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elmouja- la vague

Que reste t-il à la Cnan? la presse dz en parle..

22 Août 2009 , Rédigé par Gildon Publié dans #Pied à terre


 Les 2 articles d'El Watan ne peuvent passé comme une dépêche  banale, ça mérite une petite réflexion sur la faillite de l'un des meilleurs armements en méditerranée.

 

Constatées par l’IGF et la gendarmerie nationale

Graves anomalies de gestion à la Cnan

Après six missions de l’IGF infructueuses, de nouveaux inspecteurs ont été dépêchés pour passer au peigne fin la gestion du groupe Cnan et ses filiales. A peine deux mois après son installation, le PDG a été relevé de ses fonctions dimanche matin, alors qu’il revenait d’une mission en Italie. Trois navires de la compagnie ont été saisis en Grèce par le partenaire Pharaon, qui réclame 12 millions d’euros de frais de réparation des bateaux que la Cnan lui a frétés. La Compagnie nationale algérienne de navigation (Cnan) est au creux de la vague.



Après le licenciement de son ex-PDG, Ali Boumbar, (qui réclame à partir d’Anvers en Belgique, où il est installé depuis le mois de décembre dernier, une indemnisation de 110 000 euros pour licenciement abusif), c’est au tour de son remplaçant, Derrar Draa, d’être relevé de ses fonctions après deux mois seulement de son installation à la tête du groupe. Une réunion extraordinaire du conseil d’administration de la filiale Cnan Med, dont il est le directeur général, a été convoquée pour aujourd’hui pour lui sceller son sort. Les autorités ont déjà installé Mme Younès, directrice du juridique en tant qu’intérimaire au poste de PDG du groupe Cnan, en attendant de nommer un nouveau DG à la tête de la filiale Cnan Med, dans laquelle l’Italien Darrio Perioli est partenaire à 49%. Ces décisions interviennent alors que des inspecteurs de l’IGF et les gendarmes passent au peigne fin la gestion du groupe, entachée par de graves anomalies, dont les implications vont dépasser les cadres de la compagnie. En effet, à en croire des sources proches de l’enquête, la mission de l’IGF s’est retrouvée tellement dépassée par la gravité de la situation que l’équipe a été renforcée récemment pour ouvrir de nouveaux dossiers, qualifiés par certains cadres de la Cnan, d’explosifs.

Pourtant, la compagnie a vu passer au moins six missions d’inspection de l’IGF, dont les rapports n’ont rien signalé. Ce qui a poussé leurs responsables à remettre en cause leurs rapports et à ouvrir une enquête sur les conditions dans lesquelles a eu lieu leur mission d’inspection sur les arrêts techniques du navire El Hadjar, et sa réparation dans un chantier naval en Roumanie. Les frais de voyage des inspecteurs ont été pris en charge par la compagnie maritime dont quatre dirigeants, parmi lesquels le directeur général, ont pris part au déplacement, avec l’accord du président du Holding Gestramar, Senousi, relevé de son poste, il y a plus de deux mois. L’autre anomalie jugée extrêmement grave est liée à l’ouverture (en début 2000) et la gestion par les dirigeants de la Cnan d’un compte à Dubaï (mouvementé à plusieurs reprises), sans aucune autorisation de la Banque d’Algérie. Ce qui s’apparente à « une caisse noire », à partir du moment qu’il a été crédité et débité sans aucun bilan ou document officiel. Les enquêteurs ont par ailleurs ouvert le lourd dossier de la fermeture en 2008 de la délégation de Marseille, créée, faut-il le rappeler, par décret présidentiel, et la création, moins de deux mois après, d’une autre compagnie Navi Med, dont l’ancien DG, Ali Boumbar, actionnaire en tant que personne physique, est membre du conseil de direction.

Navi Med a été constituée avec trois agents maritimes, Navitrans pour la partie française, Transcoma pour l’Espagne et Dario Perioli, lequel est également actionnaire de Cnan Med à raison de 50% (la Cnan 49% et un Algérien 1%), et dont Derrar Draa, est directeur général. La liquidation du bureau de Marseille a été décidée sans aucun motif et sans respect de la réglementation, alors que la nouvelle compagnie née de « ses entrailles » a raflé tout son plan de charge, puisque la consignation des navires de sa filiale Cnan Méditerranée (Cnan Med), dont est actionnaire majoritaire Dario Perioli, lui a été confiée. Ses archives documentaires ont été stockées dans un container au port de Marseille, pour être occasionnellement utilisée par Navi Med. Pis, le compte de la délégation a continué à enregistrer des mouvements, alors qu’elle avait fermé totalement ses portes depuis des mois.

Des contrats pour préserver les intérêts des partenaires étrangers

Ce qui a amené les enquêteurs à revoir les contrats de partenariat avec Dario Perioli, actionnaire majoritaire de Cnan Med, qui détient le privilège du choix des chantiers de réparation des navires de la filiale, lui qui est actionnaire de la société de réparation Casa Del Motoros. Pour tout le monde, les contrats de partenariat ont privilégié les intérêts des partenaires étrangers et non ceux de la Cnan. Pour preuve, cette grande polémique qui envenime les relations entre l’égyptien Pharaon, qui a racheté 51% du capital de la filiale International Bulk Carriers (IBC). Ces actions sont détenues à 24,5% par le saoudien Mouneim Pharaon, à 24,5% par le jordanien Dadjani et à 2% par l’algérien Laradji Mustapha. Ces 2% ont une signification : conserver la majorité du capital entre les mains d’actionnaires nationaux et maintenir ainsi les navires sous pavillon algérien. Néanmoins, Pharaon auquel les navires ont été frétés à raison de 810 USD/ jour, pour une période de 5 ans, réclame 12 millions d’euros, représentant, selon lui, les frais de réparation des navires dans des chantiers qu’il a lui-même choisis. La compagnie a jugé le montant excessif, étant donné que c’est à elle que revient le paiement des factures de réparation. Pharaon a alors exigé d’accepter l’une des trois propositions : racheter les parts de Pharaon, céder ses parts à ce dernier ou accepter la désignation de trois experts pour faire l’évaluation des frais. Confronté à l’intransigeance de la partie algérienne, Pharaon a saisi cette semaine trois navires de la compagnie en Grèce, Djbel Onk, Djbel Rafaa et Djbel Ksel. Une manière de s’assurer une garantie de paiement d’une facture, que tous estiment excessive. Là également, la négociation du contrat de partenariat s’est faite dans des conditions suspicieuses. Par ailleurs, l’IGF a déterré le dossier des affrètements de navires de transport de voyageurs, le Lato et le Millénium, par le groupe Cnan. Pour le Lato par exemple, l’armateur réclame aujourd’hui une somme de 7,2 millions d’euros en menaçant de recourir aux tribunaux. En fait, le Lato a été affrété pour une période de 3 ans, à raison de 58 000 dollars US/jour, mais il n’a été exploité que durant 4 mois, de la première année, avant que le contrat ne soit résilié. Le navire, qualifié d’épave, a connu plusieurs pannes occasionnant une situation de crise à la veille du retour des vacances, obligeant les autorités à les prendre en charge. La même crise a été engendrée par le Millénium, dont l’armateur réclame lui aussi 1,2 million d’euros à la compagnie de navigation, qui n’a pu l’exploiter, eu égard aux nombreuses pannes qui l’ont paralysé dès son exploitation.

(Le Lato une épave de 1975 et 180m de longueur pour un quai à paasager de 140 m !)

Au niveau de la gestion interne, les inspecteurs se sont intéressés à la vente de nombreux véhicules neufs à des prix symboliques à quelques cadres dirigeants, par la procédure de gré à gré, alors que le règlement l’interdit. La première opération de cession des véhicules anciens au personnel de la compagnie a d’ailleurs été faite en présence d’un commissaire-priseur, comme le stipule la loi. En fait, la nouvelle équipe de l’IGF, qui vient d’être désignée pour la mission d’audit, n’a pas hésité à aller le plus loin possible dans le contrôle de la gestion de la compagnie et éviter les compromis qui ont fait qu’aujourd’hui la situation a atteint le pourrissement. En effet, comment expliquer que les différentes missions de l’IGF n’ont rien décelé tout au long de leurs nombreuses opérations de contrôle ? Pourquoi la SGP Gestramar a attendu jusqu’à ce que le pot aux roses soit découvert pour auditer les conditions dans lesquelles a eu lieu la dissolution des représentations de la Cnan, à Marseille, en Espagne, en Italie et en Turquie ? Comment expliquer que le directeur de la délégation de Marseille se retrouve à la tête de Isa Anvers, en Belgique, (une filiale de la Cnan) sans aucune décision administrative ? Comment se fait-il que les autorités aient pris autant de temps pour ouvrir des enquêtes approfondies sur la gestion d’une compagnie, représentant le pavillon national, alors que la presse avait fait état de nombreuses et graves anomalies de gestion ?

Par Salima Tlemçani in El Watan du 21/07/2009


 

L’IGF mène une enquête approfondie

Graves révélations attendues sur la gestion de Cnan Group

Les réactions qu’a suscitées notre article sur la gestion de la Compagnie nationale de navigation (Cnan), paru le 23 juillet, méritent des précisions d’autant que parmi elles, certaines comportaient de fausses vérités.



D’abord au sujet des navires actuellement bloqués au port de Piraeus, en Grèce. Ces trois bateaux, Djebel Onk, Rafaa et Ksel, appartenant à International Bulk Carrier (IBC), ont été bel et bien désarmés pour deux d’entre eux début mars et pour le troisième vers la fin mars, par le groupe Pharaon, partenaire saoudien de la filiale IBC de Cnan Group.

(Djebel Ksel en 2007, encore sous les couleurs de la Cnan.Photo de Henk Guddee)


Ce dernier a même rapatrié le personnel navigant (une vingtaine d’employés), dont le coût est de loin plus élevé que s’il avait tout simplement ramené les navires en Algérie. Pharaon, qui détient 51% des actions de IBC, avec l’Algérien Laradji Mustapha, réclame, en contrepartie du retour de ces bateaux, le paiement d’une facture de 12 millions de dollars relative à des travaux de réparation effectués sur les navires Nedroma, Nememcha et Blida dans un chantier qu’il a lui-même choisi en vertu d’une clause de la charte qui le lie à IBC (pour une période de 5 ans à des prix très bas et sans révision) aux frais de cette filiale. Une facture que tout le monde juge excessive et que IBC, ce qui est légitime, refuse d’honorer. Une situation qui a fini par envenimer les relations entre IBC et son partenaire saoudien. Une réunion a eu lieu samedi dernier à la direction de la marine marchande, au ministère des Transports, entre les représentants des différentes parties concernées pour reporter la séance d’arbitrage, d’autant que Pharaon a exigé d’IBC l’acceptation de l’une des trois propositions : racheter les parts de Pharaon, céder ses parts à ce dernier ou accepter la désignation de trois experts pour faire l’évaluation des frais. Tout le monde a compris que la mesure de blocage des trois navires d’IBC en Grèce n’a rien de normal, si ce n’est la garantie du paiement de sa facture. A signaler que cette filiale a interrompu, depuis septembre 2008, le transfert du produit de fret. Sur un montant de 250 000 dollars prévu mensuellement, elle ne transfert que 110 000 dollars, représentant uniquement le budget de fonctionnement.

L’inspection a déterré l’ensemble des dossiers

Ce qui démontre qu’il y a quelque part un problème que le directeur général d’IBC n’a pas voulu ou pu révéler. Pour ce qui est du directeur général de Cnan Group, sa mise au point ne dément pas l’action qu’il a engagée devant l’inspection du travail belge pour licenciement abusif de la direction d’Isa Anvers (une société de droit belge, au sein de laquelle la Cnan est actionnaire et détient 60% des parts) et de ce fait, le paiement d’une indemnité. La mission d’inspection de l’IGF qui travaille actuellement a déterré l’ensemble des dossiers relatifs à la gestion non seulement des filiales dont il était président du conseil d’administration, mais aussi à la dissolution de la délégation de Marseille dont le plan de charge a été récupéré par une nouvelle société privée, Navimed, dont il était membre du directoire à titre personnel comme l’indique le statut et non pas en tant que DG de la Cnan, comme il l’a souligné dans sa mise au point adressée à la rédaction. Comment expliquer que la délégation de Marseille soit fermée pour non rentabilité alors qu’elle vient d’être rénovée pour un montant de 170 000 euros ? Mieux, la même délégation n’a pas été aidée par la direction générale de Cnan Group pour récupérer 400 000 euros, montant d’une ardoise que lui a laissée Solazur, une société avec laquelle elle travaillait. Pour éviter le recouvrement de cette dette, le patron de Solazur, un Algérien, a déclaré la faillite, mettant le bureau de Marseille devant le fait accompli. Une autre erreur de gestion qui aurait pu épargner à celle-ci d’y laisser des plumes. Tout comme d’ailleurs les factures exorbitantes de réparations effectuées sur des navires frétés en coque nue que les filiales sont sommées de payer à leurs partenaires qui bénéficient du droit du choix du chantier de réparation en vertu des chartes parties négociées au détriment des intérêts de la Cnan. Les coûts de ces réparations ont saigné les filiales, mettant même certaines à genoux à cause des lourdes factures, des arrêts techniques en cascade et des saisies des navires par des chantiers qui réclament le paiement des travaux. Ce sont là les innombrables anomalies mises à nu par l’inspection de l’IGF. Des anomalies que les six premières missions d’inspection n’ont pourtant pas dévoilées pour des raisons que seule une enquête interne peut élucider d’autant que certains cadres et responsables sont d’anciens inspecteurs de l’IGF. En tout état de cause, l’enquête actuelle passe au peigne fin toute la gestion de Cnan Group depuis le début des années 2000 à ce jour. Les premières informations font état de graves anomalies ayant entraîné de lourds préjudices financiers à une compagnie qui était, il y a quelques années seulement, le fleuron du transport maritime algérien, reconnu dans tout le bassin méditerranéen et ailleurs.

Par Salima Tlemçani dans El Watan du 28/07/2009

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bouaichaoui 15/06/2014 00:03

Ou sont passer l argent des navires de la cnac et ses équipageq qui ce que devient et leur avenir ou sont les vrais responsanles les hommes de l algerie se qui savent gérie et qui leur drapeau

majid 10/11/2013 12:58

chaftou el fassad wa sabotage sans bouger le doigt tlahitou fi tbazniss bghitou walou riche ba trafic marins de la cnan et surtout les intellos officiers et l administration naktou ouma wa lamssakin quii sont pour rien je pris dieu pour que dawla n achete pas de navires vous allez les detruire restez dans vos douars oublier pavillon algerien laisser hyproc tranquille

raishamidou 04/09/2009 10:55

Avec toutes ces preuves ,qu'attendent les autorités pour mettre ces gens en taule définitivement alors que Mr Boumbar se proméne entre Anvers et Marseille en faisant des affaires avec l'Algérie.je me rappellerais toujours de ces minables quand ils ont commencé à la cnan ils l'ont mise à genoux.Haram allikoum
PS Ali tu as échappé a la prison en 1996 mais cette fois çi c'est la bonne

abdelkader 29/08/2009 17:25

Bravo Salima Tlemçani et bon courage