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elmouja- la vague

Que reste-ils à la Cnan- l'épopée des pinardiers algériens

9 Septembre 2009 , Rédigé par Gildon Publié dans #Des Navires et des Hommes



 "Nous cultivons le vin que nous buvons pas tant que nous avons d'autres ivresse"
  Le regretté Mouloud Mammeri n'avait pas tort.


 A l'indépendance de l'Algérie  343 000 hectares fournissent près de15  millions d'hectolitres de vin de toutes les couleurs . Que peut-on faire d'une telle récolte, une aubaine ou un vrai cataclysme économique ?.

 L'Algérie française est resté pendant plus d'un siècle une terre agricole , on produit de tout, et la métropole achète tout.
 Dans sa longue histoire le vignoble algérien était toujours lié à la métropole même aujourd'hui la plus part des vins algériens sont sur les cartes des restaurants maghrébins de France et d'ailleurs.
 En 1861 cette culture couvre déjà 6500 hectares autour d'Alger mais vite le vignoble va déborder sur toutes les régions d'Algérie et surtout sur l'ouest du pays  ainsi en 1905 plus le vignoble occupe une superficie de  180 000 hectares et on exporte plus de 4.7 millions d'hectolitres pour le Métropole.
En 1935 il faut multiplier par 2.5 cette superficie dédié au vin et une production de plus de 18 millions d'hectolitres, un record, ce qui classe l'Algérie 4 ème producteur mondial du vin. Des petits villages sont subitement devenus des grandes références en matière du  vin, on comptait dans les années30 jusqu'à 200 caves de vin à Mascara  ,  a la même période dans la seule cave coopérative de  Boufarik on compte plus de 60 000 hectolitres de vin. 

 L'essor de cette culture a  été aussi facilité  par son transport, ainsi des pinardiers sillonnait les deux rives, des cargos chargés des dizaines de baraques et de fûts en pontée ou dans les cales, tout est bon pour le pinard, des petits ports autrefois sans intérêts sont devenus rapidement des places importantes dans l'économie coloniale et pour l'emploi des populations locales.

Coté navire rien qu'en 1939 la compagnie Schiaffino  crée en 1874 basé à Alger comptait déjà 17 cargos, destinés presque exclusivement au transports du vin
ils portaient tous les noms des membres de  la famille  Schiaffino comme le " Catherine Schaiffino" , "Jeanne Schiaffino","Nicole Schaiffino" mais aussi " Ville de Dellys", Ville de Bougie" Ville de Djidjelli" ou encore " Ville de Ténès".


D'autres compagnies sillonnaient aussi le littoral algérien comme " La Compagnie des Cargos Algériens" créée à Alger en 1923 et qui présente des pinardiers comme le "Mostaganem", le "Djurdjura" le "Mitidja" ou encore le le " Tlemcen"


 Ainsi pendant la période 30-62 une trentaine de pinardiers assuraient la l'exportation du vin algérien vers la métropole comme le Médéa, le Mascara le "Ville de Mostaganem"" le Kabyle" ou encore le "Bacchus".













En 1962 les français quittent l'Algérie, les pinardiers aussi mais pas le vin, le premier gouvernement algérien se trouve dans l'impasse 15 millions d'hectolitres à exporter mais où, déja les viticulteurs metropolitains étaient depuis longtemps en guerre contre ce vin  qui vient inondé le marché local.  avant 62 le vin représentait 50% des exportations agricoles algériennes (53.2 % en 1960), ce taux va descendre à 20 % en 1964. Le 17 octobre 1964 un accord franco-algérien a été conclu pour l'exportation en France de 7 à 8 millions d'hectolitres, ce chiffre va diminuer graduellement avec l'ouverture du marché est-européen au vin algérien mais aussi par les réticences des français à continuer à acheter du vin algerien et au niveau local la politique d'arrachage des vignes fut décider
Enfin depuis, Ben Bella et ses successeurs vont réduire l'état du vin algérien à une superficie de 50 000 hectares et une production de 400 000 hectolitres  en 2007, et l'Algérie se retrouve loin derrière les grands producteurs  du vin (21ème place en 2007).

 Malgré ces aléas cette matière reste néanmoins le deuxième produit exporté après les hydrocarbures, en 2008 il a rapporté plus de 324 millions  à l'économie algérienne, de quoi payer quelques navires céréaliers.

Les premiers pinardiers réellement algériens n'ont vu le jour que vers la fin des années 70, trois sisters ships d'une capacité de 1963 t ont été commandés aux allemands de  Schlichting de Travemunde.
Ismara fut le premier a être livré en octobre 1978,
Suivit par le Dahra  (photo  de droite, prise par Y Perchoc en 1997 à Brest, problement l'un des derniers voyages  de ce navire) en décembre 1978.
 Le Zaccar  ( à gauche) lui  a été livré  en avril 1979.

Après quelques années à transporter le vin dans leurs soutes depuis surtout Mostaganem, ils ont été vite vite transformé à tranporter des huiles.



La Cnan s'est débarrassé de ces pinardiers comme pour le reste de sa flotte en 2003.


Ces pinardiers naviguent toujours sous d'autres pavillons
Ainsi Ismara est rebaptisé Emirates Peace sous pavillon panaméen.
Le Zaccar est devenu Vindemia sous pavillon panaméen.
Le Dahra  a été cédé aux égyptiens aussi pour battre pavillon du Honduras , mais garde son nom.









 A noter la présence chez la compagnie Nolis de Rebrab du"Tamgout" conçu pour le transport d'huile et qui peut aussi transporter du vin, il est toujours en service sous pavillon national.

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tebessa 06/08/2012 23:56


salut, sa7a remdankoum... voila mois je suis un nouveaux, j'ai quité la CNAN a la fin 2011..  sa n'est pas beau a voir ce qu'a devenu la CNAN .... j'été 3éme MEC et je vous dit sincérement
j'ai quité a cause de l'annarchi..... je vit au canada mais mon coeur et sur les navire....a+

kouider 20/06/2014 01:55

Mon père Kouider Omar de Fort de l'Eau,était cuisinier à la marine marchande,je cherche des marins qui ont naviguer avec lui .J'ai beaucoup de photo des marins collègues à mon père.

guidjelli mohamed 31/07/2012 00:06


le bonjour a tous les navigateur des annes 72 .74.75 hassi messaoud ville de djidjelli


ibn batouta je vie maintenant a Hamburg  le salut a tous

ziane malek 23/10/2016 21:43

sans oublier hadj omar est un bon cuisinier du long cours

ziane malek 23/10/2016 21:40

oui effectivement on a navigué sur le bel abbes sur la ligne de l éxtreme orient la chine le japan la thaillande singapour en 1985 c un chique type un tres bon marin inteligent instruit et un bon musulman moi aussi jai des photo de lui

le marin 30/04/2012 14:12


salut je vais vous repondrez cher ami dommage,que t'a jamais gouter le vins algerien, oh lala il fallait navigue avec nous sur les pinardier comme dahra,média,zacar,ismara, on parter  d'oran
avec une cargaison son urss, on arriver a moitier de la cargaison, le navire agiter de 20 degrer, c'ete la belle epoque, on faisez qu'a boire pour passer le temps et le seul moin


 

Last Night in Orient 29/04/2012 08:35


j'ai beaucoup apprécié le sujet ! Je n'ai jamais bu de vins algériens de ma vie...Un manque de culture gustative !

dali 08/01/2010 22:28



Bjr a tous les marins de la cnan.moi j'ai quitté la cnan en 2005 et je voudrais bien avoir les nouvelle de la naviguation actuelement merci et bon vent . hamid