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Y-a t-il encore des métiers de la mer en Algérie
Il y a avait un temps ou ils étaient 20 à 25 % à réussir au bac, aujourd'hui ils sont plus plus de 50 % à détenir ce fameux sésame, une note positive pour le système éducatif algérien, mais pourquoi faire ?
En Algérie même s' il y a encore des médecins sans cabinets, des avocats sans cours, des agronomes sans fermes, des enseignants sans écoles ou encore des informaticiens en exil, les métiers de la mer peuvent être une bonne sortie de secours pour nos jeunes.
A Bejaia ou A Mostaganem, les deux écoles de formation et d'instruction maritimes ( ETFIM) donnent des formations et des stages
dans différents domaines maritimes et portuaires.
| Etablissement |
Domaine |
Spécialité |
filière |
Durée de la formation |
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ITPA. Alger INSTITUT DES TECHNOLOGIES ET D’AQUACULTURE 3 Av. de L'ALN 16707 Alger Tel:021 71 08 45 |
Pêche |
Pont |
- Capacitaire à la pêche |
03 mois |
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statistiques |
- technicien à la pêche |
02 ans |
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Aquaculture
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aquaculture |
- technicien en aquaculture |
02 ans |
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El kala BP 30. Route de l'Usine 36100 El Kala
Tel: |
Pêche |
Pont |
- Apprenti marin
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01 an |
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Annaba |
Pêche |
Pont |
- Apprenti marin
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01 an |
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- capacitaire à la pêche
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03 mois |
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machine |
- electromotoriste
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01 an |
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Collo
Télephone : 038.71.68.72 http://www.collo21.com/institut.php |
Pêche |
Pont |
- apprenti marin
- capacitaire à la pêche |
01 an |
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machine |
- electromotoriste
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01 an |
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Cherchell BP 55. 42300 Cherchell Tel:: 024 43 98 93 Fax: 024 43 90 59 |
Pêche |
Pont |
- marin qualifié
- capacitaire à la pêche |
01 an |
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machine |
- electromotoriste
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01 an |
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Beni saf BP 27 Plage des Puits
46300 Beni Saf
Tel: |
Pêche |
Pont |
- apprenti marin
- capacitaire à la pêche -ramendeur |
01 an |
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Oran |
Pêche |
Pont |
- Apprenti marin
- capacitaire à la pêche |
01 an |
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Machine |
- electromotoriste
|
01 an |
« Pendant la colonisation, les Français avaient reproduit en Algérie ce qui existait en France en matière de formation des hommes dans le domaine maritime. Il y avait des écoles d’officiers et des écoles de mousses pour la pêche et la marine marchande. Après l'indépendance, ce système a perduré pendant très longtemps sur le même modèle avec une accentuation plus forte de la dicotomie pêche-Marine Marchande, ce dernier secteur s’étant développé. L’Algérie est devenue une puissance maritime mais la pêche a décliné en raison du départ, à la décolonisation, de la plupart des bateaux armés par les Pieds Noirs italiens, espagnols et français. Les mousses algériens sont restés figés à un stade de techniques de pêche de cette époque. Les écoles de pêche ont continué à fonctionner sans former beaucoup de monde et ont progressivement fermé entre 1965 et 1970 parce qu’il y avait de moins en moins de candidats. Le recrutement était plus familial et l’administration des Affaires Maritimes ne demandait pas systématiquement un diplôme pour l’obtention du fascicule (autorisation d’embarquer). Pêcheur n’est pas en Algérie une profession valorisée même si elle permet de vivre très bien car le prix du poisson est très élevé. Cela pose un problème aux jeunes pêcheurs pour se marier. Les armateurs n’avaient pas non plus intérêt qu’il y ait des gens trop lettrés à bord et cela n’a fait que renforcer le fait que les écoles s’enfoncent progressivement. Les techniques ont pourtant évolué très vite.
Pendant les années 1978-1979, l’Etat algérien a souhaité réactiver les écoles de formation maritime pour la pêche et a demandé l’appui de la coopération française. Dans ce cadre, le CEASM a fait une étude avec l’AGEMA (Association de Gérance des Ecoles Maritimes et Aquacoles). J’avais terminé ma formation d’ingénieur halieute et j’ai été envoyé en Algérie comme VSN (Volontaire du Service National) pour accompagner l’enseignement dans ces écoles. Finalement, une fois sur place, ce projet de coopération n’a pas fonctionné (car les autorités n’arrivaient pas à se mettre d’accord sur la grille des salaires) mais il a été récupéré par le gouvernement algérien quelques mois plus tard avec des professeurs locaux et trois VSN dont moi. C’est à dire des jeunes sans expérience de l’enseignement et sans pratique du métier de pêcheur ! Heureusement que nous avions tous les trois navigué à la voile ! Les écoles ont redémarré ainsi et d’autres ont été créées comme un institut à Alger qui était sensé former des officiers et des lieutenants de pêche sur un schéma d’alternance entre la formation et l’expérience professionnelle comme en France. Mais avec un problème fondamental : les professionnels avaient tellement l’habitude de recruter dans leur famille qu’ils voyaient d’un intérêt douteux des jeunes formés. Ils imaginaient que ces derniers pouvaient monter en grade et détrôner les patrons de pêche. Il était donc très difficile pour ces jeunes de s’intégrer dans le milieu professionnel. A cette époque, l’administration disait officiellement ne plus délivrer de fascicule sans diplôme mais de nombreuses dérogations étaient facilement accordées. Les écoles ont fait du reclassement professionnel avec des cours du soir pour former au diplôme de capacitaire. Cette période a été très dommageable : un tiers des personnes ont atteint le niveau requis, un tiers a obtenu le diplôme sans le mériter et a fait perdurer une image négative de la formation et le dernier tiers n’a rien obtenu du tout. Mais elle a permis un contact entre jeunes et anciens, elle a facilité d’une certaine façon l’embarquement des jeunes diplômés.
Progressivement, le profil des administrateurs a changé. Au début, ils étaient souvent issus de l’école des administrateurs de Bordeaux. Ils ont été peu à peu remplacés par des administrateurs sans formation maritime spécifique, issus du monde agricole pour la plupart, et plus précisément, ceux que le monde agricole ne voulaient plus. Le secrétariat d’Etat à la pêche, qui avait été individualisé des transports maritimes, a été intégré au Ministère de l’Agriculture. L’administration est devenue de plus en plus incompétente et souvent corrompue. Donc, malgré les efforts pour que la formation maritime s’intègre à la profession en fonction de ses besoins, ça n’a pas fonctionné.
A Beni Saf, où j’étais affecté, l’équipe des enseignants s’est battue pendant deux ou trois ans pour imposer des stages en mer de plus en plus nombreux. Nous étions tous les soirs sur le port pour placer nos stagiaires et, petit à petit, c’est devenu un rite et ça s’est propagé jusqu’à l’école d’Oran. Là où les professeurs se sont investis, c’est devenu une tradition d’embarquer les élèves et, à Beni Saf, on a eu des taux de placement exceptionnels de 60 ou 70 %. Nous avons collaboré avec le directeur de l’école d’Alger, l’Institut de Technologie des Pêches et d’Aquaculture (ITPA), en pensant qu’il allait faire monter les jeunes que nous placions en leur donnant des qualifications de lieutenants de pêche ou d’électromécaniciens. Mais l’ITPA a recruté des jeunes au niveau de la première et de la terminale. Ca faisait partie de la politique de traitement social du chômage. Nous, on pensait que seuls les jeunes qui avaient fait leur trou dans le secteur pouvaient, par la voie de la formation continue, progresser dans ce milieu. En fait, les jeunes de l’ITPA (à part quelques exceptions) n’ont jamais été intégrés. Pourtant, l’école avait des moyens de formation considérables avec des enseignants français et algériens mais la direction n’étant pas à la hauteur, les coopérants sont partis, écoeurés, ou ont été écartés subtilement quand ils gênaient trop. L’un d’eux s’est fait affecter à l’école d’Oran où j’avais été muté pour informatiser l’école et lancer de nouveaux cursus de formation. C’était quelqu’un de très compétent et nous y avons beaucoup gagné. Nous avons mis en place, à notre tour, des sections de lieutenants de pêche mais nous n’avons pas pu échapper à un ordre ministériel nous enjoignant de faire des formations avec des bacheliers. On a minimisé le problème en recrutant des jeunes issus du milieu qui avaient des chances de pouvoir s’intégrer, comme des fils de marins. La grande réussite de l’EFTP d’Oran a consisté à mettre en place la section de « patron côtier à la pêche » (selon le principe de l’alternance). Progressivement, l’école d’Oran est devenue la bête noire de l’ITPA parce qu’on avait un taux de placement supérieur. Nous avions des équipes pédagogiques qui tournaient, qui avaient leur autonomie, qui se réunissaient. Il y avait un directeur pédagogique qui organisait des stages. C’était une école qui suivait les élèves après leur sortie. »
CEASM (Association pour le Développement des Activités Maritimes) - Le CEASM a arrêté ses activités en 2001. - France
En octobre 2008 plus de 100 000 marins du pays ont entamé une grève d'embarquement dont l'unique motif était leur protection des pirates somaliens, en effet rien qu'en 2008 200 marins hindous ont été kidnappés par des pirates somaliens et 74 attaques ont été commis sur ds navires dont leurs equipages est composé majoritairement d'hindous. Selon l'assocaition national des marins d'Inde ( National Union of Seafarers of India) plus de 150 000 marins hindous travaillent dans cette région à risque de Corne d'Afrique.(depuis the National.ae)
En 1905 les marins russes du cuirassée Potemkine refusent de manger de la nourriture avarié, ce fut la goute qui deborda le vase et qui declencha l'une de mutineries les plus dramatiques et celebres dans le monde..
En 1966 bien avant les mineurs et Margareth Thatcher, L'Angleterre a eu à affronter la plus grande grève de son histoire lors tout les marins affiliés à la redoutable association National Union of Seamen (NUS) ont entamé une grève au finish avec comme principale revendication l'augmentation des salaires.
Le premier ministre britannique de l'époque Harold Wilson n'a trouvé mieux que de déclarer l'Eat d'urgence dans le pays pour faire face à ce qu'il appelait le syndrome communiste.
A note qu'en 1990, le syndicat NUS a fusionné avec l'Union nationale des cheminots pour former l'Union nationale des transports ferroviaires, maritimes et des ouvriers du transport (RMT)
En mars 1987, des troupes de l'armée brésilienne ont envahi 30 ports pour déloger 55 000 travailleurs des raffineries de la compagnies national Petrobras, des dockers et des marins qui avait entamé une grève déclarée illegal par la cour de travail. Un mois plus tard ce fut le tour des travailleurs des banques brésiliennes de se mettre à leurs tour en grève, ce qui a emmené le pays à la banqueroute.
je suis un lieutenant de péche de puis 1993 je voudri fair la formation de leutenant au cabotage comme je vais fair merci
Sans vous décourager et d'après mes informations, des tels perfectionnements n'existent plus en DZ, peut être ailleurs...
Amicalement
Mreci pour l'article
nous avons su que l'hyproc, compagnie appartenant au royaume de sonatrach, et qui est sensée faire du transport, compte se lancée dans la formation maritime. Mais vous aller me dire, ou est le mal. Bien sure qu’il n’ya aucun problème, la seule chose qui sonne faux dans cette histoire, c’est que cette compagnie s’est payé chèrement les services d’un institut maritime au Québec, pour tout ce qui concerne l’encadrement et l’acquisition de matériels. alors que ce dernier à le statut de collège. et à coté, c'est-à-dire en Algérie, nous avons un institut de formation supérieur, l’ISM de bou-ismail, qui a le mérite de former l’ensemble des cadres maritimiste algériens depuis déjà quarante ans. En plus a-t-on besoin d’une autre ecole pour la formation maritime. Moi je dis que l’Etat est absente, comment peut elle accepter ce gaspillage et cette destruction d’une institution qu’est l’ISM au profit d’une transaction qui a une apparence saine ‘la formation’, mais qui cache de la magouille dans l’utilisation des deniers de l’Etat. Affaire à suivre, je dis affaire parce-que, dans ces temps la, il n’ya plus de scandale.
Merci pour cet espace, ou on peut discuter du maritime en Algérie, je commencerais par dire merci mon dieu de nous avoir rendu nos marins saints et saufs. Aujourd’hui je veux parler de la vente des navires de la CNAN. En effet, La décision de vente ne répondait à aucune logique économique. Comment se privé de son outil de production, dans une période aussi crucial que celle qu’a connu l’Algérie lors des années 90? avec un marché complètement opaque, et ou l’Etat ne jouait plus son rôle régalien de régulateur. Certaines compagnies occidentales immatriculées dans des registres de pavillon de complaisance, appâtées par les carnets d’adresses des chargeurs potentiels, que détenaient d’anciens dirigeants de la CNAN, se sont même permis de reprendre cette ressources humaines en l’intégrant au sein de leurs agences installées en Algérie. Il est vrai que, pendant ce temps, les coûts de réparation des navires de la CNAN commençaient à peser sérieusement sur la trésorerie de la compagnie, il en demeure pas mois, que ces navires étaient déjà amortie en tonalité, ce qui traduit par un coût en capital nul. La solution était, a mon avis, purement commerciale. Elle résidait dans l’optimisation de l’expédition maritime, en augmentant les quantités de fret chargées à bord des navires, et la réduction du temps d’escale aux ports. Les autres mesures étaient, de diminuer les couts fixes de l’exploitation des navires, par la réduction des couts salariaux, en ajustant le nombre de personnel à la taille de l’entreprise, en particulier en personnel sédentaire. A rappeler qu’après cette vente, la compagnie était obligée de mettre en place un programme d’indemnisation pour cause de licenciement.