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elmouja- la vague

Petit port - Grande pêche

8 Novembre 2007 , Rédigé par Gildon Publié dans #Escales





  Sur les 1200 km de côte,  une trentaine de ports et abris de pêche sont explotés pour la  pêche. En 2005, les 12 500 pêcheurs  algériens ont débarqués plus de  139 000 tonnes de produits de la mer, en utilisant quelques 12 500 embarcations de pêche.
  Cette production reste néanmoins  faible par rapport aux réserves halieutiques existantes. La ration alimenatire  nationale du poisson est de l'ordre de 5.10 kg/habitant, loin du seuil minimum (6.2 kg/hab) recommandé par l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé). Par comparaison cete ration est de 6.8 kg/ hab au Canada, 8 kg/hab au Maroc, 21 kg au Sénegal, 29 kg en France et 80kg au Japon.
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Voici quelques escales dans dans ces ports
.



Pêcheurs d'Azeffoun: " Le dur métier de la mer"
24 avril 207 dans " Nouvelles Azeffoun"

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Port d’Azeffoun, un jour de semaine. Il fait beau. Un temps propice pour les marins qui s’apprêtent à sortir en mer. " Nous travaillons en fonction de l’évolution de la houle ", explique Hocine, 32 ans, père de deux enfants.

Comme son père, il se voit obligé de prendre le large à bord de sa modeste embarcation pour gagner sa vie. C’est dans sa case, son monde à lui, qu’il nous reçoit pour parler de son dur métier.Des filets de pêche prêts à l’emploi et un tas de matériel jonchent le sol. Dans un coin, gît un moteur qu’il n’arrive pas à faire redémarrer. " La pièce de rechange est indisponible sur le marché. Et puis il faut un réparateur spécialisé. J’aurais aimé le récupérer mais que voulez-vous", commente-t-il désabusé. Pour un pêcheur " traditionnel ", se procurer un nouveau matériel c’est s’exposer à la ruine. Le prix du moteur d’un chalutier oscille entre 250 et 430 millions de centimes. Un filet de 100 mètres qui faisait 1000 DA il n’y a pas longtemps, se négocie aujourd’hui à partir de 13000 DA. Pas moins de quinze filets sont nécessaires pour démarrer l’activité. " Les prix ont presque triplé. Beaucoup d’entre nous ont emprunté de l’argent auprès des particuliers pour faire face à l’urgence ", nous dit-on. Des aides de l’Etat ? Trente millions de centimes en 2003. Le don émane du ministère de la Solidarité nationale. Ils ont reçu également 9 filets chacun offerts par la direction de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya. " C’est un équipement incomplet et de mauvaise qualité qui ne contient ni corde ni liège. On s’est débrouillé pour acheter le reste ", tiennent à préciser nos interlocuteurs. " Avec toutes les charges afférentes, il est difficile de s’en sortir même pour quelqu’un qui a déjà une base. Le moteur m’a coûté 260.000 DA. Plus cher que la barque que j’ai payée à 16 millions de centimes. Comment voulez-vous travailler dans ces conditions ?", se plaint un autre intervenant. Les pêcheurs d’Azeffoun pâtissent aussi du coût élevé de l’assurance (rôle). Sept millions pour une petite embarcation, seize pour un chalutier. " C’est trop pour nos maigres revenus. On ne pêche plus comme avant. La production a diminué considérablement. Contrairement à ce que pense le citoyen, on ne gagne pas grand-chose. Comme chez les agriculteurs, se sont les mandataires qui en tirent les gros profits. D’ailleurs ce sont eux qui fixent les prix ". Dépité par la tournure des choses, Mourad, 20 ans ne rêve pas de faire carrière dans ce métier. " Ce n’est pas rentable. Je gagne juste de quoi me nourrir et m’habiller. Si je suis pêcheur c’est parce qu’il n’y a rien à faire d’autre ". Des jeunes de son âge se joignent à la discussion pour témoigner de la précarité de la profession. " Beaucoup de chômeurs veulent travailler comme nous mais pour avoir un livret professionnel il faut avoir plus de 16 ans ". Ce n’est pas tout. La formation n’est plus dispensée à Azeffoun comme avant mais à Cherchell. " Nous n’avons pas les moyens pour aller là-bas. On n’a pas où passer la nuit. Il y a trop de problèmes. D’ailleurs même étant diplômé, on exige de toi une autorisation de pêche. Tout contrevenant risque la saisie par les gardes-côtes du matériel et du poisson pêché ". Des pêcheurs de Dellys rencontrés sur les lieux corroborent le constat désespéré dressé par leurs collègues d’Azeffoun. A tous les niveaux. " Le matériel coûte de plus en plus cher. Récemment, j’ai payé une génératrice à 14 millions. Une pompe hydraulique vaut entre 8 et 16 millions. L’entretien du chalutier (peinture, réparation...) nécessite pas moins de 20 millions. Les conditions de travail sont très pénibles en mer. Nous payons 12.000 DA de loyer. Ceux qui n’ont pas les moyens passent la nuit à bord du bateau. " Ils n’ont pas manqué, par ailleurs, de soulever l’épineux problème du ressac qui constitue, un danger pour leurs barques notamment en hiver ". Le port n’est pas bien abrité. Les bateaux ne sont pas sécurisés. Quand la mer est démontée, on se tient le ventre. On passe la nuit sur le quai à guetter d’éventuels dégâts. Cinq cordes ne suffiraient pas à maintenir un chalutier en place. Des piliers d’accordage ont été arrachés par le retour violent des vagues. La jetée est mal conçue. Elle doit être revue.

 



Le poisson se raréfie à Chetaïbi  
EL Watan du 29 avril 2007
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Ce n’est pas sitôt que les ports de pêche de Chetaïbi et Aïn Barbar verront le jour.

   Telle a été la réaction de nombreux pêcheurs de ces deux régions côtières de la wilaya de Annaba à l’annonce faite par le wali de Annaba quant à la réalisation de ces deux infrastructures. Comme si cela ne suffisait pas, voilà que d’autres affirment que le poisson se fait rare dans leurs eaux qui, depuis la nuit des temps, faisait vivre près de 95 % de la population de Chetaïbi.

  Les 700 marins pêcheurs y activant sont unanimes, selon eux, pour des raisons inexplicables, il n’y a plus de poissons dans leur zone. « Depuis janvier dernier, nous rentrons avec des casiers vides. Pourtant, c’est une bonne période pour la pêche. C’est pratiquement notre ruine avec des crédits bancaires que nous ne sommes plus en mesure de rembourser faute de production », a estimé Abdellah Ghozaïli, membre de l’association El Moustakbel. Elle regroupe à Chetaïbi 150 marins-pêcheurs, une quinzaine de sardiniers et une centaine de petits métiers composent la flottille de cette commune chef-lieu de daïra de quelque 20 000 habitants. Classée zone de pêche très poissonneuse, Chetaïbi vit aujourd’hui avec les souvenirs des performances réalisées par le passé. Ces dernières années, les sardiniers et les petits métiers rentrent après plusieurs heures en mer, avec seulement quelques dizaines de casiers de poissons. Ils en faisaient jusqu’à 9000 avant l’an 2003. « Une enquête doit être déclenchée pour déterminer ce qui semble être un phénomène. Il est anormal que notre espace maritime, hier très poissonneux et apparemment non pollué, ne donne presque rien en termes de poissons. Est-ce un problème écologique ? », s’est interrogé Mohamed D., patron d’un sardinier. Il était entouré des 12 membres de l’équipage de son sardinier. Une situation que n’arrive pas à expliquer M. Amoura, directeur de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya de Annaba. « A aucun moment, nous n’avons été informés de cette situation. Même si elle s’avère réelle, le poisson est un produit biologique. Sa production dépend des aléas climatiques et de la nature. Il faut savoir qu’il y a des poissons migrateurs.

 La pêche nécessite beaucoup de technicité et des moyens performants. Les marins-pêcheurs le savent fort bien », a-t-il considéré tout en montrant un certain scepticisme quant à la raréfaction du poisson à Chetaïbi. Un scepticisme d’autant plus fort que les chiffres en hausse de la production en sa possession attestent du contraire. Il en est ainsi pour le 1er trimestre 2007 où la production a atteint 1533 t, soit une hausse de 10% comparativement à la même période de 2006. Cette dernière année était elle-même en hausse avec 9408 t, alors qu’elle était de 8322 t en 2005. D’autant plus également qu’en termes de production, Annaba est classée première à l’échelle régionale. La wilaya dispose d’une flottille composée de 441 unités, soit 36 chalutiers, 120 sardiniers, 280 petits métiers et 5 bateaux corailleurs. Tous ces moyens de production sont utilisés par un effectif navigant de 2910 agents inscrits maritimes. Toute l’activité est placée sous le contrôle des brigades mixtes (pêche/garde-côtes) dont la mission première est de lutter contre la pêche illicite. C’est ainsi que durant le 1er trimestre 2007, 14 infractions à la réglementation ont été relevées. Elles portent sur la pêche dans des zones interdites ou pêches de poissons de tailles non marchandes.




Béjaia veut se développer dans la pêche

La wilaya de Béjaia va investir 92 milliards de dinars pour développer le secteur de la pêche.

   La dépêche de kabylie 5 novembre 2007.La pêche de sardines à Béjaia. (JPEG) L’activité de la pêche dans la wilaya de Béjaia s’articule autour de deux grands axes, à savoir la pêche des chalutiers destinée à la capture du poisson blanc (rouget, merlan...) et la pêche des sardiniers dédiée à la capture du poisson bleu (sardine, bonite...). Le poisson bleu représente 95% des prises, évaluées annuellement à 3 000 tonnes. Une capture très en deçà de la demande, d’où une disette poissonnière et une envolée des prix des fruits de la mer. “Nous comptons doubler la production pour satisfaire la demande et rendre le poisson accessible”, nous dira, ambitieux, Nadir Adouane, directeur de la pêche et des ressources halieutiques. Tout a commencé en 2005, avec la réalisation d’un terre-plein à la sortie du tunnel Sidi Abdelkader, histoire de désengorger le petit port de pêche arrivé à saturation et interdisant de ce fait, toute injection de nouvelles embarcations.

   Les travaux d’extension qui ont coûté 50 milliards de centimes ont permis de disposer de trois nouveaux appointements. Il s’en est suivi le renforcement de la flotille de pêche de Béjaia qui atteint à présent 220 embarcations dont 33 sardiniers, 16 chalutiers et 171 petits métiers. Des travaux sont en cours pour doter le terre-plein d’infrastructures d’accompagnement telles qu’une halle amarrée, une fabrique de glace et un atelier de réparation navale. “Auparavant, les armateurs étaient contraints de se rendre jusqu’au port de Bouharoun pour faire réparer leurs embarcation ce qui leur occasionnnait un temps d’immobilisation excessivement long”, souligne notre interlocuteur. Il est prévu aussi un port de pêche et de plaisance à Tala Guilef, sur la côte Ouest. Selon M. Adouane, ce projet dont l’étude est finalisée, est confié à un groupement de trois entreprises dont une turque (ASKA) et deux algériennes (Sotramest, et meditram) pour un délai de réalisation de 24 mois et une enveloppe budgétaire de 310 millions de dinars, allouée dans le cadre du Plan de soutien à la relance économique (PSRE)




Secteur de la pêche à Tipaza
Mardi, 03 Juillet 2007

Etrangement, l’animation des chantiers de cette localité côtière, relevée à chaque visite officielle, est absente en ce jour de semaine. Le projet de construction d’une salle omnisports à proximité d’un établissement scolaire est à l’arrêt. Un chantier qui enregistre des retardstipaza.jpg

Etrangement, l’animation des chantiers de cette localité côtière, relevée à chaque visite officielle, est absente en ce jour de semaine. Le projet de construction d’une salle omnisports à proximité d’un établissement scolaire est à l’arrêt. Un chantier qui enregistre des retards.

  Des amas de tessons de bouteilles de boisson alcoolisée et de cannettes de bière jonchent une partie de la placette non aménagée, qui surplombe le port de Gouraya. En plus de l’agriculture, le secteur de la pêche est une opportunité qu’il faut exploiter, au profit des jeunes de cette commune côtière. Une microentreprise créée dans le cadre du dispositif de l’Ansej, implantée à Gouraya, affiche déjà son ambition, en dépit des entraves bureaucratiques. Après la prise en charge à 70%, du programme de dotation des jeunes des 14 wilayas côtières en embarcations de pêche de 4,80 m, l’absence de programme plonge cette microentreprise dans les problèmes. Les promoteurs de Méba-Plast sont obligés pour le moment de faire le porte-à-porte à travers les wilayas du pays pour retrouver les clients. « Nous proposons des petites embarcations de pêche et de plaisance de bonne qualité et leurs prix défient toute concurrence », déclare Rachid. D’ailleurs, la microentreprise se dotera de représentations dans toutes les wilayas côtières. Déjà, elle est représentée à Oran, Béjaïa, Skikda et Annaba. Rachid et son frère ont toujours respecté les délais de livraison, selon les termes des conventions. La capacité de production des petites embarcations dans les ateliers de cette microentreprise du secteur de la pêche avoisine les 50 unités.

  La formation des jeunes est assurée sur les lieux. Les promoteurs de Méba-Plast proposent aux institutions en charge de soutenir et d’assister les personnes sans emploi (CNAC, Angem, Ansej) de signer des conventions, afin de pouvoir produire les petites embarcations, selon leurs moyens financiers. Les petites embarcations produites par Méba-Plast peuvent être exploitées pour l’activité de la pêche et même la plaisance. La résine, la fibre de verre, les additifs, le bois, telles sont les matières utilisées par le promoteur pour la fabrication des petites embarcations. Les prix varient suivant les types de barques. Celle de 3,65 m coûte 95 000 DA en TTC, celle de 4,30 m s’élève 132 000 DA, tandis que l’embarcation de 4,80 m est vendue à 156 000 DA. C’est grâce à leur père Ahmed, H’mida pour les intimes, aujourd’hui âgé de 80 ans, que Rachid est arrivé à monter cette microentreprise spécialisée dans la construction et la réparation navale. El Hadj H’mida construit les embarcations en bois, depuis 1937, avant de prendre sa retraite. Il se déplaçait jusqu’en Côte d’Ivoire pour choisir les troncs d’arbres nécessaires à la construction des navires. Cet architecte autodidacte en construction de navires a pu transmettre son savoir-faire à sa progéniture. « Je suis fier de mes enfants, nous lance-t-il, ce que vous voyez devant vous en polyester, je le concevais et le fabriquais en bois, bien avant l’Indépendance de notre pays », conclut-il. Sous le poids de l’âge, Hadj Mebarek Ahmed se contente de contempler la « naissance » des embarcations dans l’atelier de son fils Rachid, pour développer les petits métiers, afin d’atténuer la crise d’emploi chez les jeunes qui ne veulent pas se séparer de la mer. Méba-Plast est une microentreprise qui s’est illustrée lors des foires, grâce à la qualité de ses produits, d’autant plus que les jeunes ouvriers assurent le service après-vente.





   

Ecorep de Jijel : Une liquidation problématique

L’entreprise de construction et réparation navale (Ecorep), qualifiée de fiable, n’existera plus à Jijel après la décision contestable prise en vue de sa liquidation par le conseil des participations de l’Etat.
El Watan du 10juillet 2007 (Fodhil S.)

  Outre les quarante-trois travailleurs de cette unité, c’est toute la wilaya de Jijel, qui recèle un littoral de 120 km et deux ports de pêche (Jijel et Ziama Mansouriah), ainsi qu’un troisième à El Aouana en projet, qui en pâtit. Depuis la mise en service du port de pêche de Boudis, tout le monde s’attendait au transfert de l’activité de cette unité de l’ex-port devenu zone militaire vers le nouvel abri. Vu l’utilité d’une telle unité pour une région côtière comme Jijel, même sa privatisation ne posait pas autant de problèmes, du moment que la wilaya continue de bénéficier de cette importante tradition de construction navale. Mais la réalité en a été autre. Par décision n°18 du 04/03/2007, le conseil des participations de l’Etat a pondu une résolution portant cession de la filiale Ecorep de Jijel au profit du ministère de la défense nationale. Ledit conseil autorise la fermeture du site situé dans l’enceinte du port militaire et le transfert de l’actif et du passif de l’Ecorep Jijel vers la filiale Ecorep de… Khemisti. Une décision vécue comme une injustice, privant 43 employés et autant de familles d’un emploi, et la région d’une activité ô combien bénéfique pour les professionnels de la pêche. La même décision permet l’octroi d’un montant de 30 millions pour prendre en charge le volet social de cette unité. Les choses se sont précipitées au courant de l’année 2006, quand la direction de la pêche de la wilaya de Jijel a saisi la direction générale de l’Ecorep, sommant la filiale du groupe à Jijel de quitter les locaux qu’elle occupe au niveau du port militaire. Dans une réponse au wali datée du 7 mars 2006, la direction générale de l’Ecorep a conclu que « ceci se traduit par une liquidation d’une entreprise publique et la mise au chômage de cinquante travailleurs » et d’ajouter que « dans la situation actuelle, l’Ecorep n’est pas en mesure de prendre en charge cette responsabilité lourde de conséquences ».

   La direction générale avait dans la même missive demandé la levée de la mise en demeure en attendant de mettre en place des dispositions pour évaluer les installations et le transfert du dossier au conseil des participations de l’Etat ; un transfert de dossier qui sera fatal pour les travailleurs de cette unité. L’assemblée générale extraordinaire du 30 mai 2007 entérine, dans une de ses résolutions, la dissolution anticipée de la filiale Ecorep Jijel, alors que le liquidateur installé pour terrasser définitivement cette unité a, dans une lettre adressée au syndicat de l’unité, informé ce dernier que « chaque travailleur émargera, soit à la retraite anticipée soit aux prestations de l’assurance chômage ». Quant aux indemnités de licenciement, le liquidateur ajoutera que « les travailleurs qui ne remplissent pas les conditions d’ouverture des droits à la retraite anticipée ou aux prestations de l’assurance chômage, bénéficient d’une indemnité égale à trois mois de salaire ».

  Cette situation, traumatisante pour les travailleurs de cette entreprise, a fait bouger le député du FLN, maître Mahfoud Oulmane. Dans une lettre adressée au président du conseil des participations de l’Etat, il demande une intervention urgente pour revoir la décision prise par le CPE en date du 04/03/2007. Le député du FLN relèvera que l’entreprise jouit d’une bonne santé financière, vu que jusqu’à sa dissolution, cette unité finançait les salaires d’autres unités relevant du même groupe. Il rappellera qu’initialement, l’Ecorep devait être transférée vers le nouveau port de pêche de Boudis, et regrettera qu’une aussi lourde décision ait été prise sans la participation des représentants des travailleurs. Il ne manquera pas de souligner l’absence, dans les dispositions d’indemnisation retenues, de la procédure du départ volontaire, comme cela avait été appliqué localement par l’Edimco, la tannerie de Jijel ou encore l’unité de réparation navale (URND) d’Alger. Dans sa conclusion, maître Oulmane qui précisera que cette liquidation n’a pas été décidée pour des raisons économiques, soulignera qu’à l’incapacité de l’entreprise de transférer son siège vers le port de Boudis, on a préféré « jeter des travailleurs à la rue et vouer ainsi leurs familles à la misère dans un proche avenir ». Questionné sur le sujet, maître Oulmane s’interrogera si la wilaya n’est pas en train de traverser une nouvelle phase qui consiste en le transfert des emplois, après celle des projets d’investissement.



  
Secteur de la pêche à Ghazaouet

El Watan 31 Octobre 2007
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Enormes potentialités qui restent à exploiter 

  La façade maritime de la wilaya de Tlemcen recouvre 70 km de côtes et criques et s’étend vers le large des eaux soumises à la juridiction nationale, sur 32miles marins. La région est le plateau continental le plus large du pays, nous dit-on au niveau de la direction de la Chambre de la pêche. Cette gigantesque réserve naturelle renferme un potentiel avéré en matière de ressources halieutiques. D’ailleurs, les deux campagnes de prospection et d’évaluation réalisées dans le golf de Ghazaouet, en 2003 et 2004, dans le cadre du programme de recherche et de développement initié par le ministère de la Pêche, ont démontré que cette région est l’une des plus poissonneuses da la méditerranée. A titre d’exemple, dans les zones allant de 100 à 200 mètres de profondeur, la quantité du rouget de vase est de 40kg par km2, celle de l’accarné (le bizoug) est de 300 kg par km2, à moins de 328,08 pieds de profondeur. Pour ce qui est du petit pélagique : la sardine, les anchois et autres poissons les plus prisés de la région, la biomasse est de 80 000 tonnes. Ces deux campagnes ont aussi confirmé que l’exploitation de certaines zones restent en deçà des réserves existantes, principalement sur le talus continental où des merlus de près d’un mètre et des baudroies de plus de 45 kg ont été pris. Pour l’exploitation de ces importantes ressources, la flottille de pêche, dans le cadre du programme de la relance économique, a été renforcée par un nombre considérable de chalutiers et de sardiniers, dotés d’un équipement moderne et sophistiqué pour permettre de pratiquer la pêche au large.

   La flotte se compose aujourd’hui de 209 bateaux, dont 103 chalutiers, 40 sardiniers, 65 petits métiers et un thonier. Chose qui a permis de constater une augmentation constante de la production annuelle. En 1990, la production annuelle était de 8 415 tonnes, en 2006 elle a atteint 14 000 tonnes. Or, à ces nouvelles acquisitions qui exigent de nouvelles techniques de pêche (notamment la pêche au large), une formation professionnelle visant la mise à niveau du personnel navigant du commandement et une formation de base pour les nouvelles recrues sont plus que nécessaires.A cet effet, une école de pêche des plus modernes, dispensant une formation spécialisée relative à toutes les activités du secteur, du ramendage à la manipulation des appareillages de passerelle, en passant par la mécanique et l’informatique, sera opérationnelle fin 2008.

Cap sur la formation

  « En attendant la réalisation de ce projet, dont les travaux sont en cours, la chambre de la Pêche de la wilaya de Tlemcen a mis sur pied un programme de formation au profil de l’ensemble du collectif marin exerçant à Ghazaouet, Honnaine, Marsat Ben M’hidi, et sue les diverses plages d’échouage », déclare Khaled Fliti, directeur de la chambre de la Pêche. Ce programme, selon ce dernier, a permis déjà la formation de 400 marins pêcheurs, 100 capacitaires et 60 patrons côtiers. Aussi, l’utilisation de la maille carrée, qui, selon les spécialistes de la pêche, permet une gestion rationnelle et une exploitation optimale des stocks halieutiques, a fait l’objet d’un large programme de sensibilisation au sein de la corporation du secteur. Cependant, ces derniers (les professionnels de la pêche), ont du mal à adopter ce nouveau matériel et optent pour la maille losange. Quelque soit l’envergure du stock existant, il ne pourrait répondre aux besoins des populations pour augmenter la consommation des produits halieutiques, dont la norme est fixée par l’OMS à 6 kg/an. Pour cela, le développement de l’aquaculture semble aujourd’hui plus que nécessaire. A ce sujet, un programme de réalisation de fermes aquacoles maritimes et continentales a été mis en place. Divers travaux sur site ont eu lieu pour déterminer des zones pouvant recevoir des activités aquatiques : Ras Agla, à Honnaine, Maarouf, à Msirda, Rebat, à Marsat ben M’hidi, Boukhnais, à Ghazaouet, ainsi que les différents barrages dont Mefrouch, Beni Badel, Boughrara où il y’a eu plusieurs opérations de lâcher de larves. Actuellement, une seule ferme est en chantier à Honnaine. Les espèces qui pourraient être élevées dans la région, compte tenu des conditions physicochimiques de l’eau du golf de Ghazaouet, sont la dorade, le loup bar, le mulet et les moules.







   

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