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elmouja- la vague

Les méthaniers DZA

18 Octobre 2007 , Rédigé par Gildon Publié dans #Pied à terre


     L'Algérie produit jusqu'à 1.65 millions de barils par jour ( 17ème producteur dans le monde.
 Elle en exporte1.60 Mb/j (10èm exportateur mondial), la participation de la compagnie maritime de transport des hydrocarbures -hyproc shipping- dans cette matière est presque nulle, par contre elle est de 31% pour le gaz..
  
L'Algérie  produit aujourd'hui environ 85 milliards de M3 de gaz brut en majortié pour l'exportataion (4ème exportateur mondial),  ses marchés sont  l'europe pour 65%  des exportataions ( Italie 45%, Espagne 26%, France 17% et bien sûr d'autres pays tels que la Belgique, Turquie, Grèce, Royaume-Uni, Slovénie, Portugal).

 Sur le continent americain, les Etats Unis absorbe jusqu'à 5 milliards de M3 de gaz algérien par an, au sud de ce continent le Brésil sera bienôt un nouveau débouché pour le gnl algérien.

 D'autres marchés en asie s'întéressent aussi à ce gaz ( Japon, Inde, Pakistan..)

 L'exportation du gaz algérien se fait de 2 manières.

1/ Par gasoducs
   L'Algérie dispose aujourd'hui de deux gasoducs pour l'exportataion du gaz, l'un le GME- Gasoduc Maghreb Europe vers l'Espagne via le Maroc, l'autre  le Transmed vers l'Italie via la Tunisie. Deux gasoducs sous marins importants sont en projets , le Medgaz et qui va relié Beni Saf à Malga et l'autre de Annaba à la Sardaigne.

2/ Par Voie maritime
hyproc.jpg  
Cette voie qui nous intéresse de plus est réalisé par des grands méthaniers, le gaz est transporté dans des cuves après sa liquification ( -163°C ), dans les usines d'Arzew et de Skikda.



L'Hyproc Shipping filiale à 100% de la compagnie publique des Hydocarbures Sonatrach  dispose aujourd'hui de'une flotte de 8 méthaniers




Cheikh El Mokrani
Dernier fleuron de la flotte algérienne inauguré récemment (2007) même s'il bat pavillon des Bahamas, managé par Hyproc Shipping.
 Il est d'une longueur de 220 m avec une capacité de 75 000 M3, on peut facilement le rencontrer autour de la méditérannée ( Barcelone, Fos/mer )

Cheikh El Mokrani  de son vrai nom Ait Mokrane hadj Mohand (1815-1871) est le leader de l'insurrection des algériens en 1871 contre la colonisation française.
cheikh-el-mokrani.jpg

Lalla Fatma n'Soumer

Construit en 2004 par les chantiers Kawasaki au Japon, bat pavillon des Bahamas mais gérer entièrement par Hyproc Shipping, il a une longueur de 289 m et une capacité 145 000 M3.

Ses routes sont généralement le terminal Cove Point dans le Maryland -Etats Unis

C'est l'un des plus grands méthaniers  dans le monde

Lalla Fatma N'Soumer (1830-1863) est une héroîne de la lutte du peuple algérien contre la colonisation française, on la surnome la Jeanne d'Arc kabyle.
Lalla-Fatma-nSoumeur.jpg


Mourad Didouche
Construit en 1980 par les Chantires de Saint Nazaire en France
Long de 274 m pour une capacité de 126 000 M3.
Il a assuré pendant 25 ans la ligne Arzew- Zeebrugge en Belgique .Depuis la mise en service du terminal  de Zeebrugge en 1987 jusqu’à fin 2005, ce méthanier a livré 463 cargaisons

( en photo au début des années 80 Le Didouche à Boston )


Didouche Mourad (1922-1955) est l'un des chefs histotiques de la révolution algérienne
didouche----Boston-copie-1.jpg

Hassi r'Mel
Il est le premier méthanier algérien( 1971) et le plus petit long de 200 m et d'une capacité de 36 000 M3, il assure les rotations entre Skikda et Fos/mer.

Hassi r'mel est le nom du plus grand gisement  de gaz en Afrique, à environ 450 km au sud d'Alger
Hassi-rMel.jpg

Mostefa Ben Boulaîd

Construit à St Nazaire en 1976, long de 278 m et une capacité de 125 000 M3. Il assure aujourd'hui la desserte de la Turquie
 Ce méthanier a connu un grave accident de gaz en 1990 dans un port américain.

Mostafa Ben Boulaid (1917-1956) est l''un des chefs historiques de la révolution algérienne, originaire de la région des Aurès.
didouche-zeebrugge.jpg

Ramdane Abane

Sister ship de Didouche
Assure les rotations ver les cotes atlantiques France, Espagne, Portugal.

Ramdane Abane (1920-1957) est l'un des chefs hstoriques  de la révolution algérienne (1954-1962).
abane-ramdane.jpg

Bachir Chihani

Sorti des Chantiers de St Nazaire en 1979, avec une longueur de 282 m et d'une capacité de 129 000 M3
Il assure l'approvisionnement des marchés européen et nord américain.

Bachir Chihani (1 929-1955) était l'adjoint de Ben Boulaid pendant la révolution algérienne.
bachir-chihani-copie-1.jpg

Larbi Ben M'hidi

Sister Ship de Chihani qu'il croise souvent sur les mêmes destinations.

Larbi Ben M'hidi (1923-1957) est l'un des chefs historiques de la révolution algérienne.

Larbi-Ben-M-Hidi.jpg



  Ailleurs dans le monde:

Vingt-cinq ans de gaz algérien : une page est tournée

P.Lo Mis en ligne le 30/03/2007

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Conclu en 1975... pour une durée théorique de 20 ans, le contrat prend fin. Que d'eau dans le gaz pour y parvenir !

L'arrivée au terminal de Zeebrugge du gaz du Qatar coïncide avec la fin des livraisons de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance d'Algérie.

Pour rappel, en 1975, en pleine crise pétrolière, la Belgique décide de diversifier ses approvisionnements énergétiques. Liée aux Pays-Bas depuis 1966 (gisement de Slochteren), elle conclut un contrat avec la Sonatrach pour la fourniture globale de 100 milliards de m3 (contrat "take or pay"). Cinq milliards de mètres cubes seront acheminés par an. Il y en a théoriquement pour 20 ans...

La première livraison ne s'effectue pourtant qu'en novembre 1982 à bord du "Méthania". Pendant cinq années, vu que le terminal de Zeebrugge est en cours de construction, le GNL est déchargé au terminal de Montoir-de-Bretagne. Regazéifié en France, il est ensuite amené sur le marché belge par canalisations. Dès 1987, il est livré directement à Zeebrugge, par voie maritime, à l'aide du même Methania et du Mourad-Didouche, propriété d'une filiale de la Sonatrach. Une soixantaine de livraisons sont organisées par an, en rotations, l'Algérie assurant à l'époque quelque 20 pc de notre approvisionnement en gaz (le solde étant couvert par les Pays-Bas et, depuis 1986, par la Norvège).

Cinq milliards de m3 de gaz par an ? C'est sans compter sur les aléas de la conjoncture. Très vite après la signature du contrat, il apparaît que le terminal algérien d'Arzew ne permet pas de remplir les obligations contractuelles, ce qui explique l'énorme retard des premières fournitures. De plus, dès le démarrage effectif des livraisons de gaz algérien, celles-ci génèrent des surplus inquiétants. C'est que la demande en provenance des centrales électriques a été surestimée, que l'Allemagne, partie prenante au départ, refuse de coopérer, et que notre pays se voit contraint de renégocier avec le partenaire algérien. L'idée est de diviser l'approvisionnement par deux, autrement dit 2,5 milliards de m3 par an au lieu de 5. Jean-Pierre Pauwels, chef de cabinet de Willy Claes, ministre des Affaires économiques, et président de Distrigaz, se charge de cette mission à haut risque qui donnera lieu plus tard à un bras de fer (arbitrage international).

La question suscite un débat politique intense. Le ministre et son collaborateur sont taxés de légèreté. Un climat de suspicion entoure toute cette affaire et l'opposition se déchaîne. C'est l'époque du "Districlaes" et de commissions touchées dans le cadre d'un contrat pétrolier avec l'Arabie saoudite.

Jean-Pierre Pauwels, directeur honoraire à la Banque Nationale, ne garde pourtant "que de bons souvenirs" de cette époque. "Contrairement à ce qu'ont dit certains, le transport par voie maritime du GNL a été une réussite. Quant aux critiques à l'égard du ministre, elles ont été déplacées. L'arbitrage décidé par son successeur a coûté très cher et la Belgique a été battue à plates coutures. Il a fallu que M. Claes, revenu aux affaires, remette de l'ordre dans ce dossier", nous déclare-t-il. Après plus de trente années de collaboration avec l'Algérie, une page se tourne aujourd'hui. Et le porte-parole de Distrigaz, Thierry Rotsart, observe que le gaz algérien a été "un maillon essentiel pour l'approvisionnement du marché belge". Le contrat a finalement été rempli, en dépit des soubresauts. C'est ce que l'histoire retiendra.

 

Cet article provient de http://www.lalibre.be
























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GENETTE 25/10/2013 22:25

Bonsoir
une grosse erreur dans votre article l'hassi r'mel,le bachir chiani et le larbi ben midi ont étés
construit aux CHANTIERS NAVALS DE LA SEYNE VAR