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elmouja- la vague

Les espagnols en Algérie

12 Octobre 2007 , Rédigé par Gildon Publié dans #Un petit bout d'histoire


 
Les espagnols en Algérie


chute-de-grenade.jpg
Datant du XIXe siècle, ce tableau de Francisco Pradilla représente la reddition du dernier roi  de Grenade Muhammad XII Abû Abd Allah dit Boabdil devant le roi Ferdinand et la reine Isabelle

     En 1492 avec la chute de Grenade, dernier bastion des musulmans en  terre ibérique les rois catholiques Isabelle et Ferdinand venaient  de sceller la fin définitive de la "Reconquista".                    

    Leurs puissances ne s’arrêtaient pas là,  avec l’aide du cardinal Ximénès, il fallaient maintenant attaquer et occuper les places choisis par ces mêmes réfugies musulmans et juifs d’Espagne en Afrique du nord.

   En Algérie, presque toutes les villes côtières sont tombées sous domination espagnole.

 

 

 Mers El Kébir (1505-1792)

mers-kebir.jpeg
La rade de Mers El Kébir, bein protégée. Une base navale depuis plus d'un siècle


  Premier site visé par le cardinal Ximénès, tombée aux mains des espagnols commandés par Diego Fernandez de Cordova le  le 23 octobre 1505, Mers el Kébir restera espagnole jusqu’à sa libération en 1792 par le bey Mohamed ben Othmane dit Mohemed El Kébir d'ou son nom actuel.



Oran (1509-1792)

oran.JPG
Oran depuis le fort de Santa-Cruz construit en1563  par Don Álvarez de Bazán y Silva, marquis de Santa-Cruz

   Il a fallut 4 ans de siège et de tentative pour arriver à bout de la résistance de ses habitants, la ville fut occupée entièrement par l’armée de Pedro de Navaro le 17 mai 1509.  Il fallait attendre 1792 pour voir le bey Mohamad ben Othamane dit El Kébir reprend la ville aux espagnols, une ville qui venait juste d’être rasée par un violent tremblement de terre.

 

Mostaganem (1509-1551)

mosta.jpg
Cap sur le port de Mostaganem, le cap Ouilis au premier plan

Tombée sous domination espagnole au même moment qu’Oran en 1509, la capitulation de la ville fut signée le 15 mai 1511  par la quelle: «  les Caîds, Marabouts et Cheikhs de Mostaganem et de  Mazagran ainsi que les habitants Maures et juifs, s’obligent à servir le roi et la reine de Castille, loyalement et fidèlement. Ils paieront les taxes, contributions, dons gratuits et autres droits qu’ils payaient au roi de Tlemcen par mer et par terre. «  Capitulacionos con Mores- legajo 2- Revue Africaine. »

En 1551  Hassan Corso mettra fin à cette humiliation et fera de Mostaganem une base arrière pour la libération des derniers bastions espagnols en Algérie ; Mers El Kébir et Oran.

 

Ténès (1505-1550)

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Le port de Ténès- loin de l'ancienne ville


La ville aux 3000 ans d’histoire comme disait le voyageur anglais Shaw subira le même sort que sa voisine Mostaganem.

 

  

Cherchell (1505-1516)

cherchell-le-port.jpg
Le sympathique port de Cherchell qui a vu débarqué berbères, romains, andalous, turcs et français


     A la fin de XV siècle, l’ancienne capitale du royaume de Juba II a vu l’arrivée d'environ 1200 familles andalous  chassées d’Espagne. Pedro de Navaro s’empara de la ville pour la ruiner, elle fut reprise aux espagnoles par Keireddine en 1516.

 

Alger(1509-1529)

alger.jpg
l'ancienne et redoutable forteresse des espagnols le Penon, transformée en jetée et qui abrite aujour'hui leds gardes côtes algériens. 

    
    Faute d’occuper entièrement la ville, Pedro de Navaro s’empara des îlots d’en face pour en faire une forteresse le fameux Penon d’Alger, qui sera détruit après plusieurs tentatives par Khair-eddine le 17 mai 1529 et construis la jetée qui relie les îlots à la terre. Cette jetée porte aujourd’hui encore son nom

 

Dellys (1509-1528)


Ruine-de-Dellys.jpg
Dellys toujours entre grandiose et décadence

   Tributaire de l'Espagne, après la prise de Bougie en 1509, Dellys cette vieille ville berbère devint un instant le siège du gouvernement de Khair-eddine, lorsqu'il partagea la régence d'Alger avec son frère Aroudj...c'est le début de l'ère Ottomane.




 Béjaia (1510-1555)

           Le 5 janvier 1510, avec une flotte de 15 navires transportant 14 000  hommes Pedro de Navaro se présentait en rade de Bougie au lever de soleil, malgré la supériorité des canons espagnols, le siège de la ville dura plus de 3 mois et fera plus de 4 500 victimes.

           Le prince  Aziz n’avait d’autres choix que de livrer la ville en mars 1510. L'acte de capitualation et d'humiliation fut signer en 1511.

           En été 1512 Le prince Abou Bekr s’allia avec les frères Barberousse qui étaient déjà maîtres de Jijel, leurs siège de Bougie fut un échec et Aroudj perdra dans cette bataille son bras gauche.

           Le 15 novembre, une deuxième tentative avec sept vaisseaux transportant près de 1 500 hommes se terminera encore une fois par un échec

            Après son échec d'Alger lempereur Charles Quint séjourna à Bougie pendant un mois
d'octobre à novembre 1535

           La troisième tentative fut conduite par Salah Rais le nouveau Pacha d’Alger, avec seulement 2 navires de guerre, le reste de la flotte algérienne était aux ordres de Dragut Reis pour secourir les français face aux génois. Salah reis arriva avec le gros de ses troupes par voie terrestre, la ville fut rendu aux turcs  aux bouts de quelques jours de résistances de son dernier  gouverneur espagnol Alonso de Peralta.

           En juin 1555 le gouverneur Peralta accepta sa capitulation, si Salah Reis lui accorda la liberté ce n’était pas le cas du l’Empereur d’Espagne qui l’emprisonna à Valladolid avant de le condamner  à mort.

           Salah Reis lui désigna un Agha  turc comme nouveau gouverneur de la ville secondé par un Boulouk-bachi et laissa sur place  une garnison de 200 janissaires. Salah Reis quittât Bejaia pour Alger, y mourut de la peste en 1556.

casbah.jpgbordj-moussa.jpg
Quelques traces de cette occupation
 A gauche, le fort de la Casbah construit par les espagnols sous les ruines d'un ancien palais des Almohades du XIè s.
A droite le fort Barral ou Bordj Moussa qui abrtite aujourd'hui le musée des Beaux Arts de la ville.




        

 

 


 

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