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elmouja- la vague

Algerie ...---... Pollution !

15 Novembre 2008 , Rédigé par Gildon Publié dans #Pied à terre





Me voilà de retour pour parler, vous aller certainement rire........................................................de l'écologie en Algérie.

Grace à la rente pétrolière et surtout à la flambée des prix des hydrocarbures de ces derniers temps, des projets pharaoniques voient le jour en Algérie, des autoroutes ( Est-Ouest, Hauts Plateaux, Transaharienne ), des  constructions de nouvelles villes ;Hassi Messaoud bis, Boughezoul, Sidi Abdellah , en hydraulique aussi on voit des projets gigantesques, les barrages de Taksebt, Bou Haroun, transfert d'eau In Salah- Tam ou  des Usines de desalinement d'eau de mer ), dans les transports comme les projets des tramways d'Alger, Oran et Constantine, le metro d'Alger. et bie sût le projet de la grand mosquée d'Alger.

 Même si tous ces projets ne sont que sur des simples maquettes, leurs réalisations relevent du miracle algérien qui n'existe pas encore.  A titre d'illustration il a fallut 14 ans pour réaliser la voie férré Tizi Ouzou- Oued Aissi ( sa banlieu industrielle ) longue de 14 km, ou encore 40  ans pour construire le barrage de Beni Haroun de Mila. Pire encore l'environnement est aux oubliettes dans tous ces projets les villes algériennes s'etouffent sous le ciment et la poussière, aucun espace vert n'est accordé à l'enfant algérien, rare sont les plages qui sont conformes aux normes internationales des eaux de baignades ..

 La liste est longue sans consultation populaire on fait tout et n'importe quoi , Ne parlant pas des projets dans le  domaine maritime  ou le rêve de la Cnan d'acquérir 12 navires en 5 ans est déjà tombé à l'eau, mais c'est surtout  dans la préservation de la nature qu'il faut s'inquiéter plus.

  Sachant que l'espérance de vie des reserves en hydrocarbures algériennes ne depassent guerre 20 à 25 ans, la priorité doit aller sans doute à la protection de l'environnement et de la nature.

Les responsables jouent la carte de la météo pour expliquer certaines catastrophes qui endeuillent beaucoup de familles algériennes  c'était le cas pour naufrage de Bechar, les inondations d'Alger de Ghardaia, les échouages de Skikda, la mine de mercure de Azzaba, le zinc qui tue en silence à Ghazaouet.......

 Parler de toute la pollution qui ronge le quotidien des algériens me semble difficile , je me limiterai au littoral




  • A Alger
  •  Le taux de mercure présent dans les eaux de Oued El Harrach dépasse de 30 fois les normes acceptées mondialement et les prochaines analyses vont démontrer les éventuels risques sur la baie d’Alger », a déclaré le Dr Mitsuo Yoshida, conseiller supérieur à l’Agence de coopération internationale japonaise (JICA).
    Intervenant dans le cadre d’un séminaire sur « La pollution et la protection de l’environnement en Algérie » qui se tient, du 5 au 6 avril 2005 à l’hôtel Sofitel (Alger), l’expert japonais précisera, en outre, que « la mauvaise qualité de l’eau de oued El Harrach dépasse de 400 fois les normes établies par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ».
  • Rappelant que cette forme de pollution est le résultat d’une absence de traitement des déchets industriels et domestiques, le Dr Mitsuo Yoshida ne manquera pas d’observer que « cela pourrait déboucher sur une contamination de la mer d’autant que, tout au long de cet oued, il y a des unités industrielles polluantes ». Si jusqu’à présent vingt unités ont été ciblées pour des prélèvements d’échantillons, il faudrait estimer à 200 unités industrielles celles qui contribuent à la pollution d’oued El Harrach. D’ailleurs, indiquera-t-il, avec l’aide des gardes-côtes algériens, une équipe algéro-japonaise a prélevé, fin mars dernier, des échantillons d’eau au niveau de la baie d’Alger pour des analyses concernant le taux du méthyl de mercure. « Car, ajoutera-t-il encore, les métaux lourds prélevés dans les sédiments de fonds peuvent avoir des conséquences néfastes sur l’homme et le poisson. » L’explication est toute simple, fait observer l’expert de la JICA : « Le mercure sous la forme organique est très toxique contrairement au mercure inorganique. » Un constat qui lui permettra de formuler quelques recommandations comme celle consistant à engager « une étude épidémiologique auprès des travailleurs de ces unités industrielles et des consommateurs de poisson ». Par S. E. Belabès, elwatan.com.

  • A Annaba

  • Le mal à Annaba s’appelle aujourd’hui l’embouchure de la Seybouse. Celle-ci déverse des quantités de déchets toxiques, lesquels ont transformé la cité de Sidi Salem, où se jette l’oued, en véritable vivier de nuisance mortelle. Surtout lorsqu’on sait que ces résidus vont à la mer sans être épurés.

    « Plus de 4,5 millions de mètres cubes d’eaux usées infectées par divers produits chimiques, dont des huiles industrielles, sont déversés quotidiennement dans cet oued », révèle à ce sujet le président de l’association nationale pour la protection de l’environnement et la lutte contre la pollution (Anpep), dont le siège est basé à Annaba.

    Et pourtant, cette zone, considérée comme l’un des espaces les plus pollués du littoral algérien, a été retenue lors de la dernière visite du président de la République pour abriter le fameux village touristique, s’élevant à un coût se chiffrant par centaines de millions de dollars US.

    Le problème donc est l’embouchure de la Seybouse, véritable catalyseur de déchets de toute sorte. Nous sommes en présence d’un conglomérat de liquide visqueux et vaseux, vecteurs de maladies infectieuses.  El Watan. Par B. Ahmed Ramy. Le 6 octobre 2008

  • A Bejaia
  • La rançon de l’urbanisation
  • Le dossier de l’environnement à Béjaïa permet les mêmes inquiétudes qu’autorisent toutes les formes de pollution que connaissent, avec des proportions différentes, d’autres régions du pays.

    D’origine urbaine, industrielle, agricole, ou marine, la pollution est présente à Béjaïa et menace autant l’oued Soummam que le littoral et le ciel. Les spécialistes de la question estiment que nos industriels et gestionnaires des affaires de la cité ne s’inquiètent pas trop des atteintes à l’environnement du fait notamment du non-traitement des différents déchets que génèrent les activités industrielles et urbaines. Selon le rapport de la direction de l’environnement, ce sont 540 t de déchets générées chaque jour par les ménages. Une quantité qui ne finit pas forcément dans les décharges publiques de la wilaya. Le même rapport mentionne que 246 t seulement sont mises en décharge. Le reste, soit 54,5%, ne l’est pas. Ainsi, ce sont 294 t de déchets solides urbains, qui ne sont pas collectés quotidiennement, et c’est autant de tonnes qui sont dans la nature pour de longues années. N’est-ce pas que ces fameux sachets noirs sont toujours là à « guirlander » arbustes, arbres, mobilier urbain ou oueds pour un long temps quand le vent ne les prend pas dans les airs ? En revanche, l’acheminement des déchets ménagers vers les décharges publiques ne solutionne pas à lui seul le problème de leur traitement et élimination. Toutes les décharges ne sont pas forcément contrôlées. Plus de cinquante décharges sauvages sont éparpillées un peu partout sur le territoire de la wilaya. Elles ne sont soumises à aucun dispositif de contrôle. A ce propos, des voix attirent l’attention sur le fait que la décharge d’Amalou, par exemple, se trouve « près d’un forage », celle d’El Kseur « dans une ferme »,... L’éradication des décharges sauvages tient entre autres à la mise en œuvre du plan directeur de gestion de déchets solides urbains dont l’étude a été faite par un bureau spécialisé. Sa mise en application n’est pas une sinécure. Elle se heurte à l’opposition des citoyens. Par conséquent, des projets ne sont pas encore lancés et d’autres demeurent en étude dans l’objectif sinon de stopper ou du moins d’atténuer autant que faire se peut les différents types de pollution. Du côté de la vallée, l’oued Soummam reçoit 35 000 m3 d’eaux usées non traitées quotidiennement. De Tazmalt à El Kseur, 120 rejets le menacent sur une longueur de 80 km. La direction de l’environnement y a prévu des stations de traitement des eaux sans trop espérer voir disparaître le problème. Une solution similaire est aussi préconisée pour la côte est de la wilaya qui n’échappe pas au problème. 5000 m3 d’eaux usées non traitées se déversent journellement dans la mer.

    La Soummam vomit dans la mer

  • Tous les rejets d’eaux usées de la haute ville vont vers le port. Chaque jour, un peu plus polluée, la Méditerranée arrive à changer de couleur par endroits. Le jour de l’Aïd, à l’heure du sacrifice, l’eau devient rougeâtre, fait-on constater du côté du port. Au même titre que le transport maritime qui participe à la pollution du milieu marin, l’agression vient aussi de nos unités industrielles dont l’activité engendre des déchets spéciaux dangereux (DSD). Près de 42 000 t de ces déchets sortent annuellement des ateliers de 42 unités industrielles. Le chiffre est effrayant. Si les premiers textes régissant ce domaine remontent à plusieurs années, ceux qui semblent vouloir prendre à bras-le-corps la chose environnementale datent de l’année 2000. L’instruction ministérielle ordonnant l’élaboration d’un plan de gestion des DSD, quant à elle, n’a qu’un trimestre. Importante entreprise industrielle spécialisée dans l’agroalimentaire, installée à l’arrière-port, Cevital a fait l’objet de sévères critiques de la part des élus. Le complexe est-il polluant ? Selon l’inspecteur de l’environnement, celui-ci « est doté de l’une des plus performantes stations d’épuration de la wilaya ». Un constat que partage le PDG de l’entreprise portuaire (EPB) : « Cevital ne pollue pas le bassin du port. » D’où vient la pollution ? Sur l’ensemble des entreprises de la wilaya, huit seulement se sont dotées de station d’épuration. Où va le reste des déchets ? Il est avalé par la Soummam qui le vomit dans la grande bleue. Une grosse atteinte à l’environnement qui continue parce que, comme le fait remarquer la même direction, les conditions de stockage, d’élimination et de transport « ne sont pas conformes à la réglementation en vigueur dans la grande majorité des cas ». Sur les cinq centres sanitaires de la wilaya, seuls ceux d’Akbou et Béjaïa sont dotés d’incinérateurs. Une partie seulement des 429 kg de déchets hospitaliers générés chaque jour est traitée. Concernant la récupération des huiles usagées, jusqu’à présent, ce n’est pas toutes les stations-services, de lavage et graissage qui ont jugé urgent de mettre en place des bassins de décantation. Une quarantaine d’entre elles ne s’est pas encore conformée à la recommandation des services concernés. C’est le cas aussi pour une soixantaine de huileries modernes. La pollution est également d’origine agricole à travers les pesticides périmés qui sont actuellement en stock au niveau surtout des unités de l’OAIC. Région côtière, Béjaïa connaît le problème de la pollution marine depuis plusieurs années. L’érosion marine est une dangereuse menace et l’avancée de la mer en atteste. Des pans de terres ont disparu du fait de ce phénomène auquel participent les pilleurs de sable. Le littoral n’est pas cadastré, et les pouvoirs publics entendent le faire à la faveur du plan d’aménagement côtier (PAC). C’est dans le cadre de ce PAC qu’il est prévu de mettre en place, entre autres, une station de relevage devant dévier les eaux usées vers la station d’épuration de la ville au lieu de se déverser dans le port. Beaucoup reste à faire dans le domaine de l’environnement à Béjaïa. Le problème semble être confiné dans des textes dont la réalité n’en a cure et où le « pollueur payeur » reste tout juste un slogan. Par K. Mejdoub- El Watan

 
  • Oran

  •  Plus de 90 millions de mètres cubes d'eaux usées se déversent annuellement sur les côtes du littoral d'Oran. Un constat accablant qui renseigne sur l'étendue des dégâts causés par cette situation sur l'écosystème marin et les réserves halieutiques. Avec un volume régulier de plus de 7 millions m3 par mois d'eaux usées, c'est tout le littoral qui est menacé de pollution aggravée et de dégradation


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