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elmouja- la vague

Le remorquage en Algérie

17 Mai 2009 , Rédigé par Gil Publié dans #Pied à terre

 

 


Le remorquage en Algérie est devenu ces derniers temps la bête noire de pas  mal d' armateurs étrangers, non pas par le manque de moyens mises à disposition des navires en escale dans les ports algériens mais surtout sur l'obligation faite à  ces navires d'en faire usage alors que le pilotage n'est obligatoire  que pour l'ensemble des navires à propulsion mécanique d'une jauge brute supérieure ou égale à 150 tonneaux.
  En effet une seule heure de prestation d'un remorquer algérien revient au minimum à + de 500 $ et vu qu'aujourd'hui la plus part des navires  sont mieux équipés en systèmes de manoeuvre, machine moderne, propulseurs  d'étrave, stabilisateur hydraulique, des  frais lourds pour certains, la sécurité d'abord pour d'autres..
 Cette activité de remorquage tire sa source du  Code Maritime Algérie, Ordonnance 76-8O du 23.10.76 amendée le 28 Juin 1998 et en 2006. La gestion quotidien de remorquage est le domaine des ports qui sont autonomes depuis plus d'une vingtaine d'années.

 Ainsi les ports algériens sont très biens equipés en unités de remorquages, partout on retrouve des remorqueurs au noms de cours d'eaux. Seybouse, Soummam, Cheliff etc rare les pays  qui peuvent présenter une telle armada de remorqueurs.

Qu'on n'oublie pas surtout que beaucoup de nos ex collegues et amis personnel navigant de la Cnan ou d'autres ont fini ou en activité toujours  sur ces remorqueurs, alors les gars , à vos remorques..



La plus grande acquisition de remorqueurs  fut en 1971 avec l'arrivée des Chellif ( 7 unités de 161 T), du chantiers japonais Hikari-Yokusuka.


Photos de gauche le Cheliff 6 en manoeuvre à Bejaia

A droite le Cheliff 3 en
arrêt technique à Annaba

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Cheliff 1  1971  1500 CV  ALGER
 Cheiff 2  1971  1 500 CV  BEJAIA
 Cheliff 3  1971  1 500 CV  ANNABA
 Cheliff 4  1971  1 500 CV  TENES
 Cheliff 5  1971  1 500 CV  ORAN
 Cheliff 6  1971  1 500 CV  BEJAIA
 Cheliff 7  1971  1 500 CV  ARZEW

 


 Viendront ensuite les Soummam avec  3 unités des chantiers japonais Towa - Shimonoseki, d'un tonnage de 235 t pour une Lht de 32.30 m et d'une largeur de 8.40 m avec une puissance de 2 000 CV.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Soummam 1 1971  2 000 CV  
 Soummam 2 1971  2 000 CV  ARZEW
 Soummam 3 1971  2 000 CV  BEJAIA

 


 L'année 1971 a vu aussi l'arrivée des Rhummel ( du nom de ce cous d'eau des gorges de Consatntine), avec 4 unités de 109 t des chantiers Sodeni à Nagoya . Japon
  A gauche Le Rhummel 4 à Gênes



Le Rhummel 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  •  Rhummel 1 1971  1 000 CV ALGER
     Rhummel 2 1971  1 000 CV  ORAN
     Rhummel 3 1971  1 000 CV ALGER
     Rhummel 4 1971  1 000 CV ANNABA


Quelques mois après 5 Seybouse des chantiers allemands -Kremer à Elmshorn rejoignent les ports algériens d'un moyen tonnage de 261 t , Lht:  33.5 m, largeur: 8.9 m

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Seybouse 1  1972  2 300 CV  SKIKDA
 Seybouse 2  1972  2 300 CV  ARZEW
 Seybouse 3  1972  2 300 CV  BEJAIA
 Seybouse 4  1972  2 300 CV  ARZEW
 Seybouse 5  1973  2 300 CV  


Des mêmes chantiers allemands , les Tafna avce 2 unités aux dimensions  34.9 m x  9.20 m et d'un tonnage de 375 t.

 

 

 

 

 

 Tafna 1  1975  3 000 CV  SKIKDA
 Tafna 2  1975   3 000 CV  SKIKDA

 


Entre 1982 et 1983 les "Isser" avec 6 unités sont venu rejoindre le parc de remoquage national, un peu plus costauds (247 t) que les les précédents , construits au Japon par les chantiers de Nagasaki


Isser 1 à Alger
















                                                                                                Isser 2 à Mosta en assistance du bitumier Oued Gueterini

 

 

 

 

 

 

 ISSER 1  1982  1 700 CV  ALGER
 ISSER 2  1983  1 700 CV  MOSTAGANEM
 ISSER 3  1983  1 700 CV  GHAZAOUET
 ISSER 4  1983  1 700 CV  ORAN
 ISSER 5  1983  1 700 CV  ARZEW
 ISSER 6  1983  1 700 CV  BEJAIA

 

 

 

 


En 1982 a vu aussi la livraison par les   chantiers japonais de Nagasaki de 6 remorqueurs plus puissants les Mazafran de 432 t.
                                                                      Le Mazafran 4 en arrêt technique à Annaba

 

 

 

 

 

 

 

 MAZAFRAN 1  1982   2 300 CV  ARZEW
 MAZAFRAN 2  1982   2 300 CV  ARZEW
 MAZAFRAN 3  1983   2 300 CV  ARZEW
 MAZAFRAN 4  1983   2 300 CV  ANNABA
 MAZAFRAN 5  1983   2 300 CV  SKIKDA
 MAZAFRAN 6  1983   2 300 CV  SKIKDA

 

 

 

 


Cette flotte a tenu bon malgré le manque de moyens techniques et matériels, depuis quelques années tous les ports algériens entament le renouvellement de cette flotte ainsi on remarque à Alger qui compte 6 remorqueurs  les nouveaux tels que le
 Sidi Abderrahmane ( 2800CV) ou encore le Ben Boulaid II (acquit en 2003).

 

 

 

 

 


A Arzew  ce sont  pas moins de 13 remorqueurs qui s'activent dans ce port pétrolier on remarque surtout les fameux  Tassina 1,2,3 et 4

 Photo de droite le Ben Boulaid 2 en exhibition au port d'Alger
 Construit par les chantiers Union Levante de Valence en Espagne en mars 2003.  D'une Lht: de 28 m pour Lpp: de 24.9 m et d'une largeur  de 9.0 m avc un tonnage de 282 t
Ce remorqueur a tenté de sauvé vainement le Bechar.

photo de gauche.le Tassina 1 à Europort . Fabrication hollandaise Darmen de 2002 , tonnage 309 LHT 30.3 m largeur  10.20 m  Puissance/ 2 x 1 500 CV.

 

 

 

 

 

  • La dernière acquisition du port d'Arzew , le Ras elMa 2006

     

  •  
  • A Béjaia où on retrouve 6 remorqueurs, dont les 2 cap,
  • Cap Sigli et Cap Carbon qui ont atterri au port en plein boum économique en , l'achat de ces 2 remorqueurs a fait un scandale au niveau du port. Le PDG de ce même port s'est retrouvé devant la justice  avec d'autres cadres.
  • L'autre remorqueur Le Cap Carbon est doté d'une puissance de presque 4 000 CV , très demandé pour l'assistance en haute mer.

Photo de gauche le Cap Sigli 1 x 3200 .IMO : 9332365.CALL SIGN : 7TAC.





09/11/2006
Actualités : OUVERTURE D'UNE ENQUETE JUDICIAIRE SUR UNE AFFAIRE "DOUTEUSE" DE L'ACHAT DE DEUX REMORQUEURS A BEJAIA
Un ex-Pdg, l’actuel Pdg par intérim et son adjoint ainsi que le directeur du remorquage de l’EPB placés sous contrôle judiciaire

 

Une quinzaine de hauts cadres de l’Entreprise portuaire de Béjaïa (EPB) dont l’ex-Pdg, M. Abdelkader Boumsila, l’actuel Pdg par intérim et son adjoint ainsi que le directeur du remorquage sont auditionnés depuis dimanche dernier par le parquet de Béjaïa dans une affaire liée à l’achat l’année écoulée de deux remorqueurs, l’un construit en Roumanie par une société hollandaise Damen et le deuxième acquis auprès d’une société espagnole Astieros pour une enveloppe financière de 9 millions d’euros soit 90 milliards de centimes, selon une source judiciaire.
Notre source révèle que les deux constructeurs auraient fourni des remorqueurs dotés de vieux moteurs et de vieilles coques. Le pot aux roses aurait été découvert, toujours selon notre source, par le service des gardes-côtes algériennes qui avait eu à constater certaines anomalies au niveau de la longueur des remorqueurs notamment. Ces derniers qui devaient être construits sur une longueur de 30 m n’auraient été livrés en fin de compte par les constructeurs précités que sur 20 m de long soit 10 m de moins, précise notre source. Il semblerait que ce ne fut qu’après que les services des gardescôtes eussent constaté ces graves anomalies sur les deux pavillons de remorquage que la direction générale de l’EPB aurait décidé d’engager une procédure de remboursement auprès de ses deux fournisseurs. Le parquet de Béjaïa qui avait ouvert une enquête judiciaire sur cette affaire auditionne depuis dimanche dernier l’ensemble des responsables concernés par ce dossier lié à l’acquisition des trois remorqueurs. Trois responsables de l’Erenav de Béjaïa sont également convoqués par la justice pour les prochains jours. L’ancien patron de l’Entreprise portuaire de Béjaïa, qui avait pour rappel démissionné de son poste récemment, R. M., l’actuel Pdg par intérim et son adjoint ainsi que le directeur du remorquage ont été placés hier sous contrôle judiciaire par le magistrat instructeur de béjaïa en attendant les conclusions de l’enquête, selon une source judiciaire. Notre source précise qu’il semblerait que contrairement à l’ensemble des entreprises portuaires du pays concernées par l’acquisition de tels pavillons de remorquage qui auraient lancé un seul appel d’offres international par l’intermédiaire de la Sogeport, les responsables de Béjaïa auraient établi un appel d’offres international individualisé pour les mêmes besoins.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A Annaba, le port a perdu d'énorme parts de marché, il reste néanmoins très actif dans le domaine minier et sidérurgique, avec 4 remorqueurs dont le dernier Sidi Brahim ( photo de gauche) livré par les hollandais de Darmen en octobre 2006(  30.82 m x 10.20m- 595 t et 4 120 CV)

 

 

 

 

 

 

 

 

Skikda, 9 remorqueurs pour les 2 ports de la ville, qui souffrent énormément par mauvais temps, ce sont les remorqueurs les plus exposés aux tempêtes qui règnent dans cette région , le plus récent et le plus puissant des ces remorqueurs le Skikda est resté échoue pendant 2 mois  en portant assistance à un navire en difficulté  le 07 février 2008, et qui a couté la vie malheuresement à un marin . A noter l'arrivée des 2 Righa dans ce port.

 

Skikda entre la livraison et l'échouage

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Pour conclure voici une depeche de l'AFP qui date de quelques semaines.

   Piriou naval services, la branche réparation du groupe Piriou, vient de remporter cinq appels d'offres internationaux, lancés par la société Sogeports, et concernant les arrêts techniques de cinq remorqueurs. Il s'agit de remorqueurs portuaires de 30 mètres, appartenant à des entreprises publiques algériennes. Ils opèrent dans les ports d'Alger, de Skikda, et Arzew (côte Est Algérie).

Deux remorqueurs arriveront à Concarneau à la mi-avril, le Righa 2 et de Choulou, en provenance de Skikda, deux autres arriveront d'Arzew en juin, les Tassina 3 et 4, et le dernier, le Mustapha Be Boulaïd 2, arrivera d'Alger au second semestre 2009.

Les travaux consistent en des révisions machine, coque, passerelle et pont, pour une durée moyenne de 40 jours par remorqueurs. « Ces contrats représentent pour nous un volume d'activité de plusieurs millions d'euros, explique Pascal Piriou. C'est aussi un lien avec un nouveau client dont le potentiel est important en matière de réparation navale puisque, dans l'ensemble, des ports algériens opèrent plus de 50 remorqueurs. »

La société Sogeports est une holding regroupant les dix entreprises portuaires algériennes, c'est une société à participations d'État. « Une nouvelle fois, l'activité réparation navale ouvre la voie et nous espérons que la branche construction pourra amplifier cette collaboration dans les mois qui viennent. Nous répondons aussi à un appel d'offres international pour la construction de remorqueurs de 45, 70 et 130 tonnes pour les ports algériens. »

à gauche Le Righa 2 (de Skikda) à Concarneau



















                                                                                         Le Tassina 3 ( d'Arzew) en réparation à Concarneau

 

 

 

 

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belem 02/12/2014 19:39

Pour votre information ,sachez que le directeur du port de Bejaia n'a jamais été emprisonné, ni même ses cadres ,donc vous avez été tres mal informé

zareb 22/11/2013 19:56

Je constate que l'auteur de cet article est peu voir très .mal informé.
D'abord il n'existe pas de Seybouse 5.
Le remorqueur Isser VI est affecté au port de DjenDjen et non Bejaia
Enfin le directeur général du port de Bejaia ainsi que ses cadres n'ont jamais été emprisonnés, après acquisition des remorqueurs Cap Carbon et Sigli.

dominique mesgouez 12/12/2010 16:10



Bonjour


Le Mazafran 6 a quitté le port de Concarneau ce samedi 11 décembre à 11h. Il fait route vers Skikda...


 



Nico 15/05/2010 18:36



Bonjour,


Je recherche une photo du Seybouse II car ce remorqueur a coulé en Bretagne près de chez nous et c'est une épave sur laquelle on peut plonger facilement.


Merci beaucoup pour tous les renseignements et photos de ce petit remorqueur.


Nico



Bennai Omar 12/02/2010 13:41


Je me demande où sont les chantiers de réparation en Algérie; je fus chef de Station à Ghazaouet et accumuler la fonction de patron sur le Isser III, les réparations on les faisait à Mers el Kébir.
j'ai quitté le remorquage en 1985, depuis je ne sais plus.