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elmouja- la vague

Il y a 3 ans le naufrage de Bechar I-

12 Novembre 2007 , Rédigé par Gildon Publié dans #Au delà des mers



Alger: mardi 16 novembre 2004

bechar.jpg


Après 2 jours fériés (fête de Aid el Fitr), la presse nationale annonce à la Une le communiqué suivant:
Communiqué de presse CNAN Group .

Faisant suite à la tragédie survenue dans la nuit du 13 au 14 novembre 2004 ayant entraîné le naufrage du navire Béchar et l’échouement du navire Batna, il est porté à la connaissance de l’ensemble des familles des disparus qu’à seize heures de ce jour (16 novembre, ndlr), les opérations de sauvetage en mer et de recherche se poursuivent toujours avec le concours de l’ensemble des services concernés.

Le bilan des opérations de sauvetage s’établit comme suit :

- 09 marins disparus
- 07 corps repêchés
- 02 rescapés

Une cellule d’accueil et d’orientation est déjà au service des familles des disparus et peut réceptionner les appels aux numéros de téléphone suivants :

- 021 42 33 70
- 021 42 31 27
- 021 42 31 98
- 021 42 31 54


Le navire

Bechar, cargo de la cnan construit en 1978 par les Chantiers Kanashashi- Toyohashi  au Japon.
sister ship de Bouira, Bel Abbes et Biskra.
Longueur / largeur: 134.9 m/ 21.7 m
Vitesse : 15 nds
Jauge brute ( GRT) 8384 tonnes
Port en Lourd ( DWT):11917 tonnes


 Chronologies d'un drame

 Usé par le temps,par le mauvais sort, sans certificats de navigabilités, Bechar agonisait en rade d'Alger depuis novembre 2003.
 Un an plus tard, en ce samedi 13 novembre, c'est le dernier jour du mois de ramadhan, quelques membres d'équipage ont la permission  d'aller voir leur familles et à bord 18 personnes.

                                                                            bechar1.jpg   
09h00- La capitainerie du port d'Alger annonce un BMS (bulletin méteo spécial)  qui annonce une dégradation totale du temps ppour la fin de journée.
  
   

    12h00- le temps effectivement commence à se dégrader, une bonne brise secoue déja la rade.

    14h30  le Sea Trader, navire allemend  dont les machines étaient en panne, a demandé au port à être aidé  pour rejoindre  le large et informé que le Béchar  est en train de dériver vers lui. Le Sea Trader a été 
 assisté par un remorqueur  du port et  a pu être dégagé.


A ce moment,ce dernier aurait pu être dégagé, lui aussi. Mais le premier responsable du port " l'Epal" et l'officier du port de la même entreprise qui était de service ont tous les deux affirmé devant le tribunal, qui les a cités à comparaître comme témoins, qu'ils n'agissent qu'à la demande.      

    bechar3.jpg                                                                           16h30-, le Benghazi, un autre navire en rade de la Caltram, a lui aussi interpellé la capitainerie pour alerter sur le fait que le Béchar dérivait vers lui. Il a même affirmé n'avoir pas pu prendre contact avec son commandant.

     Vers 16h- des rafales de vents commence à s'abattre,  Il semble qu'à ce moment, le Bechar éprouve des difficultés à lever l'ancre

Selon son chef mécanicien qui n'était pas à bord(?) deux générateurs sur trois fonctionnaient (?)

     16h50- le commandant du navire Béchar  appèle effectivement la capitainerie
pour demander des remorqueurs parce qu'il n'arrivait  pas à cisailler la chaîne de l'ancre, tout en précisant que la situation de son navire  était grave (?).


Cités comme témoins, les anciens commandants du Béchar et du Batna ont donné au tribunal une explication de ce qui aurait dû se passer sur le Béchar. « Lorsque le défunt commandant a été surpris par le mauvais temps, l'ancre ne pouvait pas être levée. Le guindot qui lui permet d'être hissée était en panne. Il avait une fuite d'huile qui persistait depuis des mois. De plus, les machines du moteur du bateau ne répondaient pas. Les deux générateurs ne leur donnaient pas suffisamment d'énergie pour permettre au navire de prendre l'élan et partir. Les vents ont pris le Béchar de face. Ce qui représente une des situations les plus difficiles à maîtriser. Le commandant a alors demandé à l'entreprise portuaire Epal de lui envoyer des remorqueurs pour l'aider à rejoindre le large, avant même que les vagues de deviennent trop importantes.
                                                                             

Vers 17h - Les responsables du port ont fait part d'un concours de circonstance qui a retardé leur intervention.

 Le chef mécanicien n'étant pas à bord (il avait profité en revenant de sa mission d'assistance au Sea Trader pour rejoindre la station et enfiler son ciré), le commandant  du remorqueur a tenté d'embarquer en pleine mer un autre mécanicien d'un autre remorqueur qui n'était pas loin. Au cours de cette opération, le mécanicien a perdu ses jambes. Il fallait donc l'évacuer et l'assister. Mais ces responsables n'ont pas expliqué pourquoi seulement trois remorqueurs étaient fonctionnels, dont un n'avait pas l'équipage suffisant, en cette journée de tempête, où la demande d'assistance est à son apogée.

  17h 15- Ne voyant pas les remorqueurs arriver, le Bechar  a lancé des SOS à travers sa VHF.  message capté par tout le monde maritime ( navires, stations radios, capitaineries, gardes côtes.. )

 
17h17- le Centre national des opérations de secours et de sauvetage (Cnoss) est toujours impuissant.

  
17h30-  le commandant du Béchar a appelé, encore une fois, les gardes-côtes, les informant que  le navire  a heurté les rochers  et qu'il a besoin d'hélicoptère pour sauver l'équipage.



bechar5.jpgA cet instant, il savait que les remorqueurs ne pouvaient rien faire. Le navire était au niveau des rochers, aucun remorqueur ne pouvait s'approcher des lieux sans risque.

A ce moment, la responsabilité du Cnoss et des gardes-côtes est engagée. Mais les réponses des responsables de ces services étaient à chaque fois : « Attendez, les secours arrivent. »
Le commandant du Béchar réunit son équipage à l'arrière du navire, l'endroit le plus haut, parce que l'avant du navire avait commencé à piquer vers le fond. Il n'a pas mis en action la manoeuvre d'abandon du navire tout simplement parce que les responsables de la capitainerie, du Cnoss et des gardes-côtes l'ont assuré de l'arrivée des secours et de l'hélicoptère.

                        
                                                               
   





bechar6.jpg    17h31- Encore une fois le commandant  insiste sur la gravité de la situation en demandant de faire quelque chose pour récupérer l'équipage.     


    17h51- il a rappelé les gardes-côtes et le Cnoss qu'il attendait toujours l'hélicoptère. Mais en vain.




        

                                                                     

20h00- Le gouvernement demande de l'assistance à l'Espagne

                                                                                  

bechar7.jpg

  23H00 - alors que le Bechar coule, les autorités espagnoles donne leur feux vert à l'envoi d'un hélicoptèr.


                                                                                    

03h30- l'hélico arrive sur les lieux du drame.........
           la tempête est déja loin.




 


 

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