk. Pour ce qui est du navire vétust, notre interlocuteur est formel. «C’est le bénéficiaire qui l’a laissé en situation d’abandon», dit-il en s’attaquant avec virulence à l’expertise.

Revenant sur les cas de Djamaï et Aggoune, il affirme qu’ils ont bénéficié de crédits pour l’acquisition de sardiniers de 7,5 mètres, avant de demander des 10,5 mètres. «Nous avons gardé leurs demandes écrites. J’ai engagé la commande et une fois que le chantier les a réalisés, ils sont revenus sur leur choix en optant pour les sardiniers de 7,5 mètres. Heureusement que le chantier a pu les vendre sur place, en reprenant la commande des 7,5 mètres. Nous avons eu des problèmes pour les ramener en Algérie, vu les évènements de Tunisie. Vers la fin du mois de janvier, je leur ai dit que leurs navires sont prêts et qu’ils seront réceptionnés dans les jours à venir, mais eux ont préféré déposer une plainte. Cela veut dire tout simplement qu’il y a des gens derrière qui veulent casser notre société…», souligne M. Noubli. Force est de constater qu’entre les avis des uns et des autres, des jeunes auxquels l’Etat a accordé des crédits sur les fonds publics pour les extirper des affres du chômage, se retrouvent non seulement à la case zéro, mais surtout, et c’est le plus grave, avec des dettes de plus en plus importantes auprès des banques.


Ce qui prouve que des dysfonctionnements caractérisent les dispositifs d’aide aux jeunes mis en place par les autorités. Sans contrôle, sans accompagnement et sans études de marché de l’emploi, tous les fonds que l’Etat déboursera pour juguler le chômage ne seront que gâchis. Il est peut-être temps de faire le bilan et de corriger les erreurs…

 

 

 

 

Les dernières statistiques de la Fédération algérienne de la pêche montrent que la production nationale de poisson a connu une baisse de 69,5% en 2010 alors que le citoyen algérien ne consomme que 4Kg par an de ce produit alimentaire aux grandes qualités nutritives, ceci à cause de son prix excessif.

24 Janvier 2011,   La voix de l'Oranie 
   

La Fédération algérienne de la pêche a tiré la sonnette d’alarme sur la situation catastrophique dans laquelle se trouve le secteur, ces dernières années, à cause de l’absence de contrôle de la part des services concernés et la non application des lois qui ne sont que lettre morte.

Le président de la Fédération algérienne de la pêche, Hassen Bellout, a affirmé que la production nationale de poisson a enregistré une baisse alarmante estimé à 69,5% en 2010, par rapport aux années précédentes. A ce titre, il a expliqué que la production est passée de 187.000 tonnes de poisson en 2009 à 130.000 tonnes en 2010.

«C’est inacceptable et illogique de réaliser une aussi faible production d’autant plus que notre pays dispose de 1.200km de littoral et que 14 wilayas ont accès à la mer. En plus de toutes ses potentialités, il a ajouté que l’Algérie dispose actuellement de 4 régions de pêche, en plus de l’existence de moyens. En parallèle à la baisse drastique de la production, une autre baisse est également enregistrée en matière de consommation de poisson.

Ce produit très important pour le corps humain devient de plus en plus inaccessible pour les ménages algériens. Selon la même source, le citoyen algérien ne consomme que 4kg de poisson par an à cause de son prix excessif. La situation catastrophique dans laquelle se trouve cet important secteur est imputée au monopole de certaines parties sur le marché du poisson dans notre pays.

Ces parties, sans aucun scrupule, travaillent d’une manière irrégulière et ne disposent même pas de registre de commerce. En outre, Hassan Bellout incombe l’anarchie qui règne dans ce secteur à l’absence de contrôle, notamment de la part du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques et du ministère du Commerce.

Dans ce contexte, il a souligné qu’il existe un arsenal de lois qui pourrait réguler et organiser le secteur de la pêche dans notre pays. Cependant, il regrette le fait que ces lois ne soient pour le moment que lettre morte. Selon lui, les pêcheurs n’appliquent pas les lois puisqu’il n’existe aucun contrôle sur leurs activités. Ainsi, ils font ce que bon leur semble et imposent leurs propres lois.

A ce titre, il donne l’exemple de certaines régions où il est interdit de pêcher, le non-respect de la période de repos biologique du poison qui s’étend du mois de février à mai, l’utilisation des explosifs et des filets interdits mondialement, en plus du non-respect de la taille du poisson.

A ce propos, il a indiqué que les pêcheurs n’ont pas le droit de pêcher des poissons qui mesurent moins de 11cm. Or, une grande partie du poisson, notamment la sardine, exposée sur le marché national ne dépasse pas les 5cm, estime Hassan Bellout.


 

 

Ghazaouet


Un sardinier coule au large de Ghazaouet, deux morts

  le Quotidien d'Oran 13/02/2011

 

Le sardinier «Nouria» a coulé, vendredi aux environs de 18 heures, au lieu-dit Chayeb Rassou, dans le bassin marin de Port Say, à quelque 12 miles du port de Ghazaouet, dans la wilaya de Tlemcen. Il avait à son bord 20 membres d'équipage, dont deux M.K. et H.N., âgés de 51 et 61 ans, ont péri par hypothermie. Le patron pêcheur a juste eu le temps de lancer un SOS en constatant les dégâts.

Selon des marins pêcheurs, une brèche dans la coque au niveau de la soute a été la cause du naufrage de l'embarcation qui a pris beaucoup d'eau en un laps de temps. Les secours, les chalutiers El Djazaïr et quelques petits métiers de Port Say, se sont très vite organisés pour ramener les naufragés vers le port de Ghazaouet où des ambulances les attendaient. C'est ce qui fera vivre la population dans la consternation une nuit durant dans l'attente des leurs. Arrivés au port, les 19 membres d'équipages ont été évacués vers l'hôpital de Ghazaouet et les corps de leurs deux camarades déposés à la morgue de la même structure de santé.

Une enquête sera ouverte pour déterminer avec exactitude les causes de ce naufrage. Certaines sources indiquent que le sardinier a commencé à prendre l'eau après avoir heurté un rocher. Pour rappel, il y a deux ans, un autre sardinier avait coulé dans des circonstances similaires sur les côtes de Ghazaouet en faisant trois morts.

 

 

Ain temouchent

 

Le port de Bouzedjar en quete d'un plan de sauvetage

Liberté 08/02/11


Le secteur de la pêche traverse une situation des plus déplorables au niveau du port de Bouzedjar dans la wilaya de Aïn Témouchent, selon les déclarations du premier responsable de la chambre d’Agriculture.
D’ailleurs, l’impasse faite sur le port, par le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques lors de sa récente visite dans la wilaya de Aïn Témouchent, a été diversement interprétée par les professionnels. Ces derniers qui l’attendaient de pied ferme n’ont pu hélas faire entendre leur voix quant aux multiples problèmes auxquels ils font face.
Ce n’est un secret pour personne que le secteur de la pêche est un monde fermé car seuls les initiés sont aptes à définir les raisons pour lesquelles le poisson bleu se fait de plus en plus rare. “Regardez les dauphins là-bas”, nous indiquera du doigt M. Mankouri, président de la Chambre d’agriculture. “La présence de ces cétacés prouve que le poisson existe bel et bien dans cet endroit. Les raisons de cette rareté sont donc ailleurs”. En termes de production, le port de Bouzedjar a connu une baisse sensible durant les cinq dernières années avec 27 886 tonnes en 2006 contre seulement 10 826 tonnes enregistrées en 2010, dont une production de 7 015 tonnes réalisée par les sardiniers. Au vu de l’évolution de la flottille durant cette même période, soit 345 embarcations en 2006 contre 313 en 2010 entre thoniers, chalutiers, sardiniers, ce sont ces derniers qui tendent vers la disparition (200 en 2006 contre 132 en 2010).
À ce titre, on nous apprend que 90 petits métiers acquis dans le cadre de la solidarité ne sont plus comptabilisés. Sur un autre registre, le président de la Chambre de pêche nous informe que le chalutier Neptune V accosté au niveau du port et réalisé par les Turcs à coup de centaines de millions dans le cadre de la relance économique, présente plusieurs défauts car dépourvu de son treuil et ce, au même titre que deux autres bateaux livrés clés en main sans armement et qui ont dû être remorqués par un cargo. M. Mankouri nous fera savoir que 80% des embarcations n’ont pas bénéficié de soutien de l’État et donc ont été financés grâce à des fonds personnels. Aussi, en plus de l’absence d’eau potable, de bouches d’incendie alors que la majorité des embarcations sont conçues en matière plastique et en bois, 2 000 marins-pêcheurs et ce, faute de transport, font plus de 3 km à pied entre le port et leurs domiciles situés dans les localités de Bouzedjar et de Houaoura. Enfin, notre interlocuteur nous révèlera que “20 chalutiers appartenant à une catégorie d’armateurs d’autres régions et non encore identifiés sont abandonnés au niveau du port depuis plusieurs mois, gênant considérablement l’activité des pêcheurs notamment en ce qui concerne le débarquement quotidien de la marchandise”. Et dire que les mandataires du port de Bouzedjar demeurent les seuls à avoir régularisé leur situation vis-à-vis du registre du commerce comme cela a été confirmé par M. Mankouri.

 
 

 

Oran


Vent de tempete annoncé chez les marins pecheurs

Liberté du 07/12/2010P


1 La cherté du poisson et le déséquilibre entre l’offre et la demande sur tous les marchés d’Oran ne sont que la partie visible de l’iceberg dans un secteur où certains “barons” font la loi, décident du prix de vente du poisson à la criée, des quantités à mettre sur le marché et de qui a droit d’embrasser cette profession de marin pêcheur. 
On est loin des chants et complaintes poétique évoquant ce beau et dur métier de pêcheur. Aujourd’hui, la crise qui frappe le secteur est à son paroxysme et les orientations des Assises nationales de la pêche loin de la pratique du terrain. C’est un peu pour tout cela que les marins pêcheurs à Oran ont décidé de se structurer et de s’organiser au niveau local en mettant en place un bureau de wilaya rattaché à la Fédération des marins pêcheurs (UGCAA). Dans les jours à venir, la centaine d’adhérents doit tenir une assemblée générale pour débattre de leurs problèmes, notamment en ce qui concerne les jeunes qui tentent désespérément de se faire une place dans le monde de la pêche et de préparer une plateforme. D’emblée, le représentant de l’UGCAA nous interpelle pour dénoncer les multiples barrières dressées dans la pure tradition bureaucratique de ce que fut, ailleurs, l’ère soviétique, pour l’obtention de lignes de crédit et de financement. “Le problème des crédits bancaires ou par le biais de la Cnac et de l’Ansej est inimaginable ; un jeune marin pêcheur qui veut acquérir une embarcation doit d’abord avoir dans son dossier un agrément de l’administration de la pêche qui n’a qu’un an de validité, il doit ensuite avoir une autorisation de poste de quai de la part des responsables des ports qui n’a que trois mois de validité et non renouvelable. Quant vous arrivez au bout de tout cela, votre dossier est déposé à la banque et là l’on se garde bien de vous donner un récépissé de dépôt comme pourtant le stipule la lo


i… Avoir une réponse à votre demande de crédit prendra des mois et dépassera même l’année, conséquence du fait que toutes vos autorisations sont caduques !” Le représentant local de l’UGCAA est en son for intérieur convaincu qu’il s’agit là d’un système bien rodé et déplore le manque de coordination entre les différentes institutions qui se rejettent les jeunes candidats. D’ailleurs, plus de 60% d’entre eux finissent par abandonner et vont  malgré tout pêcher de façon informelle “à la comme je te peux”. Plus grave, la bureaucratie met encore en péril la pérennité d’entreprises qui réalisent les embarcations dans les chantiers navals, puisque les banques ne leur transmettent les crédits octroyés que par tranches successives, ce qui prend du temps. Pour une petite PME, c’est la mort annoncée. Du côté de l’administration, on estime que l’état des ressources halieutiques doit obliger les autorités à orienter les investissements vers l’aquaculture, certes, mais ce qui ne permet pas un retour d’investissement rapide. Aujourd’hui, il y aurait une vingtaine de dossiers bloqués concernant l’acquisition de petits sardiniers. Plus important, c’est une commission au ministère de tutelle qui décide  de l’injection de nouveaux navires en fonction de l’évaluation de la biomasse. Mais pour nos marins pêcheurs, les récents scandales qui ont éclaté dans le secteur de la pêche, les font bien rire quant on leur oppose ces considérations administratives. Un vent de tempête s’annonce bien dans le secteur de la pêche.   

 

 

Remplacement des caisses en bois par d’autres en plastique

Les poissonniers veulent une application graduelle

29 Janvier 2011,   L'Echo d'Oran


Entrée en vigueur le 20 décembre dernier, les mesures visant l’interdiction d’utiliser des caisses en bois et leur remplacement par d’autres en plastique, lancée par le ministère de la Pêche et des ressources halieutiques (MPRH) ne s’emble pas faire l’unanimité.

Une petite virée au niveau de marchés à Oran nous a permis de constater de visu cet état de fait. Le poisson continu d’être vendu dans des caisses en bois. Cet emballage n’offre pas les conditions d’hygiène, alors que les légumes qui sont moins périssables sont vendus dans des caisses en plastique. sardine.jpg

Pour se justifier, les professionnels arguent que ces caisses ne sont pas encore disponibles sur le marché local et lorsqu’elles le sont, leur prix est très élevé. « Il ne s’agit pas de remplacer une dizaine ou une vingtaine de caisses mais plutôt tout le stock. Chaque mandataire dispose d’un stock d’au moins 2.000 caisses en bois. Or, une seule caisse coûte entre 400 et 450 dinars.

Un petit calcul nous donne une idée sur le montant à débourser pour renouveler le stock », dira un mandataire. Et nombreux sont ceux qui pensent que le délai donné pour remplacer les bacs en bois est très court, et souhaitent plus de flexibilité pour permettre à chacun d’être prêt, par l’application graduelle des textes. « On est d’accord pour remplacer les caisses pour le poisson blanc pour un début. Mais pour la sardine, il est très difficile d’appliquer cette mesure car il s’agit de milliers de caisses à renouveler», disent-ils.

Les caisses en bois, largement utilisées pour le conditionnement du poisson, sont désormais formellement interdites tant lors de l’entreposage, du stockage, du transport que de la vente. Le nouveau règlement s’inspire des recommandations de la FAO qui estime que les caisses en bois constituent un risque majeur pour la santé du consommateur, surtout que les produits halieutiques sont hautement périssables.

A Oran, l’instruction interdisant l’utilisation de caisses en bois et leur remplacement par des bacs en plastique isotherme, répond à la mise en application des dispositions de l’arrêté de wilaya n°135 du 26 janvier 2010, déterminant les moyens de conservation et d’hygiène lors du stockage et de l’étalage des produits halieutiques destinés à la consommation, qui exige l’utilisation de bacs en plastique destinés aux aliments et conformes aux normes d’hygiène dans l’emballage et le transport du poisson.

Afin d’assurer une protection efficace du produit et, par conséquent, celle des citoyens, la décision définit les spécificités techniques des caisses en plastique dur qui se prêtent à la congélation et qui sont équipées de système d’évacuation d’eau.

Z.Selma

 

Mostaganem 

40 jeunes armateurs dans l’impasse


Le secteur de la pêche continue de broyer du noir avec des perspectives sombres pour une quarantaine de jeunes armateurs qui se plaignent de ne plus être en mesure de payer leurs traites. 

le 17.01.11 l Watan


Ces dernières s’élèveraient entre 32 et 40 millions de centimes par trimestre. Regroupés au niveau de l’association Rouwed El Bahr, ils se battent contre un mur d’incompréhensions. Ayant été dans l’obligation d’hypothéquer leurs maisons ainsi que leurs navires acquis dans le cadre de l’ANSEJ ou du programme de la relance économique initié par le président, ces jeunes investisseurs ont la nette impression d’avoir été abandonnés au milieu du gué. Ayant contracté des prêts auprès des banques à un taux de 2,25% pour les projets ANSEJ et de 5,25% pour ceux de la relance, ils ne sont jamais parvenus à apurer leur dettes.

Pire, ils ont tous été contraints de négocier en position de faiblesse un rééchelonnement qui s’avère, selon leurs dires, suicidaire. La première surprise leur sera assénée par la banque qui augmente immédiatement le taux de l’emprunt, le faisant passer jusqu’à 6,25% pour les projets relevant de l’emploi des jeunes (ANSEJ) et 5,5% pour ceux relevant du dispositif de la relance économique. Ayant acheté des bateaux en polyester de 10 mètres, ils ont dû faire un apport personnel de 30%, les 70% étant à la charge des banques. Si bien que, pour ces petits sardiniers, un navire a coûté pas moins de 400 millions de centimes. L’un des responsables de l’association Rouwed El Bahr observe, avec amertume, le payement d’une TVA qui lui aurait coûté pas moins de 80 millions de centimes. Un acte antiéconomique, selon ses propos, ajoutant que, de la sorte, on pénalise ceux qui n’ont pas d’autre choix que le recours à ce type d’activités.
Lui et ses collègues auraient bien apprécié que la TVA sur l’acquisition d’un outil de travail soit tout simplement abrogée. Mais c’est incontestablement la raréfaction de la ressource halieutique qui apparaît comme étant le facteur le plus contraignant pour ces armateurs.


Rééchelonnement du crédit
En effet, tous dénoncent, avec véhémence, l’usage par les chalutiers de filets à corde qui sont, disent-ils, interdits à travers le monde et seulement tolérés et admis en Algérie. Ces filets, qui raclent les fonds, provoquent, à les croire, une véritable catastrophe sur la faune et la flore marine. «Cette concurrence déloyale nous paralyse», dira un autre armateur. «Car si, lors de l’acquisition, il y a de cela 5 ans, la ressource était plus abondante, très rapidement, avec la multiplication du nombre de chalutiers recourant à des techniques de pêche irrationnelles et intensives, le niveau des prises a considérablement chuté, nous obligeant à recourir au rééchelonnement», a-t-il ajouté.

Contraints et forcés, ne pouvant ni reculer ni avancer, ces armateurs se voient condamnés à court terme. C’est pourquoi ils saisissent régulièrement les responsables à tous les niveaux afin que leurs dettes soient véritablement rééchelonnées en crédit à long terme tout en veillant à maintenir le taux de l’emprunt initial. Autrement, ils ne voient pas comment se dépêtrer de cette nasse dans laquelle ils ont été jetés. En guise de conclusion, nos interlocuteurs soulignent que le problème n’est pas spécifique à Mostaganem mais concerne la totalité des ports de pêche du pays où ils sont près de 300 jeunes armateurs à être acculés par les banques et livrés à la rapine sans vergogne. D’autres armateurs déplorent l’absence totale de soutien par les Chambres de la pêche et par la tutelle.                       



  Ténès


La production halieutique en déclin à Ténès

Le secteur de la pêche va de plus en plus mal avec une production en nette régression.

le 19.10.10 | El Watan

 

En effet, pour la période allant de janvier à septembre dernier, il n’a été réalisé que 2300 tonnes, selon les statistiques officielles du secteur au niveau local.Le gros de la production est constitué de sardines, dont le prix dépasse toujours les 250 DA le kilo. Il faut dire que depuis 2007, l’activité de ce secteur est en chute libre, la production n’atteignant que 3788 tonnes, soit une baisse de plus de 2000 tonnes par rapport aux années précédentes. Les responsables du secteur justifient cette baisse par les «conditions climatiques et la rareté de la ressource halieutique».

Les pêcheurs, eux, évoquent des difficultés spécifiques à la profession et mettent en avant l’indispensable mise à niveau du secteur, comme ils l’avaient mentionné à travers le rapport des assises régionales de la pêche et de l’aquaculture, qui ont eu lieu en mai dernier à Chlef. Cependant, les arguments des uns et des autres sont loin de convaincre les consommateurs qui imputent plutôt l’origine de cette situation aux «dysfonctionnements qui caractérisent ce secteur». Pour eux, les investissements consentis par l’Etat n’ont pas servi à redresser la situation du secteur.

Rappelons que le littoral de la wilaya, qui  s’étend sur 120 km, dispose de trois ports de pêche et le secteur avait bénéficié dernièrement de 13 nouvelles embarcations. Il compte, au total, 352 bateaux de pêche entre thoniers, sardiniers et petits métiers.

 

 

Alger

 

Polémique entre le ministère de la pêche et le consulat de France à Alger
Qui a menti?
 

L'Expression 15/12/10Thon_rouge_.jpg


 Alors que la France dément avoir refusé des visas aux négociateurs algériens, le ministère de la Pêche maintient son accusation.

«Le consulat ne peut que constater qu’aucun dossier de demande de visa n’a été déposé par ces personnes. En liaison avec le ministère des Affaires étrangères algérien, les autorités diplomatiques et consulaires françaises traitent toujours dans les meilleurs délais les demandes de visa déposées par les membres des délégations officielles algériennes devant se rendre en France», a indiqué hier, l’ambassade de France à Alger. Cette déclaration n’est pas faite pour taire une polémique au centre de laquelle se trouvent les responsables du ministère de la Pêche. D’un côté, le consulat de France à Alger dément avoir refusé des visas aux négociateurs algériens; de l’autre, le ministère de la Pêche maintient ses arguments et justifie que ledit consulat n’a pas attribué de visas à ses représentants. Qui a menti alors dans ce cas?
Auparavant, des responsables au ministère de la Pêche ont en effet, justifié leur absence à la réunion de l’Iccat (Commission internationale de gestion des thonidés de l’Atlantique) par la non-attribution de visas aux deux représentants algériens. Le ministre de la Pêche a-t-il menti sur les vraies raisons qui ont empêché l’Algérie de négocier son quota de pêche au thon rouge? Jeudi dernier, Abdallah Khanafou a attribué cette situation au refus de la France d’accorder des visas aux négociateurs algériens. «Cette année, nous n’avons pas été présents à la réunion de l’Iccat faute de visas. Nos deux représentants n’ont pas pu avoir les visas à temps de la part du consulat de France», a-t-il déclaré. Résultat des courses: l’Algérie a subi un véritable camouflet. Elle ne pourra pêcher que 138 tonnes de thon durant l’année 2011 alors que durant l’année 2010 elle a été autorisée à avoir plus de cinq fois ce volume. Rappelons qu’en 2010, l’Algérie a pêché 680 tonnes de thon suivant son quota officiel. Depuis le 17 novembre à Paris, une cinquantaine de pays des quatre coins du monde ont pris part, durant deux semaines aux négociations portant sur les quotas de pêche du thon rouge. Qui est responsable de cette défaillance? Qui payera les frais de ce manque à gagner pour l’économie nationale? Les prochains jours ne manqueront pas de révéler les dessous de cette autre affaire aux relents de scandale. Car de toute évidence, cette affaire laisse perplexe. Déjà, bien avant la tenue de cette réunion, des officiels algériens ont soutenu que l’Algérie n’a pas pêché de thon rouge cette année. De leur côté, les professionnels soutiennent que les quotas non déclarés sont deux fois plus importants que les quotas avancés officiellement. Il y a anguille sous roche, allions-nous dire. N’est-ce pas que les informations selon lesquelles le thon rouge algérien se consomme ailleurs par des contrats illégaux, se renforcent davantage? Le marché parallèle n’est pas présent uniquement sur les trottoirs. Il se fait également en haute mer. Combien de fois des infractions ont été relevées et des trafiquants condamnés à payer des amendes. Ces derniers concluent des conventions de vente dans le marché informel. Interrogé sur la situation de la pêche du thon en Algérie, le président du Comité national des marins-pêcheurs indiquera que «les quotas non déclarés constituent le triple des quotas avancés». Et en termes de thon apparemment, les scandales réussissent bien au ministère de la Pêche géré pendant très longtemps par des militants du MSP. On se rappelle de l’affaire de la pêche illicite du thon rouge à Annaba. Huit personnes parmi les dix mis en cause, le secrétaire général et le directeur des pêches maritimes et océaniques du ministère de la Pêche et six armateurs turcs ont écopé de deux ans de prison ferme, chacun. L’armateur algérien, impliqué dans le trafic de thon avec les Turcs, a, pour sa part, été condamné à une peine de trois ans de prison ferme.

 

 

 

Boumerdès


La production halieurique au deças des attentes

Liberté 31/01/11

 

  La production halieutique dans la wilaya de Boumerdès est à son plus bas niveau. Pour l’année 2010, seulement 5 000 tonnes, toutes espèces confondues, ont été enregistrées sur l’ensemble de la wilaya qui compte, faut-il le rappeler, plus de 80 km de côtes, alors que l’année 2009 a connu une production de l’ordre de  13 000 tonnes. Selon une source crédible, les causes de cette baisse sont d’ordre surtout humain. En effet, Beaucoup de gens s’aventurent dans des zones interdites à la pêche, ce qui représente une violation incontestable des textes relatifs au secteur de la pêche. Il est en outre utile de mentionner les pratiques non conformes à la pêche maritime, telles que le vol du corail et du sable de mer, qui influent négativement sur les richesses maritimes. Il est également à noter que les bouleversements climatiques ne sont pas étrangers à la baisse alarmante de la production halieutique. De l’avis de nombreux observateurs, ce constat incite à trouver des solutions radicales pour éviter le pire dans les années à venir. Ces mêmes observateurs n’ont pas hésité à tirer la sonnette d’alarme au risque que cette mer devienne dans 50 ans une mer morte.

 

El Kala

Des braconniers tunisiens pêchent dans les eaux territoriales algériennes

Corail : bataille en haute mer

21 Octobre 2010,   Le jour d'Algérie

A 1 800 euros le kilo, le produit attise en effet les convoitises et pousse des «pécheurs» à braver l'interdit. Surtout quand ce corail rouge s'avère incontournable dans l'aéronautique, notamment pour la fabrication de vis et jointures extérieures de fusées dans l'espace et autres appareils satellitaires en orbite.

 

Malgré l’interdiction de la pêche de corail pour une durée de 15 ans, le braconnage de ce produit de la mer continue inlassablement devant les faibles moyens des flottilles nationales de surveillance, particulièrement à El-Kala. Et c’est souvent lors d’un simple contrôle de routine en mer ou sur nos routes qu’on arrête des trafiquants la main dans le sac avec des dizaines de kilos du précieux produit.

L’exemple le plus édifiant a concerné dimanche dernier un sardinier battant pavillon tunisien pris en flagrant délit par la marine nationale dans les eaux territoriales algériennes en train de pêcher le corail à l’arraché. Arraisonné par nos garde-côtes pour s’expliquer, l’équipage du sardinier tunisien pour toute réponse préféra mettre pleins gaz pour fuir.

Pris en chasse durant quelques minutes par la marine nationale à bord d’un semi-rigide de la station maritime d’El-Kala, l’équipage, refusant d’obéir aux sommations, provoqua dans sa fuite une collision volontaire avec le navire de contrôle, occasionnant de graves dommages au pneumatique avant de disparaître.

Des traces de corail pêché illicitement flottaient sur l’eau. Ce grave incident a provoqué l’envoi d’une commission d’enquête d’Alger pour éclaircir les tenants et aboutissants de cette affaire, bien qu’il ne s’agisse que d’un simple braconnage. Pourquoi le corail algérien est-il si convoité ?

Le corail, d’une manière générale, a été toujours considéré comme un produit entrant dans les dérivés de la bijouterie et autres ornements. Des commerçants implantés en Europe et en Amérique achètent et vendent le corail pour des applications technologiques entrant dans le secteur de l’aéronautique.

Des pilotes algériens nous ont affirmé dernièrement que le corail rouge algérien est utilisé pour la fabrication des vis des appareils aéronautiques et autres jointures extérieures, que ce soit sur les fusées envoyées dans l’espace ou sur les appareils satellitaires en orbite «parce que le corail est résistant aux pressions atmosphériques».

Si le prix du kilogramme de corail normal atteint la barre des 900 euros, celui du corail rouge algérien qu’on peut pêcher, malgré l’interdiction par l’Etat, sur les côtes d’Annaba, El-Kala surtout où à Collo, atteint facilement le double, soit 1 800 euros. Le triangle du trafic se situe surtout à El-Kala, Tunisie et l’Italie.

Autrement dit, on braconne en Algérie et on vend en Tunisie pour l’Italie. Plusieurs opérateurs de la pêche, tous de nationalité italienne, ont été interpellés à Annaba pour trafic de corail vers la péninsule italienne. Le Jeune Indépendant s’en était fait l’écho sur plusieurs éditions. Bien que les Italiens soient en possession de documents réglementaires pour la pêche du corail, plusieurs aspects techniques n’avaient pas été respectés.

On pêchait jusqu’à la racine du produit de mer, et dont les conséquences scientifiques, après des enquêtes diligentées à l’époque par le ministère de la Pêche, ont montré que si cette situation devait perdurer, le corail disparaîtrait à jamais des côtes algériennes.

A juste titre, les autorités avaient décrété l’interdiction de la pêche du corail pour permettre à ce produit de la mer de se régénérer. Mais, hélas, une mafia sans scrupule continue non seulement à dilapider nos ressources maritimes mais aussi à s’attaquer à nos produits marins.


Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article