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elmouja- la vague

Les nouvelles de la pêche en Algérie

30 Avril 2009 , Rédigé par Gildon Publié dans #Au delà des mers




 


Voici deux  dossiers sur la pêche parus dans le quotidien Liberté le 16/04/2009 via la plume de M. Zoubir Ferroukhi

Matériel de péche vieillot, surexploitation et spéculation
La sardine hors de prix, à qui la faute ?Liberté 16/04/2009

Dans les milieux officiels concernés, des voix autorisées estiment que la sardine est bien présente  dans les eaux algériennes, et en admettant qu’elle soit allée plus loin vers des eaux plus chaudes, elles posent la question de savoir pourquoi, en revanche, les pêcheurs ne se donnent pas la peine de changer leurs habitudes et de passer plus de temps pour la pêcher.

Dans les milieux proches de la pêche, tout le monde semble en tout cas s’être mis d’accord au moins autour de deux points que l’on s’est dit prêts chaque fois à nous démontrer séance tenante, à coups de chiffres et de règles scientifiques. Primo : la sardine serait devenue hors de prix parce qu’on ne la trouve plus aussi rapidement comme avant. Elle a fui, la sardine. Insaisissable. Elle serait allée s’enfouir dans des eaux plus chaudes que les pêcheurs ne connaissent pas.
Et quand on l’attrape aujourd’hui, elle ne fait pas même le quart de la quantité qu’on ramassait dans les filets, il n’y a pas si longtemps. Secundo : à part la sardine, le poisson en général serait un produit de luxe, pour qui ne le sait pas encore.
Entre ces deux explications plausibles se greffent d’autres paramètres fortement probables, sinon les plus déterminants, à savoir la spéculation, bien sûr, le peu d’emballement pour le métier de pêcheur au sens professionnel du mot, et si un attrait quelconque existe, alors ce sont très souvent les moyens qui manquent.
Quant aux ressources elles-mêmes, il est de plus en plus évident qu’une surexploitation des mêmes zones de pêche durant des années, pour de multiples raisons, a conduit inévitablement à une rareté plus importante du poisson offert sur les étals des marché. Une récente étude a même révélé que pas loin de 22 000 hectares de la superficie maritime algérienne pêchable n’ont jamais été exploités.
Une courte virée en mer à bord d’un sardinier nous a tout de même édifié sur le côté rébarbatif de ce métier, rude, pénible, où les hommes travaillent la nuit et dorment le jour, car sinon il serait impossible de pêcher la sardine qui ne s’arrête de se déplacerer à la vitesse de l’éclair qu’une fois le jour tombé. “Nous exerçons notre travail avec des moyens rudimentaires”, nous confie Rachid, le patron de pêche et capitaine du sardinier, un bateau de 18 mètres, vieux de près de vingt années. Un petit récepteur télé nous indique la présence du poisson dans les eaux, sans autres détails. “Dans de nombreux pays, maintenant la sardine est pêchée en très grandes quantités parce que les pêcheurs disposent de bateaux puissants qui permettent de suivre la sardine à très grande vitesse, et sont équipés de détecteurs modernes qui donnent l’emplacement exact d’un banc de sardines à trois kilomètres de distance, ce qui permet pour le moins un gain de temps inestimable ; car on y va tout droit, on pêche et on revient décharger”, ajoute Rachid. Le moteur fait un bruit infernal, et la houle fait tanguer furieusement le bateau qui file doucement (4 à 5 nœuds), ce qui oblige les dix-sept pêcheurs du sardinier à se cramponner un peu partout.

Une flottille vieille  de plusieurs années
Avant d’embarquer, l’armateur lui-même nous avait dit son embarras de ne pouvoir se payer un vrai sardinier, qui serait amené à l’état neuf des chantiers espagnols, un 24 mètres ultramoderne. “Les délais de remboursement du prêt sont bien trop courts. Cinq années pour rendre environ 12 milliards de centimes ! C’est pratiquement impossible. Je vois ceux qui ont emprunté, ils sont coincés jusque-là”, nous a expliqué Dahmane, l’armateur.
Nous revenons bredouilles après plus d’une heure passée au large. À peine quelque 5 à 6 kilos de sardines ont été remontés prestement par une dizaine de gaillards s’escrimant avec les cordes et le filet (400 m de long sur 40 de profondeur). Le bateau essayera une autre virée au milieu de la nuit pour retourner vers 3 heures au quai, vide une nouvelle fois. Cela fait neuf mois que dure une situation que les pêcheurs n’hésitent pas à qualifier de véritable phénomène de la nature. Il existe cependant d’autres façons de voir les choses beaucoup moins tranchées que celle qui consiste, par exemple, à affirmer que la sardine a déserté les côtes algériennes.

Des voix autorisées dans les milieux officiels concernés estiment d’abord que la sardine est présente, et en admettant qu’elle soit allée plus loin vers des eaux plus chaudes, la question posée est de savoir pourquoi, en revanche, les pêcheurs ne se donnent pas la peine de changer leurs habitudes et de passer plus de temps pour la pêcher, s’il le faut. “Le mazout nous revient trop cher, d’une part”, précisent justement ces derniers. Une semaine à pêcher tous les jours et la facture hebdomadaire en carburant monte à 40 000 DA, voire bien plus, au risque qu’il n’y ait aucune contrepartie.
Et d’autre part, s’il est possible de suivre jusqu’au bout les périples lointains de ce poisson tant convoité par les Algériens qu’est la sardine, dans l’état actuel de leur matériel désuet (bateaux et appareillages maritimes) les pêcheurs algériens, eux, dans leur quasi-totalité ne pourront que continuer à tourner en rond, et n’y arriveront jamais. En somme, la plupart de ces pêcheurs n’ont pas engagé un renouvellement de leurs procédés techniques de pêche et d’une flottille vieille de plusieurs années, le volume de production ne permettant plus depuis bien longtemps de couvrir la demande des consommateurs. La vétusté des procédés et des bateaux n’offre pas non plus les garanties d’une sardine de qualité.

Le littoral, un lieu  très accidenté
Aujourd’hui, par conséquent, il apparaît que par la force des choses, les pêcheurs se contentent — face à une situation exceptionnelle, peut-être inévitable dans le temps après tout — de multiplier autant de fois qu’il le faut le coût pour supplanter le manque ou l’absence du produit (induite notamment par l’absence de moyens), et continuer à gagner leur vie, imposant de facto sur le marché un prix amplement rédhibitoire et défiant tout entendement.
Cela dit, une fois le poisson débarqué, un autre circuit spéculatif et très peu rationnel par essence fait encore grimper les prix en flèche, la rareté du produit étant un prétexte tout trouvé pour faire de la surenchère sans retenue. Finalement, il s’agit là d’un débat qui ne relève plus seulement de la pêche proprement dite.
En tout état de cause, le poisson en général reste exposé à cette combinaison de contraintes, avec en plus un autre particularisme : le poisson est rare en Méditerranée, à vrai dire et, ajoutent les spécialistes, l’Algérie a sa propre morphologie qui fait de son littoral un lieu très accidenté sur la côte, les baies mises à part, et ne permet pas la pêche au chalutage.
Cela donne un plateau continental réduit, tout le temps rétréci par cet aspect accidenté des côtes. Actuellement, sur les 1 280 km de côtes et une superficie maritime de plus de 9 millions d’hectares, seulement 2,2 millions sont exploités, indique-t-on au niveau du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques. “L’Algérie possède une belle variété de faciès (de poissons différents) qui crée la richesse, ou la biodiversité. En même temps cette difficulté des faciès ne génère pas forcément la quantité. Le stock pêchable se retrouve réduit d’autant, et directement lié à l’offre qui est faite par la mer”, nous précise Kamel Alem, directeur des pêches maritimes et océaniques du même ministère.
Cette offre a été évaluée en 2003/2004 par un bureau d’études espagnol, mandaté par le gouvernement algérien, à 600 000 tonnes. Sur cette biomasse ainsi quantifiée, l’Algérie doit également s’astreindre à une limite de réserve pêchable évaluée à environ un tiers ou 33 % (sur les 600 000 t), et permettre aux deux tiers restants de renouveler la ressource halieutique, selon des règles scientifiques universelles.
Par une relation de cause à effet (biodiversité très riche mais limitée et rareté du poisson haut de gamme comme la crevette, la langouste…), le poisson en Algérie devient assimilé donc à un produit de luxe.
De fait, la consommation actuelle du poisson en Algérie est estimée à 5,2 kilogrammes/an par habitant, tandis que le seuil minimal recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) est de 6,2 kilogrammes/an par habitant. L’écart est établi. C’est là que doit intervenir l’aquaculture.

 

Stabilisation des prix des produits de la péche
Halles à marée et aquaculture comme régulateurs

1

Dans ce cercle fermé où se déroulent les activités de pêche et de vente du poisson, le consommateur ne pourra éventuellement voir un jour les prix stabilisés et structurés, selon des normes qui tiennent compte des coûts réels de revient et d’autres règles standard, que si un minimum de facteurs sont mis en œuvre et de façon sérieuse.


La multiplication des halles à marée en est un, s’accordent à dire bon nombre de spécialistes de la question, que nous avons pu rencontrer. Rappelons que la halle à marée est un bâtiment installé sur les quais d'un port de pêche, où le poisson est débarqué et trié selon des normes précises et présenté à la vente. La méthode de vente la plus répandue est celle des enchères publiques à la voix : le poisson est vendu par caisse ou par lot de caisses. Il en existe quelques-unes en Algérie, mais elles sont loin d’être organisées. Celle d’Alger, par exemple, fonctionne selon la méthode du bouche à oreille, ce qui donne naturellement lieu à un boursicotage en règle, c’est-à-dire de petites opérations spéculatives qui échappent à toute transparence.
Pour la Chambre nationale de la pêche, l’organisation d’un maximum de halles à marée dans toute l’Algérie est plus qu’un simple souhait. “Cela va mettre un frein à la spéculation, en effet, du moment qu’avec la facture en amont, le produit livré au consommateur sera identifié”, nous dit M. Rahmani, directeur général de cette institution créée en 2003 pour coordonner la profession.  Avant d’ajouter : “Nous souhaiterions aussi prendre en charge la gestion de toutes ces halles à marée, afin que la Chambre nationale de la pêche puisse faire respecter la traçabilité du produit, et non pas uniquement pour de simples questions d’argent.”

En attendant le déploiement, prévu sur plusieurs années, du schéma directeur adopté par le gouvernement et l’installation de halles à marée modernes dans tous les ports de pêche, la vente demeure pour l’instant encore déréglée. Il n’existe pas, en fait, de circuits de gros en amont de la commercialisation des produits de la pêche, présents sur l’ensemble du littoral algérien et de façon systématique dans les ports concernés ; et si ces circuits peuvent exister, les règles de commercialisation ne sont pas préalablement fixées, nous précise-t-on au ministère de la Pêche où l’on tient à spécifier que la mission du ministère s’arrête une fois le produit rendu au quai. En somme, c’est toujours le mandataire qui “régule” le circuit en amont en s’arrangeant de gré à gré avec le pêcheur. Par la suite, un ou plusieurs intermédiaires vont parfois intervenir avant que le poisson arrive à destination. 

L’élevage du poisson
Le développement de l'aquaculture,  comme alternative à la pêche côtière, est un second facteur important susceptible de suppléer notamment au tarissement avéré des réserves en produits de la mer, et par ailleurs de stabiliser un tant soit peu leurs coûts. C’est la rareté de ces produits qui les place déjà parmi les produits chers de consommation, plutôt de luxe que courante, en dehors du fait qu’il y a aussi une pression sur le poisson algérien qui serait très demandé hors de nos frontières, en particulier le poisson haut de gamme par rapport à ses qualités gustatives. Et les explications fournies à ce propos au niveau officiel le plus concerné du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, coïncident logiquement avec l’autre argument de l’exportation en assez grandes quantités du produit.
L’élevage du poisson, ou aquaculture, devrait par conséquent contribuer à amener la consommation actuelle à un niveau acceptable et au moins équivalent à celui recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS),  à savoir 6,2 kilogrammes par habitant et par an. D’ici à la fin du plan quinquennal 2009/2014, l’aquaculture en Algérie devrait atteindre une production de 32 000 t/an, et 53 000 t /an dans quinze années, selon les prévisions officielles, alors qu’elle était à peine de 300 t /an en 2000 (et 3 000 t /an à l’heure actuelle).
Un grand effort paraît être orienté en ce sens à tous les niveaux officiels concernés, et l’on se prépare au déploiement d’une stratégie de vulgarisation en direction d’une plus grande consommation du poisson d’eau douce. L’on peut citer quelques projets du littoral (subventionnés à 50% par l’État) déjà en production ou en voie de réalisation : élevage de moules et d’huîtres à Aïn Taya, Alger-Plage, Aïn Tagouraït, élevage de loup de mer et de dorade à Azzefoun à trois cents mètres du rivage (1 200 t en commercialisation), à Aïn Témouchent, ferme marine dans le cadre de la coopération algéro-espagnole à Bou Ismaïl, d’autres projets dans le Sud (ceux-ci étant subventionnés à 80% par l’État) comme à Ouargla, Ghardaïa, etc.
Beaucoup de sites favorables à l’aquaculture ont été identifiés par les experts. Ils sont situés dans la frange littorale par rapport aux barrages et retenues collinaires, aux oueds, embouchures d’oueds, lagunes et zones lagunaires, par rapport aussi aux chotts et sebkhas, chaque site développant le type d’activité qui lui est propre : développement du poisson d’eau douce, élevage du thon, pisciculture marine, pisciculture d’eau douce (carpe et truite notamment), élevage des crustacés et des crevettes, etc. En tout, 450 sites à implanter d’ici 2025 à travers l’ensemble du territoire national, selon des chiffres officiels.

Rumeurs  et hypothèses
En attendant, les supputations et autres hypothèses sur l’envolée des prix et surtout la rareté du poisson vont bon train. Pour beaucoup, le poisson serait détourné du marché local et certains professionnels de la pêche évoquent l’émergence d’une classe d’arrivistes transformés en intermédiaires pour régenter le marché des produits de la mer. Entre autres, dans ces mêmes milieux, on hésite à peine en reprenant cette rumeur persistante qui fait dire également que la vente du produit de la pêche par ces intermédiaires va directement à des chalutiers étrangers qui croisent dans les eaux internationales.
D’autres estiment que la rareté du poisson serait due à la pêche à la dynamite, déjà à l’origine de pas mal de dégâts au sein de la faune et la flore marines. Les capsules de dynamite seraient acheminées clandestinement d’un pays voisin. Une fois réglées suivant les profondeurs visées, elles imploseraient pour ramener à la surface une quantité dérisoire de produits. Les tremblements de terre font partie aussi des arguments avancés chez les pêcheurs pour invoquer le manque de poisson ; celui-ci, à cause des séismes marins de plus en plus fréquents, émigrerait ailleurs. Enfin, la pêche ayant décidément pris des contours de plus en plus curieux, et pour couronner le tout, on affirme que dans un des ports de l’Ouest algérien, on pêche de plus en plus à la ligne le poulpe ou la petite pieuvre. Les produits de cette pêche seraient ensuite acheminés ailleurs pour y être traités dans une société pharmaceutique spécialisée dans la fabrication du fil de suture.
Pour sa part, l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) a publié, en mars dernier, son dernier rapport sur la situation mondiale des pêches et de l'aquaculture. Selon ce rapport, si la pêche mondiale a atteint un nouveau record de production en 2006, cette croissance repose uniquement sur l'aquaculture, qui représente désormais 47 % du poisson consommé par l'homme.
En outre, la consommation mondiale devrait doubler d'ici à 2030. Les prises de pêche plafonnent et certains stocks sont proches de l'effondrement. La surexploitation continue.

 

Dans d'autres ports...

Béni Saf.Un bateau de pêche coule au large de Madegh.
(El Watan14/04/09 par M.  Kali)

Hier, vers 6 h du matin, un bateau de pêche dont le port d’attache est Ghazaouet a coulé après avoir été la proie d’un incendie suite à une explosion survenue dans la chambre des machines.

Il se trouvait à 10 miles au large de Madegh, une zone de pêche pas loin des îles Habibas. Suite au signal de détresse lancé par radio, les gardes-côtes sont intervenus mais n’ont pu repêcher que 11 des douze membres de l’équipage du bateau, le douzième étant porté disparu. Sollicité pour un commentaire, Mankouri Djilali, le président de la Chambre de pêche nous renvoie à ce que nous avions publié à propos du certificat de base dont la possession découle d’une convention internationale signée par l’Algérie. En effet, en matière de sauvegarde en mer, nul marin ne devra plus, au-delà de l’échéance du mois en cours, être embarqué s’il ne dispose pas d’un certificat de base. Cette échéance, qui avait été primitivement fixée à juin 2008, avait été reportée une première fois au 1er janvier 2009. El Watan 14/04/09

ZEMMOURI- Pêcheurs en grève

Liberté 25/04/09 par Madjid T.

Les pêcheurs du port de Zemmouri El-Bahri observent, depuis plus de trois jours, un mouvement de grève en signe de protestation contre le projet de réalisation d’une pêcherie à proximité du quai de déchargement.

Les pêcheurs justifient leur réaction par l’exiguïté des lieux déjà encombrés et suggèrent la délocalisation du projet dans un autre port de la wilaya, tout en menaçant de ne pas reprendre leur activité qu’une fois leur revendication satisfaite. “Nous avons opté pour une grève illimitée”, affirment les pêcheurs qui disent qu’“il ne leur sera plus possible d’exercer notre métier ici à Zemmouri El-Bahri si ce projet des halles à marée vient à être implanté”. Ils ajoutent que “cet espace  sur lequel sont projetées ces halles est utilisé par les pêcheurs pour le séchage et le remaillage de leurs filets et autres activités essentielles”. Les responsables de  la Chambre de pêche de Boumerdès affirment que les pêcheurs ne sont pas contre le projet, mais contre le choix du site qui se trouve à quelques mètres des quais  du port et qui va les empêcher de travailler. Contacté par nos soins, un responsable de la Direction de la pêche a, pour sa part, affirmé que “ce projet des halles à marée sera réalisé dans le cadre de l’application du plan de programme national de développement de la pêche et de l’aquaculture de la tutelle et que son implantation a été prévue sur ce site après les études réalisées et qui concernent le plan d’aménagement du port”. Notre interlocuteur a voulu rassurer les pêcheurs de l’intérêt de cette structure, la première du genre au niveau national, et qui sera construite, selon lui, suivant des normes modernes et universelles. Pour rappel, le port de Zemmouri El-Bahri, qui dispose d’une flottille composée de plus de 95 embarcations entre sardiniers et petits métiers, est célèbre par la qualité de ses produits, notamment la sardine. 

M. T.


Kristel-L’abri de pêche réceptionné en juillet

Le futur abri de pêche de la zone balnéaire de Kristel sera livré au mois de juillet prochain, soit dans les délais contractuels, apprend-on de sources municipales.

Le « Groupement algéro-turc « Médi - Tram Aska - Construction », qui s’est vu confier la réalisation de cette infrastructure, a eu pour mission de doter le littoral oranais, en améliorant les conditions socioprofessionnelles des gens de la mer, à travers l’aménagement de sites appropriés pour la commercialisation des produits halieutiques. Le coût global de réalisation de ce port avoisine les 195 milliards de centimes. Les travaux viseront également l’aménagement d’une jetée principale de 360 mètres, un terre-plein de 15 300 m2 et quatre quais de 80, 33, 125 et 33 mètres pour l’avitaillement et le débarquement. La capacité d’accueil de cet ouvrage est de 130 embarcations, dont 12 sardiniers en plus d’une vingtaine de petites embarcations. Une fois opérationnelle, cette infrastructure est censée créer environ 1000 emplois directs aux jeunes pêcheurs de la localité. El Watan 17/ 03/2009 par  B.Linda

 


Port de Cap Djinet.

Le nouveau port de pêche de Cap Djenet coûtera trois fois son prix initial. Réalisé à coups de  1 565 millions de DA, le projet du port de pêche et de plaisance de Cap Djenet prend de plus en plus l’allure d’une véritable gabegie qui frise le scandale. Sa réception  prévue en décembre 2007 a été retardée à plusieurs reprises.  Le projet a déjà coûté jusqu’ici plus de 200 milliards de centimes et risque de coûter deux, voire trois fois plus à cause d’une étude qui, selon des responsables locaux, serait mal engagée. Et pour preuve, d’énormes quantités de sable continuent à envahir le port. Plus de 160 000 m3 de sable auraient été déjà extraits de la “passe” du port et les engins  de l’entreprise hydrotechnique qui effectuent les travaux de désensablage ne chôment pas puisque du sable et encore du sable est évacué par des gigantesques motopompes. Les pêcheurs crient au scandale et exigent des explications. Pour eux, ce projet n’est ni plus ni moins de l’argent jeté à la mer.
Pour rappel, les capacités de ce port, qui dispose d’une  jetée de 450 mètres, sont de l’ordre de 110 embarcations dont 10 chalutiers, 50 embarcations petits-métiers et  50 embarcations de plaisance,  tandis que la production annuelle des poissons est estimée à  2 500 tonnes par an. Il dispose d’une jetée de 450 mètres et peut abriter jusqu’à 110 embarcations dont 10 chalutiers.Liberté 16/042009 par Madjid T.

 

 

 

 

 

 

 

 


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machine de fabrication de brique 15/01/2015 13:50

mes amitiés de la Turquie

abdelkader 29/08/2009 17:31

On récolte ce qu'on a semé.
Depuis que nos sois disant pecheurs,utilisent la dynamite pour pecher la sardine,ma bka oualou.
Peche à la dynamite,pas de repos biologique,c'est tres simple,pas de poissons.Tu vois, c'est très simple.Donc sanctionne,emprisonne,requisitionne et ça ira mieux